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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:47

La violence conjugale est la violence au sein du couple. C'est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce une domination. Cette domination va s’exprimer de différentes manières : des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles.

La violence n’est pas exclusivement masculine. Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon et un homme tous les 11 jours sous ceux de sa compagne. La violence n’a pas de sexe !!

 

Pour comprendre que la violence peut s’exercer au sein du couple alors même que deux personnes s’aiment et se promettent respect et projet, il s’agit de comprendre ce qui est en jeu dans un couple.

 

1.1  Qu’est ce qu’un couple ? Comment définir un couple ?

 

 

Commençons par le commencement. Chaque partenaire a crée sa vie psychique pendant son enfance, son adolescence et la vie d’adulte avant la rencontre de l’autre. Chacun vient donc tout naturellement avec une histoire propre qui aura permis la constitution de liens avec autrui : le lien de filiation (père ou mère – enfant. J. Guyotat définit le lien de filiation comme ce par quoi un individu se situe et est situé dans le groupe auquel il appartient, par rapport à ses ascendants et descendants qu’ils soient réels ou imaginaires.) et le lien de consanguinité (frère/sœur, mère - père /oncle –tante).

La rencontre de ses deux partenaires va engendrer la création d’un nouveau lien et c’est ce lien qui va venir constituer le couple : le lien d’alliance : mari/femme

 

Dans une thérapie de couple, le thérapeute devra travailler sur ces 3 types de liens.

 

Ces liens distincts composent le couple et ne sont pas interchangeables. Cela signifie que nous ne pouvons envisager une fonction maritale sans la situer en fonction de ces trois liens.

 

Le lien d’alliance est  donc la rencontre entre deux psychismes (deux personnes).

Ce lien dépend de ce que l’on appelle des identifications projectives et introjectives. Il s'agit d'une appropriation d’un trait, une représentation, d’un sentiment de l’un par l’autre et réciproquement... Dans le couple, chacun agit comme un miroir pour l’autre. Ce qui nous renvoie forcément à la notion de narcissisme.

Le narcissisme est au cœur de toute construction de couple. Il est l’agent actif qui va tenter d’harmoniser les deux psychismes car chacun est influencé au préalable par le lien de filiation et le lien de consanguinité.  

 

Dans la notion de lien, il faut comprendre deux types de relation – le lien narcissique (expliqué ci-dessus) et le lien libidinal d’objet. Ce dernier est dominé par l’investissement d’objet (de l’autre ou d’une de ses caractéristiques) afin d’assouvir immédiatement un besoin, une pulsion. Ces deux liens vont permettre au couple de perdurer dans la solidité et dans la permanence.

Celui narcissique inscrit le couple dans la durée et dans l’uniformisation des liens libidinaux d’objet. Il s’agit pour durer que chacun souhaite comme un exutoire, assouvir les mêmes pulsions, les mêmes besoins.

Les liens narcissiques font plus appels aux liens d’alliances et sont donc plutôt conscients alors que les liens libidinaux d’objet reposent plus sur le lien de filiation et le lien de consanguinité et sont par conséquent plutôt inconscients.

 

Dans toute relation duelle, le narcissisme tend à unir, niant les limites entre les individus et empiétant sur l’espace individuel de chacun. De manière générale, les liens narcissiques apportent au couple des affects rassurants et contenants. Ils n’ont pas pour fonction de produire des affects déplaisants. Déplaisir et souffrance apparaissent donc lorsque les liens narcissiques ne sont plus assez manifestes. 

 

Lorsque nous nous retrouvons face à des pathologies conjugales, il est possible de retrouver ce jeu de bascule entre ces deux liens qui ne combattent pas pour la même chose. L’un tend à maintenir l’uniformisation, l’autre met en scène des liens de son enfance, les deux individus ne parviennent plus à se « narcissiser » … Le conflit apparait.

 

1.2  La violence dans le couple

 

L’origine de la fragilité d’un couple est le déséquilibre entre les liens narcissiques et les liens libidinaux d’objet. Ce déséquilibre peut donner deux situations différentes :

-                      Les liens narcissiques biaisent les liens libidinaux comme chez les couples très fusionnels où les partenaires s’ignorent l’un et l’autre.

-                      Les liens libidinaux sont supérieurs aux liens narcissiques comme chez les couples où les images parentales sont trop présentes et envahissent la relation. Ce couple rencontre des difficultés  à trouver une identité contenante.

 

Dès lors que nous comprenons que dans un couple se joue une relation qui s’origine ailleurs (père, mère, oncle, frère, sœur…), que cette relation pousse à vouloir réparer, rigidifier, provoquer, … des choses à travers l’autre, son partenaire, nous pouvons entendre que la violence dans un couple est la manifestation de l’impossibilité à mentaliser (comprendre) ce qui frustre, fait souffrir, inhibe.

