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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:12
Le parent, un garde fou pour le beau-parent !

Le beau-parent viendra forcément avec sa façon de faire et son envie d’améliorer le quotidien. Même un beau-parent maltraitant ou simplement trop sévère utilisera l’argument du bien fondé pour l’enfant. C’est pourquoi le parent qui amène le beau-parent doit rester vigilent et conserver le contrôle sur l’éducation de son enfant.

Cependant, il n’est pas rare que la mère, parce que c’est souvent chez elle que le beau-parent s’installe, si contente de voir le beau-père s’investir, ne transforme ses propres valeurs afin de s’assurer son intégration définitive. C’est là que le parent, le père, aura tout son intérêt. Il devra observer de loin, dans la bienveillance, l’éducation, les valeurs et les règles imposés à l’enfant. Il devra s’assurer que les règles ne sont pas fondamentalement changées.

Il devra cependant faire attention à accepter les nuances ou même accepter que le beau-père parvienne à obtenir ce que lui-même n’a pas réussi. Par exemple, un beau-père fait coucher les enfants à 21h00 quand le père n’arrivait même pas à les faires coucher à 22h00 !! Cela demande un travail de rationalisation difficile, un travail sur soi. Qu’est ce qui est bon pour mes enfants ?

Tout est donc dans la nuance. Le père reste le père et la mère reste la mère. Chacun doit bien comprendre qu’il ne doit pas interférer dans l’organisation de la vie de l’autre mais il peut, si un élément lui semble nocif, rappeler à son ex les règles définies ensemble.

L’autre parent sert en fait de garde fou surtout dans les cas de maltraitance ou de trop grande sévérité. Il se doit d’intervenir quand il estime que la sécurité de ses enfants est en jeu. Par exemple, le beau-père de Made et Thomas avait tendance à leur donner facilement des fessées, pour tout et n’importe quoi. Les enfants ne savaient pas vraiment pourquoi. Le petit avait mis la chaussure gauche au pied droit. Le beau-père expliqua au père qu’il devait répéter toute la journée les mêmes choses aux enfants. Le père a alors demandé à la maman de faire cesser ces fessées inutiles mais surtout inappropriées et disproportionnées.

Les deux parents conservent l’autorité parentale conjointe et il s’agit de bien montrer aux enfants que ce sont eux deux, et uniquement eux deux, qui sont décisionnaires de leur avenir.

Si la communication avec l’autre parent est impossible car il y a conflit de loyauté entre l’ex et le nouveau – il n’est pas rare de voir le parent choisir le beau-parent et ce encore plus s’ils ont eu d’autres enfants ensembles - il s’agit de tenter de faire la demande d’un autre mode de garde qui protégera l’enfant du beau-parent tout en ne privant pas le parent de voir son enfant.

