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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 13:23
Pourquoi je suis contre la fessée ?

Dans cet article, je ne vais pas m’intéresser aux autres atteintes corporelles et/ou psychologiques. Je pense que la majorité des gens sont d’accord sur le fait que les gifles, coups de pied, de poing ….etc. sont pénalement répréhensibles et donc nocifs. Le débat est donc uniquement sur la fessée. Il fait à nouveau fureur depuis que Mme Laurence Rossignol appelle à "une prise de conscience collective" de la société française concernant les punitions corporelles envers les enfants. Les français sont mécontents et se battent pour maintenir leur droit de corrections envers leur enfant.

Selon ce que j’entends autour de moi ou dans les médias, chacun a sa définition de la fessée. Il y a celle dite :

  • De vexation : plus ou moins petite tape sur la couche ou à travers le vêtement.
  • Déculottée : il s’agit de faire un minimum mal à l’enfant afin qu’il comprenne mieux le fait qu’il est puni

Chacun arguant avoir pris des fessées et de s’en porter très bien aujourd’hui. La réticence de ces adultes à lâcher la fessée est bien plus liée en réalité à une difficulté à remettre en question leur propre enfance. Critiquer la fessée revient à dire que nos propres parents ont mal fait. Or, la notion de l’enfant est une notion très jeune. Elle a à peine 50 ans. Nos parents appliquaient ce qu’ils pensaient approprié. Aujourd’hui, nous connaissons mieux le développement de l’enfant et nous savons que cela a un impact sur eux.

Un enfant de 2 ans qui reçoit déjà systématiquement la fessée présente dès l’âge de 5 ans des troubles du comportement (qui vont entrainer de nouvelles punitions et donc de nouveaux troubles = cercle vicieux qui donne un fort sentiment d’échec, de mésestime de soi, de ne pas être aimable… chez l’enfant), des risques d’addictions et des attachements fragiles à l’adolescence.

Concernant la fessée de vexation, je suis étonnée qu’on puisse penser que de vexer soit une bonne chose pour se faire entendre. La vexation est une atteinte à l’amour propre et à l’estime de soi, deux entités essentielles pour grandir en sécurité. La vexation est un processus intrusif qui brise les barrières psychiques. Comme la vexation n’est qu’une blessure superficielle, qui ne porte pas atteinte à la totalité de notre intégrité comme le fait l’humiliation, on peut s’en remettre. Mais si elle est répétée, quel est son impact ? L’enfant qui reçoit une fessée vexatoire n’apprend rien d’autre que le sentiment d’être vulnérable et en danger. Or, le la vulnérabilité ne laisse pas de place au rationnel et l’enfant ne peut donc pas entendre et intégrer ce qu’il a fait de mal.

Et je demande aux adultes si en les vexant, ils se sentiront plus fort pour apprendre et changer ?

Au-delà des raisons purement psychologiques, il y a des raisons liées au développement cognitif (processus intellectuels) et neurologiques qui nous disent que la fessée est inutile. Le cerveau a fini d’être développé à 25 ans. Jusqu’à 6-7 ans, l’enfant est égocentrique en ce sens qu’il pense l’environnement uniquement en fonction de son point de vue à lui. Il est donc incapable de considérer les éléments de l’environnement comme nous le souhaiterions. Il n’est neurologiquement pas capable de prendre en compte, par exemple, que s’il bouge trop, le verre d’en face peut tomber.

Vous me direz « on fait quoi alors ? On le laisse tout faire. Faire tomber les verres, courir partout, hurler dans les magasins… » ? Évidement que non !! Le rôle d’un parent est justement de donner les lignes de conduites et les directions à prendre. L’enfant fonctionne beaucoup par mimétisme. Je commence donc par regarder mon comportement. Si je m’énerve tout le temps, je lui donne l’envie de faire pareil…

Ensuite, l’éducation est un processus continu qui commence de la naissance (voire in utero) à l’âge adulte. Parce qu’un enfant ne peut intégrer certaines consignes (son cerveau n’en est pas encore capable), il faut accepter que la REPETITION est l’outil d’éducation le plus important et le plus efficace. Avant d’être dans la répréhension, je dois être dans l’éducation.

Par exemple, je dis à mon enfant de mâcher la bouche fermée. Je le lui ai dit au moins 20 fois. Au bout d’un moment je le menace d’une fessée. « Il le fait exprès ou quoi ??? » Et bien non !! C’est un enfant et fessée ou pas, je devrai le lui répéter encore et encore. La fessée ne sert donc à rien mais la répétition finira par faire son effet quand son cerveau sera prêt.

En me répétant, je montre à mon enfant que je ne laisse rien passer, que je le regarde, que je suis son développement, que je connais ce qui doit ou ne doit pas être fait. Je ne démissionne pas et je n’abandonne pas mon enfant. Et je ne l’autorise pas à faire tout ce qu’il veut.