 

La violence est la manifestation d’une douleur inconsciente qu’il s’agit d’identifier. La violence est une tentative pour rompre un état de tension psychique intolérable. Le passage à l'acte est soudain, impulsif, parfois violent et dangereux, adapté ou non au réel objectif. Il arrive en réponse à un élément déclenchant ou à une situation de tension intérieure.

Au départ, il y a un sentiment : la colère, la frustration, la haine, le désespoir. Celui-ci peu à peu grandit, la capacité à évaluer de manière rationnelle disparait et le sujet devient tout entier ce sentiment. Il y a un trop plein et le recours à la violence arrive alors tel un exutoire nécessaire pour apaiser enfin ce sentiment douloureux.

 

Dans le couple, parce qu’il n’est pas possible de comprendre que la tension psychique s’origine ailleurs, le passage à l’acte se fait sur le/la conjoint/e.

 

Puisque c’est l’impossibilité de mentaliser, verbaliser, comprendre l’origine d’une souffrance, une frustration et que tout à chacun est confronté à cette sensation, pourquoi certains passent-ils à l’acte et pas d’autres ?

Lorsque nous investiguons auprès des auteurs (es) de violence, nous constatons que, souvent,  ces personnes ont elles-mêmes été victimes ou témoins de violences conjugales ou familiales. L’autorisation au passage à l’acte est liée au fait que, enfant, la violence était banalisée. Cet auteur n’aura pas su se détacher du fonctionnement familial et reproduira ce qu’il connait.

La violence est un moyen de reprendre le contrôle sur soi et ses angoisses. C’est d’abord un outil de domination dans le couple pour remettre l’autre à distance.

 

Y. Dallaire a développé la notion de violence conjugale en apportant l’idée de participations réciproques. Chaque intervention d’un des participants entrainerait des réactions réciproques de plus en plus divergentes et émotives, escaladant la probabilité du passage à l’acte. 

 

1.3  L’auteur de violence conjugale

 

Il n’existe pas de profil type d’individu violent. Néanmoins, certaines caractéristiques seraient fréquemment retrouvées chez ces auteurs(es) de violence conjugale :

-                      des antécédents de violence familiale dans l’enfance

-                      de la détresse psychologique 

-                      des troubles de la personnalité 

-                      des conduites d’attachement dysfonctionnelles (liés aux liens de filiation et de consanguinité : angoisse d’abandon, angoisse de rapprochement ou liée à l’intimité, angoisse de dévoration… 

-                      de l’hostilité, de la colère, intolérance à la frustration 

-                      Tendance à la dépendance : affective ou à des substances 

-                      Faibles habilités sociales  

-                      Faible capacité à la verbalisation, à mentaliser 

 

Marthe est venue me consulter afin de comprendre pourquoi elle n’avait pas su contrôler sa violence envers son conjoint à trois reprises. Marthe, elle-même, fille de parents violents voulaient casser le processus de violence qu’elle voyait se reproduire chez ses autres frères et sœurs.

Derrière la façade évidente de parents violents se cache une autre réalité, celle des angoisses et des stratégies mises en place pour pouvoir grandir dans une moindre douleur. L’histoire de Marthe est assez éloquente à ce sujet.

 

Marthe et Eric se sont rencontrés alors qu’Eric était toujours marié à sa première femme. Ils ont eu un coup de foudre mais ne se sont avoué leur sentiment qu’après un an de relation extraconjugale. Marthe, bien que malheureuse du caractère secret de sa relation à Eric, se sentait en sécurité avec lui. En effet, Marthe avait très peur de rentrer en contact avec un homme. Cette peur de se laisser aller à être en totalité avec un homme s’explique par la relation qu’elle a eu avec sa mère, 1er objet d’attachement, 1ère personne auprès de qui elle aura appris à s’en remettre.

Dans cette relation très ambivalente avec sa mère dès toute petite, Marthe a mis en place un comportement double pour se protéger.

  • D’un coté, elle se positionne dans la réclamation d’amour, ce qui explique les échecs de ses couples précédents et le choix actuel d’un amoureux non disponible. La réclamation d’amour dénote d’une peur de se voir dévorer par l’autre et donc d’un besoin de le maintenir à distance. Lorsque Marthe réclame de l’attention, de l’amour à son compagnon, elle s’assure alors de la distance entre eux. Cette relation secrète avec Eric lui permet donc de conserver cette distance nécessaire à préserver ses angoisses. Elle a alors le sentiment d’être en sécurité.
  • De l’autre coté, elle manifeste sa souffrance par l’agressivité. C’est le trait qu’elle utilisait préférentiellement pour attirer l’attention de sa mère quand elle était petite. Elle avait constaté que la douceur, la tristesse, l’amour, la maladie laissaient sa mère indifférente. L’agressivité et le conflit provoquait chez sa mère une réaction. Elle a donc appris à utiliser en priorité des traits négatifs pour attirer l’attention et l’amour des gens qu’elle aime.