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 07:31
Je n'aime pas son enfant !!
Quand on rencontre un amoureux qui a des enfants, on s’imagine toute une vie et une relation avec cet amoureux et avec son enfant. En fonction de ce que raconte l’amoureux, on imagine la personnalité de l’enfant. Or, un parent a toujours une image édulcorée de son enfant et il arrive que l’on soit déçu au moment de la rencontre et même surpris de ressentir une forme de rejet pour cet enfant.
  • L’enfant peut être envahissant et interférer dans la relation de couple. Il faut à l’adulte qui arrive dans cette relation beaucoup d’assurance et d’estime de soi pour réussir à se mettre de coté et laisser la relation à trois se transformer progressivement. Si l’adulte est fragile, il aura tendance à stigmatiser chez l’enfant son malaise et à le rendre responsable de ses difficultés. L’adulte aura tendance à prendre « en grippe » l’enfant, à l’observer à outrance afin de pouvoir le critiquer et le rendre responsable de ce que lui, l’adulte n’arrive pas soulager de ses angoisses. Par exemple, Pascal n’aime pas le petit Arthur car celui-ci est toujours là quand il vient à la maison. Pascal estime qu’Arthur a 8 ans et devrait pouvoir se mettre un peu de coté. Pascal se sent lésé, secondaire et ne supporte plus de ne pas pouvoir être seul avec son amoureuse. Pascal se met à critiquer Arthur. Il ne sait pas se débrouiller seul pour son âge. Il est maladroit. Il est envahissant. Il parle fort… Arthur a tous les défauts de la terre. Or, ici, Pascal cherche inconsciemment une réponse au fait qu’il se sent mal aimé par son amoureuse en présence d’Arthur. Son angoisse fait qu’il n’arrive pas à regarder Arthur pour qui il est mais plutôt pour ce que lui, en tant qu’adulte, trouve de place auprès de son amoureuse.
  • L’enfant a un comportement qui ne me plait pas ! Cela arrive. Tout comme on n’aime pas tout le monde, on n’est pas forcé d’aimer tous les enfants. Certains enfants ont la capacité à énerver plus que d’autre. Il s’agit alors de travailler EN DOUCEUR à tenter de modifier ce qui irrite le plus. Un enfant qui vous crie dans les oreilles, il suffit de lui dire encore et encore que cela vous fait mal et que cela vous rend agressif. On précise que l’enfant est sympa mais pas le fait de crier. On tente donc d’agir sur les détails les plus irritants, tout en distinguant l’enfant et sa personnalité de ce qu’il fait. Cet apprentissage finalement réussira à créer du lien et de l’affection entre l’adulte et l’enfant, sous condition évidement que l’adulte ne soit pas en permanence contredit par le parent de l’enfant. L’amoureux a le droit de dire ce qui dérange sa personne, mais pas de redéfinir des règles brutalement.
  • L’enfant a une personnalité qui ne me plait pas ! Cela arrive aussi et c’est plus compliqué !! Il n’y a pas d’affinité, pas de plaisir, que faire ? Ne pas se forcer. Rester correct mais faire très attention si l’enfant est pris dans une fratrie. L’enfant le verrait comme un rejet et du favoritisme. Souvent avec le temps, les liens se tissent et l’affection nait. C’est donc durant les 1er temps qu’il faudra être vigilent et discret par rapport aux frères et sœurs.

Quoiqu’il arrive et quelque soit les raisons, quand on n’aime pas un enfant, il s’agit de rester en retrait. Il ne faut pas commencer par investir l’enfant pour le laisser tomber derrière. Il ne faut pas se forcer. Cependant, il est avisé de proposer des activités avec l’enfant pour apprendre à le connaitre et peut être finir par l’aimer.

Enfin, quand un enfant comprend qu’il n’est pas apprécié, il tend à se faire plus collant ou plus agressif pour comprendre et pour se rassurer. Quelle que soit les réactions de l’adulte, irritées, désagréables, froides, distantes, fausses…. Il faut à tout prix donner à l’enfant une explication de cette réaction « je suis mal réveillé, c’est pour ça que je suis froid. Ce n’est pas de ta faute ! ». Et ce n’est pas de la faute de l’enfant si vous ne l’aimez pas, c’est une question d’incompatibilité. Alors, évitons de le lui faire porter.

Photo : http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.magrossesse.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2012%2F10%2FBB-.png&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.magrossesse.com%2Ffr%2Fnews%2Fbebe-enfant-news%2Fconcours-le-bebe-le-plus-vilain-de-annee-2800&h=309&w=320&tbnid=6a53Sd8zNQB11M%3A&docid=3HToWFGlcc4VRM&ei=tHa8VfSPAsnsUt_Tskg&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=14282&page=1&start=0&ndsp=53&ved=0CDAQrQMwBWoVChMI9LmS0q-HxwIVSbYUCh3fqQwJ
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 08:18
Famille recomposée et modes de garde

Selon le mode de garde de l’enfant, les parents et l’enfant ne vont pas développer les mêmes forces et donc pouvoir aborder le nouvel amoureux de la même manière. La présentation sera différente et la perception de l’enfant plus ou moins sensible.

Le mode de garde n’est pas la cause unique d’une bonne perception de la relation. Beaucoup se cachent derrière le mode de garde pour justifier que l’enfant est heureux ou non. Ce qui est en jeu dans une séparation du point de vue de l’enfant, c’est la liberté et la spontanéité qu’il aura pour se balader entre les deux mondes. Nous savons tous que l’enfant préfère parfois maman, parfois papa. C’est ainsi que selon son âge, son développement, ses besoins il va chercher chez l’un et/ou l’autre cde qui est nécessaire à sa construction.

Résidence Alternée

La résidence Alternée est la solution la moins pire. Elle permet à l’enfant de se promener dans les deux mondes mais surtout de ne pas avoir le sentiment de léser un parent. L’enfant, grâce à ce mode de garde, a le sentiment de conserver une relation positive avec ses deux parents.