Quand il est excité et impossible à calmer, que faire ? Avec 40% de séparations, c’est difficile de tenir avec un ou des enfants énervés. La fessée, en effet soulage le parent. Il se sent impuissant, à bout de nerf et donner la fessée est un moyen d’exulter la tension. Mais, il existe d’autres manières de faire, bien sur, plus fatigantes pour le parent. Le « NON » ferme et dit avec un très grand calme fonctionne très bien.

Encore faut-il que le parent l’applique derrière. Je vois trop de parent dire non un jour et oui le lendemain. Dire non, puis oui 2 mn après. Ce qui fonctionne ce n’est pas le « NON » en soi, c’est la valeur sure et stable du « NON ». Je dois accepter de frustrer mon enfant et de ne pas être toujours sympa. Je dois accepter de ne pas être aimé (pendant quelques minutes voire quelques heures) de mon enfant.

Isoler son enfant est une très bonne technique. Je le mets dans sa chambre. Je le laisse même jouer avec ses jouets ou lire ou s’allonger sur son lit. Sa punition, c’est d’être isolé du groupe, je n’ai pas besoin d’en rajouter. Quand ils sont petits, j’encourage les parents à acheter un minuteur qu’ils utilisent comme augmentation ou diminution de la punition pour bon ou mauvais comportement. Par exemple, je prive l’enfant de son jouet pendant 10 mn. S’il agit bien, je peux réduire d’une puis deux puis trois minutes. S’il continue, j’augmente de la même manière.

La fessée est une réaction viscérale de l’instantanée, une réaction de l’impuissance et de l’absence de créativité. Parfois, je ferais mieux de dire à mon enfant « je ne sais pas encore comment je vais te punir, mais ça va tomber. Je vais d’abord me calmer » (le temps entre cette phrase et l’énoncé de la punition doit varier selon l’âge d’un enfant. Une heure est trop long pour un enfant de2 ans). Puisque vous connaissez votre enfant, vous savez ce qui va le frustrer/ l’embêter. Le priver de ce jouet, d’une sortie, d’un dessert, le coincer dans sa chambre à lire un livre, lui faire recopier des définitions de mots du dictionnaire…. Ainsi la punition est appropriée à la faute et l’enfant enregistre la bêtise qu’il a faite. L’important d’une punition, c’est qu’elle soit appropriée et proportionnelle. Si je prive d’une heure de jeu mon enfant parce qu’il a oublié d’éteindre la lumière et d’une heure aussi parce qu’il m’a tapé, l’enfant n’y comprend plus rien. Je dois, moi adulte, bien évaluer ma punition en fonction de la bêtise.

Enfin, j’ai vu trop de parents penser que faire la tête après la punition, faire preuve de rancune aura plus d’impact sur l’enfant. C’est tout à fait le contraire. Notre société porte encore en elle l’idée que grandir doit faire mal. Or, ce n’est plus le cas. Une fois la punition terminée, je peux enlacer mon enfant et même le réconforter. C’est justement à ce moment privilégié que je lui explique le pourquoi. Car il est rassuré de l’amour inconditionnel de son parent, il pourra entendre ce que celui-ci a à lui dire.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 14:17

L’article de Cerveau & Psycho nous explique ce qui motive la réforme des rythmes scolaires du point de vue scientifique.

« Les chronobiologistes, chronopsychologues et neuroscientifiques ont mis en évidence ce qui favorise les apprentissages. Ils ont montré qu'aucun enfant n'est attentif ni réceptif pendant 5 heures 30, même si le temps des apprentissages est interrompu par des moments de détente. On estime que la durée moyenne d'attention maximale par jour est de 3 heures 30 pour les élèves de cours préparatoire (CP) et de cours élémentaire (CE) et de 4 heures 30 pour les enfants de cours moyen (CM). Il n'y a pas d'étude fiable, avec suffisamment d'élèves, en maternelle. Au-delà de ces temps moyens, les enfants cessent d'être attentifs. Les études ont aussi révélé les périodes optimales de réceptivité des enfants : entre 9 et 11 heures le matin et entre 15 et 16 heures 30 l'après-midi. En outre, les signes de fatigue (inattention, bâillements, etc.) augmentent de 9 à 9 heures 30 et de 11 à 11 heures 30, puis de 14 à 15 heures.

Les chronopsychologues considèrent donc que la semaine de quatre jours – deux jours de classe, puis un jour de pause, deux jours de classe, puis deux jours de pause le week-end – « désynchronise » les rythmes des enfants. Se « réhabituer » si souvent à des rythmes de journée différents les fatigue. »

Il n’est donc pas bien compliqué de comprendre que d’un point de vue des apprentissage, cette réforme est essentielle. Nous constatons un retard en France avec des enfants qui savent de moins en moins lire et écrire ou qui présentent de lourds retards.

Ces recherches sont sérieuses et fondées et il était important que la science se penche sur ces difficultés pour optimiser les chances de réussites.

Cependant, ce que ne prend pas en considération ces recherches, et c’est bien normal, ce n’est pas le but de la chronobiologie ou de la chronopsychologie, c’est la vue d’ensemble. Pour que l’apprentissage d’un enfant soit optimal, il s’agir de prendre en compte ses compétences innées, sa personnalité, sa chronobiologie,… mais aussi son environnement, à savoir la qualité parentale et le cadre socio-économique.