 

 Eric divorcera et s’installera avec Marthe au bout de deux ans. Marthe, jusqu’ici célibataire sans enfants, se confronte à la vie de couple et prend le rôle de belle-mère (Eric a deux enfants en bas âge). Quelques mois après avoir emménagé ensemble, Marthe se montre irascible, intolérante à la frustration et présente des angoisses de plus en plus accaparantes. Elle fait « des crises » régulièrement à son conjoint. Marthe passe trois fois à l’acte et provoque des conflits entre elle et son conjoint. Elle dira « je voulais qu’il me frappe. Et comme il ne réagissait pas, je lui ai lancé des objets pour le faire réagir. Quand il a essayé de sortir, je lui ai barré la route en le poussant, le mordant et en le frappant aux épaules ». 

Pour pouvoir aider une personne auteure de violence conjugale, il s’agit de commencer par comprendre en quoi cette personne est victime. Quel est l’objet de sa souffrance ?

 

Après plusieurs séances et une forte concentration sur son schéma familial, il a été possible de faire ressortir les points suivants :

-                      Faille dans le lien de filiation : Nous avons expliqué plus haut les stratégies que Marthe utilisait en réaction aux liens l’unissant à sa mère. Sa mère, très cassée par la vie, fera preuve de peu de disposition à la maternité. Marthe dira qu’elle était le fardeau de sa mère. Ses parents ont divorcé quand elle était petite et elle n’a plus vu son père. Elle a donc une mère incapable d’empathie et un père absent. Elle rencontre son beau-père à 3 ans et celui-ci ne lui témoignera que peu d’affection mais s’occupera très bien matériellement de la famille. C’était un homme imprévisible faisant preuve de violence. A l’adolescence, Sa mère devient alcoolique. Marthe exprime une grande colère contre sa mère qui n’a pas su la protéger de son beau-père et qui a même utiliser cette violence afin d’obtenir des faveurs de celui-ci. Sa mère frappait également régulièrement Marthe. Marthe ne croit pas que sa mère frappait les autres enfants.

-                      L’histoire conjugale de sa mère : sa mère a connu son 2ème mari alors qu’elle était encore en couple avec le père de Marthe. Elle quittera le père de Marthe soudainement pour aller vivre avec son amant alors que celui-ci était retourné vivre avec sa 1ère femme. Eric a quitté sa 1ère femme pour aller vivre avec sa maitresse, Marthe, puis retournera temporairement vers sa femme dans une dernière tentative de réconciliation. Marthe et sa mère ont toutes deux été la maitresse d’un homme qui est retourné vivre temporairement avec sa femme et qui finira pas les choisir.

-                      La situation de beau-parent : Marthe n’a connu que son beau-père avec qui elle entretient une relation ambivalente. Sa mère lui a transmis la peur de l’inceste (alors même que l’inceste n’a jamais existé avec son beau père) et lui a donné le rôle de maman auprès de son petit frère. Le petit frère est né alors que leur mère, devenue alcoolique, ne pouvait plus assumer ses tâches parentales. Marthe se pose beaucoup de question sur sa place de belle-mère et s’identifie à son beau-père pour comprendre les enjeux.

 

Avec ses trois éléments essentiels, il est alors possible de comprendre que Marthe vivait l’histoire de sa mère et continuait à ne prendre que des places instables dans ses liens amoureux. Femme-maitresse, belle-mère, aucunes places tangibles. Marthe a découvert qu’elle souhaitait inconsciemment le divorce de ses parents. A chaque conflit, plusieurs choses se jouaient :

  1. elle reproduisait les fonctionnements du lien d’amour qu’elle connait : le conflit et la violence
  2. Elle exprimait ce qu’elle n’avait réussi à mentaliser : le désir de voir ses parents divorcer. Durant les conflits avec Eric, elle prenait le rôle de sa mère où elle tentait d’exprimer à son beau père son mécontentement. Inconsciemment, elle tentait de provoquer une rupture avec Eric pour se réparer de ce dont elle avait été témoin et complice durant son enfance. Ainsi, sans le comprendre elle repoussait Eric pour se protéger de l’Homme, représentée pour elle comme dangereux
  3. En s’installant avec son conjoint et ses enfants, Marthe a fait violence à ses angoisses de dévoration et à celle d’abandon. Son histoire familiale ne lui a pas appris à s’en remettre à l’autre mais plutôt à maintenir une certaine distance avec les gens. Marthe a appris à se débrouiller seul et à ne jamais devoir dépendre de qui que ce soit. En devenant belle-mère, en souhaitant ne pas être sa mère ni son beau-père, elle s’est épuisée à lutter contre ses angoisses et pulsions.