Mais surtout, la résidence alternée permet de rééquilibrer les relations de DEUX parents à l’enfant. Il n’est pas rare qu’un parent prenne plus de place dans l’éducation. Untel travaille plus, celui-ci est plus patient, celle-ci trop sévère. L’enfant, en fonction de ce qu’on lui offre, se sentira plus proche de l’un ou l’autre selon telle ou telle période. La résidence alternée permet au parent moins présent ou moins compétent durant l’union conjugale de se trouver une place et de s’améliorer s’il accepte de se questionner un peu.

L’autre avantage à la résidence alternée est le fait que lorsque les parents sont en guerre, ils ont moins besoin de communiquer. Chaque parent a accès à l’école, aux activités parascolaires, aux médecins, aux copains….etc. Les parents, même se détestant, parviennent à se faire des mails, des sms (froids et désagréables à la lecture) passant l’information. La résidence alternée permet également d’éviter que les parents se croisent devant l’enfant. Souvent l’enfant est déposé à l’école le matin et c’est l’autre qui vient le chercher le soir. L’enfant, ainsi, n’est pas témoin de la guerre parentale. Enfin, la résidence alternée oblige chaque parent à avoir ses propres affaires pour les enfants. Il n’y a donc plus de sac à se transmettre, souvent source de conflits. « Il ne m’a pas rendu les chaussures », « elle a fait exprès d’oublier de me mettre le carnet de correspondance »… Toutes ces petites excuses sont le moyen d’entretenir et de renforcer la guerre, avec… l’enfant au milieu.

Grace à la résidence alternée, l’enfant est mieux protégé de la guerre qui oppose ses parents. Bien sur, aucun mode de garde n’empêchera un parent de disqualifier l’autre et de tenter de saboter la relation enfant/parent. Le fait que la résidence alternée soit mise en place réduit les chances de la réussite du sabotage car l’enfant peut constater chaque semaine la qualité de son parent dénigré.

Enfin, durant sa période de garde, chaque parent dira et montrera bien à son enfant que la semaine sans lui est une semaine riche en activité et vie sociale. La résidence alternée a cet avantage de permettre à l’adulte de recréer une vie complète plus rapidement. En disant à l’enfant la vie sans lui, on le déresponsabilise quant à la qualité de notre vie, notre bien-être. L’enfant part alors chez l’autre parent libre de s’amuser. Parallèlement, on prépare l’enfant à l’arrivée d’une autre personne dans le foyer. L’enfant, en intégrant l’indépendance de son parent et le fait qu’il ne se définit pas que comme parent, entend progressivement la possibilité que son parent se remette en couple.

Droits de Visites et Hébergements chez le père

Je parlerai essentiellement du Droit de Visite et d’Hébergement chez le père. Encore aujourd’hui, même si le père demande une résidence alternée, si elle est refusée par la mère, seul 15% des pères l’obtiendront. Ce sont donc les mères qui, par le biais de la justice, décident du mode de garde.

Dans ce contexte, les conflits de loyauté se développent plus facilement et il est plus difficile pour un enfant d’accepter l’arrivée d’une nouvelle personne dans l’un des deux foyers car il :

  • sera plus réfractaire à l’arrivée d’un homme chez sa mère. Il aura peur que celui-ci ne veuille prendre la place de son père avec qui il a déjà si peu de contact ! Il aura même tendance à culpabiliser de l’apprécier et de prendre du plaisir à jouer ou faire des activités avec lui.
  • sera angoissé à l’arrivée d’une nouvelle femme chez son père. Va-t-elle prendre le peu de place qu’il aura réussi à conserver et à développer durant les 4 jours avec papa ? L’enfant a peur de disparaitre, de perdre de son importance. Il faudra donc le rassurer sur le fait qu’on attend toujours sa visite avec impatience. On la prépare en le projetant en permanence dans des activités avec lui, avec et sans la nouvelle compagne. Par exemple, on lui dit « quand tu reviendras dans 15 jours, nous irons tous les deux, ou tous les trois, au cirque, au ciné, on se fera une soirée foot… ». Bref, on lui dit qu’on a très hâte de le voir revenir, bien sur sans lui insuffler que la vie est dure sans lui. « je suis heureux avec ma nouvelle compagne quand tu n’es pas là, mais je parle beaucoup de toi et j’attend toujours avec impatience ton retour ». On préparera également cette nouvelle compagne au fait que parfois, elle ne sera pas conviée aux activités père/ enfant. Il est important que l’enfant sache qu’il a toujours son espace/temps privilégié avec son papa.
Absence du père