Cette réforme est appropriée si on ne la regarde que du point de vue de la chronobiologie. Mais si on prend en compte l’impact qu’elle a sur l’environnement de l’enfant, elle est fragile.

En effet, la société et les parents eux-mêmes ne sont pas prêts pour s’organiser dans la sérénité autour de cette réforme. Beaucoup de parents ont une organisation de vie qui a été créée autour de l’ancien agenda. Les entreprises ne permettent pas de prendre des heures de congés ou de diviser les RTT en heures. Business is Business, ce qui compte c’est l’entreprise !! Cela a donc pour conséquence des parents stressés, énervés et peu disponibles. Ces mêmes parents doivent en plus détacher une somme, qui n’était pas prévu à leur porte monnaie, pour compenser les heures non scolaires.

On se retrouve donc avec des enfants qui pourront mieux se concentrer à l’école mais qui devront se confronter à des parents épuisés, stressés et donc moins disponibles pour les aider à faire leur devoir ou pour les soutenir au quotidien. Un enfant apprend les codes de la société, des relations humaines à travers la transmission de ses parents. Ils observent la manière dont ceux-ci se comportent et interagissent. ls attendent également de pouvoir dire et montrer leur quotidien à leurs parents pour apprendre ce qui se fait ou non. Un parent qui n’est plus disponible ou qui est trop stressé n’a plus le comportement adéquat face à son enfant. Et l’enfant doit apprendre par lui-même. Je rassure les parents. Etre stressé parfois est bon pour l’enfant, n’être que stressé ne l’est pas .

Par ailleurs, un couple sur trois se sépare en France et deux sur trois en Ile de France. Que fait-on de ces parents qui n’ont pas pu ou pas voulu mettre en place une résidence alternée. On est en train de creuser encore plus les difficultés parentales entre parents séparés. Le parent gardien, déjà surmené, le sera encore plus. La monoparentalité, le plus souvent précaire, est épuisante. Il est d’ailleurs prouvé que les enfants de la monoparentalité présentent plus de difficultés scolaires. Avec cette reforme scolaire, le parent solo va se retrouver à compenser seul les réaménagements. Cette reforme pourrait avoir de bon que le parent gardien demande de l’aide au parent non gardien, mais nous savons déjà qu’un bon nombre préfère se couper un bras que de devoir être solidaire de l’ex !

Le parent non gardien, lui, sera privé d’une demie journée avec son enfant mais aussi d’une soirée « patachon » du fait du réveil tôt le mercredi. Certains parents gardiens ne pourront même plus accueillir l’enfant le mardi et mercredi si la distance géographique ne s’y prête pas

Pour certains parents séparés, c’est l’occasion d’utiliser le jugement ordonné par le Juge aux Affaires Familiales, pour réduire les Droits de Visite et d’Hébergements du parent non gardien. Il voudra appliquer stricto sensu le jugement ! Il suffira qu’il soit noté « les milieux de semaine, sortie des classes » pour que le parent gardien ne refuse de confier l’enfant le mardi soir.

Dans ces conditions les inégalités se creusent, et l’image des parents se renforcent. Le parent gardien, plus stressé aura encore plus l’image du parent dur et le parent non gardien sera encore plus fantasmé comme le parent « trop cool » chez qui on voudrait vivre. Cette réforme fragilise beaucoup les familles séparés et celles recomposées.

Pour conclure, la réforme serait une bonne chose si la société avait choisi de la mettre en place dans la lenteur et avait pris en compte l’évolution des familles. Cette réforme n’est pas idiote, elle est juste appliquée de manière précipitée sans que la société du travail, les familles, l’éducation nationale ne soient correctement préparées. Cette réforme ne produit donc aujourd’hui que de l’angoisse. Elle se fera en fragilisant une génération d’enfant. C’est probablement celle dans dix ans qui goutera à ses bénéfices.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 08:26

Magazine Cerveau & Psycho de sept-Oct 2013

"Etre père change le cerveau" et "Les papa poules : un succès grandissant"
"Etre père change le cerveau" et "Les papa poules : un succès grandissant"
"Etre père change le cerveau" et "Les papa poules : un succès grandissant"
"Etre père change le cerveau" et "Les papa poules : un succès grandissant"
"Etre père change le cerveau" et "Les papa poules : un succès grandissant"
"Etre père change le cerveau" et "Les papa poules : un succès grandissant"
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:35

Envie-d_etre-Zen-et-organisee.jpg

 

- En France, plus des 2/3 des femmes travaillent : toutes celles qui ont des enfants sont concernées par cet ouvrage
- Des conseils utiles et concrets pour les mamans qui doivent faire deux journées en une
- Un guide essentiel pour éviter le burn-out maternel
- Un sujet dans l’actualité médiatique