 

La violence, chez Marthe, peut être considérée comme un mode de régulation de la distance relationnelle.  Elle répond à des angoisses d’envahissement par l’autre ainsi qu’à des angoisses d’abandon. Marthe rejoue dans son couple l’histoire de ses parents et y manifestent des angoisses et défenses antérieurs.

On voit bien dans le cas de Marthe qu’Eric est victime de l’histoire familiale compliquée de Marthe. Cette histoire familiale aura ancrée en Marthe un fonctionnement et des angoisses qui se jouent sur le terrain du couple. Le couple, quel que soit le ou la conjointe, est l’agent activateur d’une problématique familiale en totalité ou en partie.

 

Eric, heureusement pour lui, a rencontré une femme qui a souhaité soigner sa violence. Eric n’a pas eu le temps d’être « happé » par les explications de Marthe et les promesses de changement. Avant de consulter, Marthe accusait Eric de ne pas être à la hauteur, de ne pas la soutenir, de ne pas l’aimer, de ne pas …. Marthe ne pouvait pas exprimer autre chose, ne sachant pas elle-même de quel mal elle souffrait. Eric, amoureux, plein d’empathie, finissait par s’excuser et promettait de faire un effort pour être un meilleur conjoint.

 

Aujourd’hui, Marthe et Eric sont toujours ensembles et les épisodes de violence ont disparu. La thérapie individuelle de Marthe lui a permis de se libérer des carcans familiaux et d’accepter de prendre le risque d’être aimé et d’aimer. 

 

Elodie CINGAL

www.psy-conseil-divorce.com

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commentaires

craqui 03/04/2013 09:26

Bonjour, et merci de votre réponse.
Oui bien-sûr, je souhaite consulter. Je n'arrive pas à décrocher mon téléphone pour prendre rendez-vous mais cela ne saurait tarder, j'en ai besoin.

craqui 17/03/2013 12:14

Bonjour,
je suis tombée sur votre article et je me reconnais dans l'histoire de Marthe. A ceci près que ce n'est arrivé qu'une seule fois et que mon mari ne veut ni essayer de comprendre, ni me pardonner...
Il veut donc me quitter...
Que faire ?

Elodie CINGAL 03/04/2013 09:11



Ma seule solution est de commencer par aller voir un psy pour comprendre pourquoi vous avez eu un épisode de violence. une fois suffit à devoir se questionner. 


Ensuite, ce n'est que par ce travai que vous pourrez prouver à votre époux que vous etes consciente de la gravité de cet acte et de votre souhait de ne plus jamais le refaire.


Allez vous faire aider. Marthe l'a fait....


Bon courage



Morgan 22/06/2011 16:37


vous avez entièrement raison, cela va dans les deux sens. Tout à fait.
Pourriez-vous répondre à l'occasion sur le point "comment l'enfant le vit"?
j'ai lu que le concept passif-agressif est difficile à résoudre car l'auteur se cache souvent derrière la mauvaise foi du genre " mais non, tu délires".
Alors, bien sur il faut sortir de là, mais comment?
merci par avance pour vos réponses


psy-conseil-divorce.over-blog.com 23/06/2011 14:00



Bonjour; dès que le temps se présente je ferai même un article sur le sujet! 


Merci de votre conseil


Elodie



psy-conseil-divorce.over-blog.com 22/06/2011 16:32


Morgan,
Vous avez totalement raison, comme il y a des femmes qui harcèlent leur compagnon et le poussent à rester plus tard au travail, à s'isoler dans la famille....etc.
La violence passive-agressive n'est pas que le fait des hommes. Attention à toujours accuser par un genre sexué.
De qui que vienne la violence, il s'agit de travailler à la faire disparaître.
Merci pour l'apport de votre commentaire.
Elodie


Morgan 22/06/2011 16:29


bonjour,
si j'ai bien lu vous ne parlez pas de la violence morale passive-aggressive. Il y a des maris qui poussent leur femme a bout sans jamais hausser la voix ni la main. Résultat, le femme se sent nulle
et endosse le role de la méchante si elle crie. comment peut le vivre l'enfant?