Lors d’une séparation, il arrive qu’un père abandonne son enfant soit par égoïsme soit parce que la situation de séparation/divorce l’a contraint à s’éloigner psychologiquement. J’ai rencontré (rarement) dans mon cabinet des papas qui souffrent tellement de ne pas pouvoir voir leur enfant et/ou d’être accusé à tord qu’ils ne trouvent pas d’autres solutions que de tout arrêter par l’abandon.

Quelque soit la raison de l’abandon, le père existe mais ne veut/peut plus voir l’enfant. Celui-ci croit le plus souvent que papa a choisi de ne pas l’aimer. Afin de se protéger psychiquement, il va développer ou bien une avidité à être aimé par n’importe quelle figure paternelle ou bien un rejet d’un autre du fait d’une idéalisation forte de son père.

Dans les deux cas, l’enfant développe une carence affective et dysfonctionnera dans ses relations présentes et futures. Afin de faciliter le développement de l’enfant et l’acceptation d’un homme dans sa vie, j’encourage toute maman dans cette situation à faire consulter son enfant pour faire effectuer un bilan psychologique.

Cette nouvelle figure paternelle déclenchera forcément de la souffrance, parfois très bien camouflée, et seule une évaluation psychologique et avec un projet thérapeutique (souvent court) permettra de rééduquer l’enfant dans son fonctionnement affectif.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 07:15
Et l’ex, qui doit lui annoncer qu’on recompose sa famille ?

Malheureusement, lorsque l’on recompose sa famille, on ne peut faire abstraction de l’ex. On le voudrait bien !! On ne s’est pas séparé pour devoir encore faire en fonction de lui/elle !! Et pourtant, si !

L’ex est incontournable pour permettre une recomposition familiale. Il est celui qui autorisera votre enfant à accepter ce nouvel amoureux. Il est celui qui peut instrumentaliser votre enfant contre la recomposition. Il s’agit donc de l’informer vous-même !

L'enfant n'est pas un messager !

Informer votre ex, le parent de votre enfant, que vous avez rencontré quelqu’un n’est pas le rôle de votre enfant. En disant à son père/ sa mère que la famille se recompose, vous prenez le risque de lui imposer de gérer la surprise, la souffrance, la colère, et parfois même le dégout de l’autre parent. L’enfant se trouve encore pris dans un conflit de loyauté. Il peut même entendre le message que cette nouvelle union n’est pas acceptable. En parlant directement avec l’ex, vous évitez à votre enfant de subir les réactions de l’autre parent. Ainsi, l’enfant est protégé et l’apparition d’un conflit de loyauté moindre.

En parlant directement à l’autre parent, vous allez évidement subir un lot de questions. Depuis combien de temps le connais-tu ? Est-ce sérieux ? Quels sont vos projets ? Quel est son métier ? Bref, vous allez avoir l’impression de parler avec vos parents il y a quelques années. Ce n’est pas bien grave mais surtout c’est normal. Le parent absent a besoin également d’être rassuré sur le fait que votre enfant, son enfant, sera en de bonnes mains avec un projet sérieux. L’amour rend aveugle et il a besoin de s’assurer que vous ne l’êtes pas. Votre rôle sera de répondre à certaines questions et d’en refuser d’autres. Toutes questions intimes seront rabrouées. Et toutes questions relatives aux enfants auront votre attention. Evidement, si vous imposez à votre enfant un futur beau-parent rencontré il y a deux mois, vous risquez d’avoir une réaction vive de la part de votre ex, … et il aura raison !

Il existe, bien sur, le cas où l’ex n’arrive pas faire le deuil de vous et de votre ancienne relation. C’est l’occasion de l’aider dans ce processus en le mettant face à la réalité de votre nouvelle relation. Surtout, dans ce contexte, c’est primordial que ce ne soit pas l’enfant qui informe ce parent triste. Il devra porter la douleur de son parent et gérer le stress lié.

Enfin, tout simplement, c’est respecter le père et l’ex. L’ex n’a pas toujours été un ex et il est celui que vous avez, un temps, suffisamment aimé pour lui faire un enfant.