« Ma mission ? Aider les mamans débordées, fatiguées ou stressées à se réapproprier leur emploi du temps et à mieux s’organiser au quotidien : prendre du temps pour elles sans culpabiliser, savoir se poser quand elles en ont besoin, prendre de la hauteur sur leur quotidien, réfléchir à leur organisation, se positionner par rapport à leurs priorités de vie... Mais aussi, plus concrètement, mieux gérer les “marathons” du matin et du soir, gérer ses papiers administratifs, gérer les courses et les repas, désencombrer, planifier le ménage, et surtout, surtout gérer sa petite (ou grande) tribu dans la bonne humeur !
En quelques mots, devenir une maman zen et organisée... »
Diane Ballonad

L’auteur : Diane Ballonad est mère de trois enfants et « mompreneur » à Montpellier. Toutes les préoccupations, toutes les contraintes des mères actives, elle les connaît bien ! Dans le cadre de son métier de « home-organiser », elle a mis à profit ses expériences professionnelles et personnelles pour aider les mamans au quotidien.Ses blogs : http://www.zen-et-organisee.com/ et http://www.zen-et-organisee-dansmaviepro.com/
L’illustratrice : Après une formation dans le millieu de la bande dessinée, Nallee se lance en tant qu’illustratrice pour grands et moins grands, diffusant ses images de princesses et autres girlytudes à travers la toile. Son blog : http://griboublog.blogspot.fr/

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:26

emotions_colere_clr.jpgJe rencontre beaucoup de parents qui m’expliquent qu’ils ont du mal à coucher leur enfant avant 22h ou à le faire manger à table ou encore à lui faire prendre un bain… Bref, je vois des parents qui se laissent envahir par leur enfant au risque de fragiliser le couple mais surtout avec la conséquence que l’enfant pourrait présenter des troubles psychologiques et/ou du comportement.

Lorsque l’on investigue un peu, on réalise très vite que le parent est plutôt un parent satisfaisant, plein de bonne volonté, pensant bien faire. Ce qui fait défaut, c’est le cadre. Les parents me disent qu’ils n’aiment pas voir leur enfant pleurer ou « chouiner » ! Quand on pousse encore un peu plus loin, on réalise que le parent a peur que son enfant ne voit pas son amour s’il est contraignant ou s’il dit non.

Il a peur également de ne pas savoir respecter les limites de son enfant. Après tout, personne ne nous dit quand nous abusons ou non d’autorité ! Et pourtant, il s’agit de prendre le risque de ne pas tout donner à l’enfant et peut être même de faire des erreurs.

Instaurer un cadre pour l’enfant signifie lui dire  non, lui refuser des demandes, lui interdire l’accès à des lieux et à des privilèges, c’est aussi punir l’enfant, le contraindre à faire des choses, ses devoirs, se laver les dents, prendre son médicaments, dire bonjour….

La majorité des parents n’oublient pas d’apprendre à leur enfant à dire bonjour et merci, à se laver les dents, à faire ses devoirs, mais certains ont peur de dire NON et de punir. Or, c’est deux points sont aussi essentiels que le reste pour aider l’enfant à grandir !

Pourquoi est-il si important de dire NON à son enfant ou même de lui imposer des contraintes ?

Un enfant est une sorte d’électron libre qui, s’il ne se voit pas indiquer la direction, pourrait prendre de mauvaises habitudes. Ce sont nous, les parents, qui sommes capables de lui montrer ce qui peut être ou ne pas peut pas être fait. L’enfant n’est pas capable de décider par lui-même car il n’a pas l’expérience du monde et il ne sait pas évaluer les situations et les individus.

1/ Poser un cadre est très important car cela permet à l’enfant de savoir comment se balader dans le monde qui l’entoure. Lorsque je dis OUI et NON à l’enfant, je lui donne des informations sur cet environnement et je lui permets de créer des habitudes, des stratégies et/ou des outils pour s’y confronter. L’enfant se sent alors en sécurité et a le sentiment de maitriser ce qui l’entoure.  C’est aussi définir une routine dans laquelle les règles sont claires. Il est donc important de ne pas dire oui un jour et non le lendemain pour le même motif. Il s’agit de se montrer constant et cohérent dans ses règles afin que l’enfant acquière une liberté d’action et de pensée autour de cette routine.

2/ Le NON sert à ne pas répondre aux besoins immédiats de l’enfant. Un enfant vit dans le présent et s’il lui est tout permis, il n’acquiert pas certaines compétences telles que la tolérance à la frustration, la capacité à différer et même l’empathie.  Il devient capricieux, irascible et colérique.

3/ lorsque je dis NON à un enfant, je me dois de lui expliquer pourquoi (selon son âge). Bien sur, il est inutile et même nocif d’expliquer à un enfant de quelques mois pourquoi il ne peut faire quelque chose. Mais, dès l’âge de trois ans, je peux au moins lui dire de manière très simple pourquoi je refuse. Par exemple «tu es trop petit », « tu vas te faire mal, ça brule », « tu seras fatigué demain »… En lui refusant quelque chose, je lui donne envie de grandir car, par mon explication, l’enfant va comprendre que c’est souvent une question d’âge.

4/ Dire NON, c’est permettre à l’enfant de rester un enfant. En lui disant NON, j’assume que je sais plus de choses que l’enfant et qu’il doit s’en remettre à moi. Il apprend alors à faire confiance et ne se retrouve pas à décider pour lui. Il reste à sa place d’enfant à prendre des décisions d’enfant ; prendre telle ou telle Barbie, faire du vélo ou de la trottinette, lire tel livre. L’enfant ne décide pas de quand il prend son médicament, ni comment. Il ne décide pas de sa sieste ni de l’heure du coucher. Il ne choisit pas son vêtement (si, si… il ne choisit pas son vêtement ! Un enfant ne sait pas adapter son vêtement à la journée à venir car il n’a pas toutes les infos. Au mieux, on lui donne à choisir entre deux vêtements qu’on a préalablement choisi).

5/ En disant NON à l’enfant, on lui apprend à se confronter à un autre que lui avec respect. On lui donne progressivement accès aux règles sociales.  

6/ Enfin, et pas des moindres, c’est faire respirer son couple. Quand on ne dit pas NON à son enfant, on le laisse prendre les décisions sur le quotidien et le couple est très vite envahi.

Il s’agit, ici, de noter que « le cadre » est différent de « l’autorité ». Dire non à son enfant se mesure. On ne dit pas non systématiquement. Cela aurait les mêmes conséquences que de ne jamais dire NON. Il s’agit de trouver le bon dosage. Un cadre est un bon compromis entre le OUI et le NON mais surtout des règles claires et bien définies dans lesquelles l’enfant peut se balader sans avoir peur qu’elles ne changent ! Dire NON est essentiel tant que le NON a un sens.

J’ai connu un parent qui a donné 20 lignes à son enfant de 6 ans parce qu’il se rongeait les ongles alors qu’il ne les lui coupait jamais!!!!! Cette punition est injuste et inappropriée. Elle n’a pas de sens. Un enfant ne fait pas de bêtise en se rongeant les ongles. Le parent, de son coté en fait deux : 1/ Il ne coupe pas les ongles de son enfant qui doit se débrouiller pour s’en débarrasser et 2/ il punit de manière farfelue quelque chose pour lequel il est responsable. L’enfant, en grandissant, comprendra le caractère inapproprié de ce type de punition et finira par ne plus accepter les règles car inconsistantes et il deviendra comme un enfant sans NON, un électron libre.

Quelles sont les conséquences d’une absence de cadre (de NON) sur l’enfant ?

D’un point de vue comportemental :

Les enfants qui ne sont pas confrontés au NON finissent par devenir les adultes dans le foyer. Ils s’apparentent à des petits tyrans qui régissent la vie et les liens unissant les individus. Cette tyrannie se manifeste de différentes manières.

On trouve souvent chez le petit garçon un comportement irascible, colérique et instable. Ce sont des petits garçons qui courent dans tous les sens, qui font du bruit, qui donnent des ordres et qui imposent leurs besoins. Par exemple, un petit garçon qui tend à décider si oui ou non, on peut sortir se balader. Si on tente de le lui imposer, il fait une colère. Alors, pour éviter la crise, on cède, on reste à la maison.

Chez la fille, on retrouve le plus souvent des petites filles qui pleurent pour un rien. Ce sont des petites filles dites fragiles, sensibles. Elles utilisent le pleur comme le petit garçon utilise la colère.

Dans les deux cas, l’enfant a compris comment faire du chantage et comment obtenir ce qu’il veut. Ce sont des enfants qui finalement ne supportent plus le NON puisqu’ils n’y ont jamais été confrontés.

Jean est un petit garçon de presque 4 ans. Il a l’habitude de s’opposer à sa maman qui ne sait pas trop comment s’y prendre avec lui. Un jour, alors qu’il a de la fièvre, sa maman tente de lui donner un médicament. Jean ne veut pas. Sa maman tente par différentes diversions de faire entendre à son fils qu’il doit le prendre. Elle propose un cadeau, un câlin. Elle promet un dessin animé. Elle tente de le faire rire. Elle lui propose de choisir entre deux médicaments. Rien y fait, Jean refuse.  Jusque là rien de bien dramatique si ce n’est que Jean ne prendra pas de médicaments. Sa maman n’a pas osé lever la voix. Elle n’a donc pas fait entendre à l’enfant que c’est elle l’adulte et c’est elle qui décide et qui sait ce qui est bon pour lui. L’enfant a pris la place de l’adulte et a perdu en sécurité. Un enfant de 4 ans doit se savoir pris dans un cadre pour pouvoir oser expérimenter. C’est pourquoi Jean reste collé à sa mère.

Etonnement, ces enfants peuvent être des élèves sérieux à l’école et très bien supporter les contraintes et les interdits. Ces enfants supportent d’ailleurs les interdits de la part de d’autres adultes que leurs parents. Ils recherchent même ailleurs ce cadre qui fait défaut dans leur quotidien.   