L’annonce à l’ex est incontournable et très inconfortable. Il suffit de la remettre à sa place. C’est juste un mauvais moment à passer, plus ou moins court, plus ou moins conflictuel, plus ou moins douloureux. Mais, il est porteur d’une meilleure qualité de vie !

Photo : http://www.vaulxfilmcourt.com/court-metrage-alter-ego.php
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 07:38
Quelques conseils pour réussir sa famille recomposée

Après une séparation ou un divorce, on pense que plus jamais on ne retentera l’expérience. Mais, heureusement, cela passe et l’amour repointe son nez. Mais, cette fois-ci, il va s’agir de recomposer une famille à partir de ce qui a déjà été créé ! C’est pourquoi la recomposition familiale est compliquée et elle nécessite que l’on prenne un peu de temps pour pouvoir réussir ce qui a été difficile au départ : un couple et une famille. Pourtant, on part avec des paramètres plus compliqués, des peurs plus nombreuses et des relations interpersonnelles plus complexes à développer. Un petit guide pour réussir sa recomposition familiale n’est donc pas superflu.

1/ S’aimer à deux avant de s’aimer à « tous » !! Petit conseil très simple à respecter. Avant de présenter les enfants, on prend le temps d’apprendre à s’aimer longtemps à deux, à se connaitre et à construire des bases conjugales solides. On ne peut deviner comment se passera la mise en commun des deux familles, alors on consolide son amour de façon à pouvoir affronter le pire !

2/ Détecter les conflits de loyauté : le conflit de loyauté est l’arme de destruction massive dans la famille recomposée. Il s’agit pour l’un ou plusieurs membres de la famille de se retrouver le popotin entre deux chaises. Par exemple, papa doit choisir entre son amoureuse et son enfant face à une situation de manière répétée voire systématique. Etre entre-deux est courant dans toutes les familles, même celles non séparées. En revanche, c’est le caractère systématique qui vient définir l’installation dangereuse du conflit de loyauté. Une fois identifié, il faut pouvoir le désamorcer. A chaque type de conflit correspond une solution. Parfois, le conflit de loyauté se retrouve chez l’enfant qui se sent tiraillé entre ses deux parents, ou l’un des parents et le BP. Ou encore un parent écartelé entre le BP et l’autre parent…. Il existe des solutions. Mais elles sont difficiles à trouver seul ! Si cela s’installe trop, il ne faut pas hésiter à aller voir un psy spécialiste des séparations. C’est souvent dans la séparation que se trouve le début du problème.

3/ Intégrer et définir le rôle de chaque parent, papa, maman et beau-parent : Une famille recomposée réussie est une famille qui n’exclue personne. Maman, papa, les enfants et les beaux-parents. Papa et maman restent les chefs, quoiqu’il arrive. Les beaux-parents ont une vraie place à prendre, mais celle de second en chef. Leur rôle se dessinera en fonction de leurs compétences et de ce dont la famille a besoin. Si chacun respecte la place de l’autre, ce rôle se fera tout seul. En revanche, dès que l’un commence à vouloir usurper la place de l’autre, cela commence à poser problème. Par exemple, le BP veut jouer au papa. Ou le papa intervient dans la vie du couple maman/BP. Chacun doit rester à sa place tout en gardant en tête que chacun a un rôle important à jouer !

4/ Avant de se dire famille recomposée, il faut FAIRE des choses ensemble : C’est par l’action que la famille recomposée va se créer. Il ne suffit pas de se dire famille recomposée pour qu’elle existe. Il faut faire ensemble, tous ensemble, et pas seulement quelques uns. Si les enfants ont des âges très différents, il faut se débrouiller pour que tout le monde puisse faire ensemble une activité. Par exemple, aller à la piscine. C’est accessible à tout le monde. Il faut également définir les taches de la maison pour que tout le monde FASSE quelque chose. Le fait de faire ensemble permet de créer la dynamique de groupe dans la sécurité et la justesse.

5/ LA PATIENCE : rien ne se fera en 2 mois. Parfois, ce n’est qu’après plusieurs années que les problèmes apparaissent ou que le bonheur pointe son nez. Il faut être patient avec tout !!!