D’un point de vue psychologique :

Ces enfants, malheureusement, sont fragiles psychologiquement. Ils tendent à développer un type d’affection sur le mode de l’étayage, c’est-à-dire qu’ils vont avoir tendance à chercher des relations de dépendance à l’autre. Electron libre, il cherche à s’accrocher à quelque chose dans l’espoir qu’on puisse les stopper, les fixer !

Alan a six ans quand un homme entre dans la vie de sa maman. Il a du mal à accepter la présence de celui-ci alors qu’il est plutôt bienveillant. Alan, en fait, est un enfant collé à sa maman. Celle-ci, depuis toujours, se plie en 4 pour lui au point où elle devance ses besoins. Sa maman a du mal à supporter que son fils soit frustré, triste ou mécontent. Alan s’est donc collé à sa mère parce qu’il a développé une forme de peur de l’inconnu. Puisqu’il a du décider, puisqu’il est devenu responsable de la qualité de vie dans le foyer, puisqu’il est seul (personne ne l’aide à comprendre le monde qui l’entoure), il cherche désespérément à s’accrocher à quelqu’un ! Et ici, Alan est collé à sa mère car elle est le seul référent dans son foyer mais elle le met en position d’élection libre. Alan cherche un cadre en s’agrippant à sa maman. Le beau-père aura la lourde tache de remettre tout cela à niveau mais risque de se heurter à un enfant qui ne voit en lui qu’une menace.

Ce sont en fait des enfants qui ne se sentiront pas en sécurité de manière générale. Ils ont appris à se débrouiller seul pour comprendre le bien et le mal et ne sauront pas adapter leurs émotions à l’autre. Ils ont des difficultés à développer des compétences telles que l’empathie, la tolérance à la frustration et se positionne le plus souvent dans l’immédiateté.

Ces situations sont déconcertantes car les parents, pour la plupart, sont très présents avec leur enfant et pensent bien faire. Après tout, ils évitent de faire pleurer l’enfant et de le frustrer. Il n’y a pas de mot plus haut que l’autre. L’enfant n’est jamais embêté et ne risque pas d’être négligé ou même humilié. Or, cette absence de cadre, fait par des parents aimants et adorables, peut avoir des conséquences non négligeables sur l’enfant.

Je tiens à rassurer les parents, ne pas dire NON n’est pas la seule compétence parentale importante. Elle participe à l’éducation. Elle est essentielle mais pas déterminante à elle seule. Rien n’est figé en psychologie et l’éducation a de fantastique le fait que l’on peut toujours s’améliorer et agir pour des changements.

Je n’ai pas su dire NON, comment faire avec mon enfant ?

Commencer par dire NON et découvrir combien cela est dur et conflictuel. Dire NON à son enfant alors qu’il n’en a pas l’habitude, c’est s’opposer à lui, c’est venir lui rappeler qui est le plus fort. C’est commencer finalement un combat de coqs !

Je dirai qu’il faut y aller par étape. Quand l’enfant est tyrannique et a le sentiment qu’il est le maitre de la maison, on ne peut du jour au lendemain lui faire subir de nouvelles règles.

Il faut commencer par trouver un changement à venir. Par exemple, une entrée en maternelle ou en CP, un anniversaire, un changement de lit ou de chambre... Ce sont des étapes importantes pour l’enfant, des étapes qui signent le fait qu’il grandit et dont il est fier.

On dit à l’enfant que bientôt il va y avoir ce changement et que maintenant il va devoir être un grand garçon et que les règles vont changer. Par exemple, il ne pourra plus se coucher à 22h mais ce sera à 20h45.

Il faut parallèlement lui donner des éléments de fierté à l’idée de grandir. On ne peut pas juste lui annoncer que ce changement ne sera que cadre, nouvelles règles et baisse de plaisir. On peut, pour continuer sur l’exemple de l’heure du coucher, lui acheter un réveil et lui apprendre à lire le chiffre 20h45 afin que, de lui-même, il puisse le pointer. L’enfant sera alors fière d’avoir son réveil de grand et de pouvoir lire les chiffres. Il s’agit dans cet ajustement des règles et du NON d’y mettre du ludique et du plaisir pour l’enfant.

On peut également mettre en place un tableau avec la liste des nouvelles règles sous forme d’écriture ou sous forme de dessins. On créé cette liste avec l’enfant. On l’investit dans le projet afin qu’il finisse par croire que cela vient de lui. Durant cette étape, mes beaux-enfants ont même fini par nous rajouter des taches et des règles tellement ils se sentaient concernés. Ils n’ont d’ailleurs eu aucun problème à appliquer les règles car elles leur semblaient justes  (puisque créées par eux) !

Enfin, et le plus important, on applique les nouvelles règles. On ne lâche pas. On ne cède pas. L’enfant ne se laissera pas faire. O va éveiller des angoisses dans ces changements. Il risque d’y avoir des crises, des refus, des pleurs. Peu importe, on applique les règles dont on lui avait parlé !! Après un certain temps, il finira par accepter et son comportement se fera plus doux.

Parallèlement à cette phase, on n’hésite pas à rassurer son enfant sur la profondeur et la pérennité de ses sentiments. On rappelle à l’enfant qu’on est fier de lui chaque fois qu’il applique une règle. L’enfant doit gagner en amour dans cette étape. Sans réassurance, l’enfant ne verra que ce qu’il perd.  

Cette phase est également une phase expérimentale et déstabilisante pour le parent qui ne sait pas s’il fait bien. Le parent, en même temps, a peur d’être moins aimé de son enfant et risque de lâcher à nouveau du lest. C’est pourquoi il est important de discuter autour de soi de ses décisions (être soutenu) et de revenir sur des règles ou des punitions lorsque l’on comprend qu’on a eu tort. Par exemple, cet enfant qui a du faire 20 lignes, le parent aurait du lever la punition en avouant à son enfant qu’il avait fait une bêtise  (cela arrive aussi aux parents !). Le parent aurait du expliquer que dorénavant il lui couperait les ongles tous les jours afin d’être sur qu’il ne se les ronge plus. Ce n’est pas bien de se ronger les ongles, mais la réponse pour arrêter n’est pas dans la punition. Ou encore, et cela nous est arrivé à tous, dire NON de manière précipitée parce que l’on n’a pas pris le temps d’évaluer la situation et vouloir revenir sur le refus. Il n’y a aucune conséquences négatives sur l’enfant à revisiter un NON. Il s’agit juste de préciser « oups, maman n’avait pas vu qu’il avait arrêté de pleuvoir, oui tu peux sortir en fait ! ». L’enfant est heureux pour deux raisons, 1/ il sort. 2/ Son parent a reconnu s’être trompé et l’a pris en compte, l’enfant se sent vu.  Enfin, je conseille aux parents de ne pas hésiter à demander à son enfant comment il pourrait s’améliorer. En tant que parent, cela nous permet d’avoir accès à comment l’enfant nous perçoit. Cela permet de lancer une conversation et d’évaluer avec lui les efforts que le parent doit faire mais aussi ceux de l’enfant. Par exemple, un enfant qui répond « je n’aime pas quand tu cries », le parent peut rétorquer « c’est vrai, je crie facilement, mais toi, tu refuses d’écouter et tu es toujours à me répondre. Si on faisait un pacte, tu écoutes et je cris moins ». Chacun fait des efforts, et parfois y arrive et d’autre fois, échoue. L’important, c’est d’essayer ensemble.

Dire NON est essentiel et fait partie intégrante de l’éducation. Etre un  parent c’est dire NON, imposer des contraintes, donner des ordres. C’est être désagréable ! Et il faut le dire, même si ce n’est pas toujours facile de porter une casquette de méchant, c’est plus facile pour tout le monde quand les règles sont définies et respectées !! 

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Published by Elodie CINGAL - dans Parentalité
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 06:22

Nous trouvons dans beaucoup de bons livres des conseils, des explications sur le développement de l’enfant. Ce que ne disent pas souvent ces livres, c’est comment être de bons parents dans notre comportement ! Que transmettons-nous à notre enfant quand nous interagissons avec notre compagnon et avec l’environnement. Nous ne sommes pas figé, l’extérieur nous touche et nous pousse à nous adapter.

 A partir de l’article « qu’est ce qui fait de bons parents » du magazine « Cerveau & Psycho » et une étude effectuée durant dix ans auprès de 2000 parents, il est possible de faire un petit bilan sur le pronostic santé psychologique de son enfant. Mais, surtout, il sera possible de faire un petit retour sur soi et revisiter l’apparente relation conjugale et sociale au profit de la compétence parentale.  Chaque parent pourra s’améliorer en appliquant un peu plus les dix commandements parentaux. Les commandements s parentaux sont en fait des compétences. Ce qui est nouveau ici c’est que l’on comprend que la parentalité peut s’enseigner et donc s’améliorer.

Certaines compétences vous sembleront évidentes et d’autres nouvelles.  Elles seront présentées par ordre décroissant d’importance.

1/ Amour et affection : cette compétence, évidente, est essentielle. Montrer amour et affection à son enfant lui permettra de développer une bonne estime de soi et un narcissisme fort. Cette compétence passera également par des activités concrètes, s’occuper de lui, jouer (ce qui n’est pas une obligation parentale. Cessons de culpabiliser les parents qui n’aiment pas jouer avec leur enfant. Il est toujours possible de faire autre chose que jouer : du sport, cuisiner, faire le ménage avec lui, se promener, le regarder, discuter…etc. C’est la notion de faire ensemble qui compte et non pas le jeu en soi qui peut appartenir à un autre enfant ou adulte). 

2/ Gestion du stress : Que se passe t-il lorsque l’on est stressé ? On n’est plus disponible pour l’enfant et donc on lui montre moins d’amour et d’affection. De plus, lorsque notre tête est prise par un stress, l’enfant par mimétisme se sent concerné. Il peut même se rendre responsable. Une patiente me racontait comment, petite, elle passait son temps à essayer de se frayer un chemin dans la vie de sa mère, comment elle se retrouvait toujours en position de réclamer du temps à sa mère, stressée par son travail. Elle se sentait pesante pour sa mère, pas belle, pas attirante et donc pas aimable au sens premier du terme. Aujourd’hui, elle est persuadée que les gens la trouvent ennuyante ! Trouvez des techniques pour gérer votre stress, pour vous libérer la tête afin de pouvoir accueillir spontanément les demandes de vos enfants.