6/ Les angoisses de chacun à gérer : chaque acteur de la recomposition a des inquiétudes. Le BP a peur de ne pas être aimé des enfants. Le parent a peur que le BP et les enfants ne s’entendent pas. Les enfants ont peur que l’autre parent soit triste. Et encore bien d’autres. Toutes ces inquiétudes sont légitimes. Il s’agit de faire parler l’enfant quand cela est possible et de l’aider à gérer cette inquiétude en trouvant avec lui des solutions. En tant qu’adulte, on ne dépose pas son inquiétude auprès de l’enfant. On en parle entre adultes et si cela ne suffit pas, on va en parler durant quelques séances à un psy.

7/ Ne pas oublier que les enfants sont des enfants et que les parents sont des adultes : Dans la famille recomposée, on est vite débordé et on a tendance à demander aux ainés d’aider. Un enfant de 10 ans ne donne pas le bain à sa petite sœur. C’est lui donner une charge trop lourde pour ses épaules d’enfants. On ne se confie pas non plus à son enfant. On ne lui demande pas non plus de passer des messages à l’autre parent. En fait, on le laisse tranquille. Attention, je ne dis pas que l’enfant ne doit pas aider à la maison, je dis qu’il doit faire des choses de son âge.

8/ ECOUTER, COMMUNIQUER, FAIRE CONFIANCE…. J’aime l’idée d’une réunion hebdo ou bimensuelle (ou plus, ou moins) durant laquelle on peut dire ce qui est pesant dans la famille recomposée et ce qui pourrait être amélioré. C’est apprendre à l’enfant que rien n’est figé et qu’il a une part de responsabilité dans la qualité de la famille. En revanche, ce n’est pas l’endroit pour déverser sa haine envers l’un des membres. Si la réunion tourne systématiquement au vinaigre, on arrête et on va questionner chacun séparément.

Réussir sa famille recomposée, c’est accepter de bousculer ses schémas habituels. Chacun peut recomposer comme bon lui semble ! Il suffit pour cela de ne se poser que sur le plaisir à être ensemble et non pas sur l’image que l’on renvoie…. Soyez heureux ensemble et ce, quelque soit la forme de votre famille recomposée….

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:39

faire_garder_son_enfant_par_les_grands-parents__2_.jpgLes grands-parents et le nouvel amoureux !

Les grands-parents ont une place essentielle dans la recomposition familiale. Ils se sont rapprochés des enfants avec la séparation. Le parent célibataire, désirant retrouver sa liberté, aura sans doute beaucoup confié ses enfants aux grands-parents. Ceux-ci, inquiets pour leurs petits-enfants, auront donné une nouvelle priorité à la famille.

Lorsqu’un beau-parent arrive dans la famille, les grands-parents vont donner leur avis et transmettre aux enfants leur acceptation ou non du beau-parent. Les grands-parents auront peut-être même du mal à abandonner un peu de leur autorité et de leur attention développées à la suite de la séparation. Ils penseront légitimité et lien du sang !

C’est encore une fois au parent d’aider le beau-parent à trouver sa place. Il pourra par exemple solliciter régulièrement l’aide du beau-parent devant les grands-parents afin que ceux-ci comprennent la nouvelle dynamique familiale.

Nolwenn est la belle-mère de jumeaux de 6 ans. Un soir de repas de famille chez ses beaux-parents, les grands-parents des enfants, elle demande aux garçons de venir à table. Les garçons regardent la TV à l’étage. Ils disent qu’ils préfèrent rester en haut. Nolwenn leur précise que c’est maintenant ou ils n’auront pas de dessert. Le père approuve. Vingt minutes plus tard, les enfants descendent. Quand ils réclament leur dessert, Nolwenn rappelle les règles ! Le père fait un signe discret d’approbation. Or les grands-parents, mécontents de ne pas pouvoir gâter leurs petits-fils, rabrouent la belle-mère et servent copieusement les enfants. Nolwenn est vexée : son compagnon ne l’a pas défendu et elle a été décréditée auprès des enfants. Elle est consciente que si elle avait été la mère, les grands-parents auraient respecté les règles des parents ! Nolwenn se sent illégitime alors qu’elle s’occupe des enfants depuis qu’ils sont petits, que les enfants l’adorent et lui reconnaissent une vraie place. Nolwenn se demande quel effet cela a sur les enfants de voir que sa parole est nulle et non avenue chez leurs grands-parents. Elle est même en colère de voir que le père des enfants s’est tu et a laissé faire. Elle se demande quelle est sa place. Un jour, elle est reconnue et le lendemain, selon un contexte familial, elle est ignorée.

Nolwenn devra discuter avec son compagnon pour qu’il se positionne mieux la prochaine fois que cela se produira. Elle ne peut rien faire en dehors de faire comprendre à son compagnon que c’est lui le garant de cette amélioration. Elle ne peut pas s’imposer auprès de ses beaux-parents mais son compagnon peut leur dire qu’il l’a choisie, elle, pour élever ses enfants avec lui et qu’elle mérite le même respect que lui !

 

 

Les grands-parents et l’ex !


L’une des choses les plus difficiles à gérer dans la recomposition familiale est quand les grands-parents continuent de fréquenter l’ex, l’autre parent des enfants. Si le couple se sépare en de bons termes et dans le respect, cela peut être supportable. Mais c’est au parent d’amener ses enfants chez ses propres parents, pas à l’ex ! L’enfant n’y comprendrait rien. Une séparation est déjà suffisamment complexe pour ne pas en rajouter dans la tête de l’enfant.

Quand Toma quitté Virginie, elle a voulu s’accaparer la vie de son époux. Elle est devenue omniprésente auprès des parents, des amis, des collègues et des connaissances de Tom. Elle a pris tellement de place auprès des parents de Tom que celui-ci s’est écarté pour pouvoir respirer. Tom n’oubliera jamais son premier Noël d’homme séparé : ses enfants étaient chez ses parents avec Virginie alors que lui n’y était pas.

Non seulement Tom s’est senti puni, isolé et privé de soutien familial mais en plus, cet isolement est venu renforcer dans la tête des enfants l’idée qu’il y avait un bon et un méchant. Papa est probablement le mauvais puisque même ses parents sont avec Maman !

Que se passera-t-il lors de la présentation de la nouvelle compagne de Tom ? Quelle restera-t-il à cette belle-mère ? Comment celle-ci pourra-t-elle développer une spontanéité avec les enfants en présence des grands-parents ? Les grands-parents pourront-ils aimer la belle-mère sans se sentir déloyaux par rapport à la mère des enfants ?

Bref, lorsque leur enfant se sépare, les grands-parents doivent accepter de quitter également l’ex de leur enfant, et ce d’autant plus si la rupture est conflictuelle ! 

 

 

Extrait de ma "Famille recomposée" aux Editions Tournez La Page

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Photo :http://www.nosjuniors.com/ecole-education/faire-garder-ses-enfants-par-leurs-grands-parents/ : 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:01

Les 1eres vacances avec ses enfants, une occasion pour nous rapprocher, pour apprendre à nous connaitre !! Et bien, pas tant que cela ! Les 1eres vacances en famille recomposée sont jalonnées de pièges et peuvent se transformer en cauchemar si nous ne nous méfions pas de quelques travers :

 

 cours de ski

1/ La durée des vacances : Si le beau-parent (BP) connait les enfants depuis quelques mois et que la relation s’est déjà construite relativement sereinement, on a déjà une idée de l’ambiance à venir. On peut alors organiser des vacances sur de longues périodes comme 2 ou 3 semaines. En revanche, partir de l’idée que c’est l’occasion de faire connaissance tend à fragiliser la prise de contact. L’enfant n’est pas forcément prêt à accepter le BP durant les vacances. Dans sa tête, c’est avant tout l’occasion de profiter de son parent dans des conditions de disponibilité et de joie ! Le BP prend du temps et de la place et lui vole donc de sa relation privilégiée. Des vacances d’une semaine pour les prises de contact sont donc plus appropriées. L’enfant sait que le reste du temps il aura son parent pour lui tout seul et il prendra moins le BP comme un voleur !

2/ Le choix du lieu est essentiel : l’enfant quel que soit sont âge doit pouvoir s’isolersi la situation lui est pesante. Si c’est un ado, il trouvera d’autres copains pour aller respirer avec eux. Si c’est un enfant, il devra pouvoir s’enfermer dans sa salle de jeux (chambre, coin dans le jardin, …) pour ne pas avoir à subir en permanence une situation qui le dépasse !

3/ Le couple se débrouille pour avoir du temps pour lui : Le BP sera forcement angoissé. Il pense que si les enfants ne l’aiment pas, c’est tout leur avenir qui est remis en question. Il est donc important que régulièrement, le parent rassure le BP, en passant du temps avec lui, quelque soit la qualité des relations avec les enfants.

4/ Le parent se débrouille pour avoir du temps avec son enfant : Même si les vacances sont de courtes durées, il est important que le parent passe du temps seul avec ses enfants. Ils seront alors rassurés sur leurs places privilégiées et prioritaires dans le cœur du papa ou de la maman.

5/ On privilégie les activités ensemble pour les enfants : ce sont des vacances en famille, donc on fait autour des enfants ! Même si j’ai toujours rêvé d’aller au musée d’Orsay, je vais visiter la tour Effeil parce que les enfants le préfèrent ! Ces vacances sont faites pour la famille, pas pour moi seul(e) ! On joue à des jeux de société, on fait des châteaux de sable, on joue au ballon. Ces 1ères vacances sont faites pour mieux connaitre les enfants pas pour me faire plaisir !

6/ Un ado boude quoiqu’il arrive ! Il est plus difficile de recomposer sa famille lorsque l’enfant est ado ! Il boudera probablement, surement ! Il s’agit donc de ne pas le prendre personnellement et laisser le parent gérer la situation. Le BP aura tendance à penser qu’il en est le responsable. Or, un ado boude !

7/ On favorise la relation à l’autre parent :Il est important, même si ce sont les 1ers vacances ensemble, de favoriser les relations avec le parent absent. Le BP a l’occasion ici de prouver à l’enfant qu’il ne cherche pas à prendre la place de ce parent. Le BP doit (même si cela lui est souvent difficile) ne pas pincer la bouche ou se replier ou en faire plus quand l’autre parent appelle. Au contraire, il doit rester le/ la même.

8/ On fait confiance au BP quand il signale un problème : le BP a un œil neuf sur les enfants. Il est donc capable de souligner des signes inquiétants au parent. Le BP subit également (parfois) des représailles en cachette du parent. Le parent doit donc faire confiance au BP et ne pas s’opposer automatiquement. Le BP a le même but, recomposer une famille. On encourage donc la communication, même difficile, plutôt que le déni ou le rejet.

9/ Le BP n’a pas fonction d’autorité, pas encore ! Le BP doit se tenir à l’écart quant à l’autorité. Seul le parent est responsable de l’enfant. Il lui conférera au fur et à mesure des vacances et des rencontres suivantes une autorité. Mais au début, le BP reste à sa place, il est l’amoureux(se) de papa ou maman.

10/ Deux fratries se rencontrent : Il n’y a pas de formule pour faire que deux fratries puissent s’aimer. Les facteurs de sexe et d’âge n’influencent pas. Organiser des activités ensemble favorise les relations mais ne garantissent pas l’affection. Seul le temps et la patience aideront !! 

 

 

http://www.courchevel.com/hiver/fr/les-cours-de-ski-rs189.html

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Published by Elodie CINGAL - dans Ma famille recomposée
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:47

Le budget, sujet de discorde entre les adultes dans une famille recomposée. Chacun fait comme il le souhaite. J’aime à penser que lorsque l’on aime, on aime l’autre avec ses bagages. On l’aime alors même qu’il gagne 5 fois moins que soi, qu’il est fauché, qu’il a perdu sa famille, qu’il est handicapé…etc.

L’enfant de l’autre est son bagage, bagage certes magnifique, mais c'est un élément que je ne peux exclure de mon amoureux. Son enfant, même si en tant que beau-parent je suis délimité, je finirais par l’aimer, par le choyer et par me sentir investi, concerné. Cet enfant, je ne dois donc pas le prendre dans ma vie sans participer à sa vie.

J’aime à penser que le beau-parent offre spontanément un bonbon, un cadeau à l’enfant, que le budget est fonction des moyens de chacun et non du nombre de part à nourrir.

Et dans les familles recomposées avec d !es enfants de deux cotés ou un nouvel enfant à naitre, il s’agit d’être juste et de gâter tout le monde de la même manière.

Une enfant me racontait que son beau-père ne faisait des cadeaux qu’à sa maman et à leur bébé. Elle a 7 ans et elle a déjà constaté l’iniquité !!

 

Sortie 18 janvier 2013 : "Ma famille recomposée" aux Editions Tournez la Page

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