3/Compétences relationnelles : Montrer à son enfant que papa et maman s’aiment et se respectent. L’enfant observe la qualité de vos relations conjugales et se basent sur vos interactions pour comprendre les relations humaines. Si votre enfant vous entend insulter l’autre ou vous faire insulter, un conflit de loyauté naitra dans un premier temps puis un dysfonctionnement affectif qui sera la marque de ses relations futures.  N’hésitez pas faire preuve de votre affection devant les enfants ; Prenez vous dans les bras, enlacez vous. Lorsque vous vous disputez, pensez à bien rassurer l’enfant sur son caractère ponctuel et que la dispute ne remet pas en question vos sentiments amoureux.

4/ Autonomie et indépendance : encourager l’enfant à faire des choses seules et à grandir. Le rassurer quand il s’éloigne de vous au sens propre comme au figuré lui donnera une assurance pour s’affronter à la vie. Un parent qui voit le danger partout et qui tend à le signaler transmet à son enfant une peur impalpable, incompréhensible de la vie et donc des autres. L’enfant peut développer des angoisses de rapprochement plus tard. Il est normal que les mères  aient des difficultés à laisser partir l’enfant et à le faire s’expérimenter à la vie. C’est le propre de l’homme de favoriser et d’encourager l’enfant à prendre des risques (il est donc nécessaire de s’assurer en cas de séparation que l’enfant aura accès au moins un tiers du temps à son père).

5/ Education et apprentissage : donner à l’enfant des occasions d’apprendre et l’encourager, c’est lui montrer la confiance qu’on lui porte. C’est lui monter que l’on croit en ses compétences et en ses valeurs.

6/ Compétences de vie quotidienne : Je cite simplement l’article car c’est explicite « subvenir aux besoins de l’enfant, assurer des revenus stables et former des projets d’avenir ».

7/ contrôle du comportement : Il est important de donner des limites à l’enfant, c’est lui apprendre à se balader dans le social. Où en sommes-nous avec la punition ? Comment faire pour éduquer un enfant qui veut toujours tester nos limites et nous pousser à bout ? Récompenser les comportements positifs et ne punir que lorsqu’ignorer ou d’autres méthodes ne fonctionnent pas. Certains enfants sont sensibles à la rationalisation, à l’explication, d’autre au fait d’être ignoré et laissé de coté… Il s’agit d’observer son enfant et de savoir utiliser pour chacun la méthode qui fonctionne. Si rien ne fonctionne, alors on peut avoir recours à la punition. Je m’oppose rigoureusement  à la fessée et autre châtiment corporel. La fessée n’est que l’expression d’un parent qui ne prend pas le temps de chercher ailleurs la solution. Elle n’est que la preuve de la limite parentale.  Il suffit souvent de menacer l’enfant de le priver de quelque chose qu’il souhaite ou, parfois quand il faut être plus sévère, l’en priver.  La punition doit être juste et proportionnelle à la bêtise, c’est au fond ce qui importe le plus.

8/ Santé : faire attention à sa santé : bien manger et avoir une activité physique.  C’est tout simplement apprendre à son enfant à faire attention à lui-même.

9/ Spiritualité : Je cite « Si cela ne choque pas vos convictions, encourager le développement spirituel ou religieux et participer à des activités associés »

10/ Sécurité : Donner à l’enfant un cadre de vie sécurisant. Cela signifie être attentif à son enfant et lui donner cette sensation d’être en sécurité. Un enfant qui ne se sent pas en sécurité développe une forme d’hyper-vigilance qui nuit à son développement. Il utilise de l’énergie au service de sa protection au lieu de la mettre au service de ses apprentissages. C’est l’une des raisons pour laquelle il est fait campagne contre les violences conjugales. Même si l’enfant n’est pas abusé, il est témoin et apprend à observer à l’excès son environnement pour évaluer sa dangerosité afin de pouvoir s’adapter ou s’éloigner.

Je tiens à rassurer tous les parents lecteurs, il n’existe pas de parents parfaits. Parfois, nous sommes compétents et parfois moins. Parfois, les événements de la vie nous rendent stressés, irascibles, possessifs. Et parfois, nous sommes très à l’écoute. Parfois, nous pouvons dire que nous sommes fantastiques car il y a au moins 7 compétences que nous appliquons avec notre enfant, et parfois juste deux. Cet article n’a pas vocation à culpabiliser, mais plutôt à revaloriser ce qui est en jeu dans la parentalité.  Heureusement, même dans la parentalité, rien n’est figé !!

CERVEAU & PSYCHO N°44 – BIMESTRIEL MARS-AVRIL 2011 - LES 10 COMMANDEMENTS DE LA PARENTALITE

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 21:31

 

Le "EN BREF" de l'article Les nouveaux pères (P24)

  • Depuis environ 50 ans, la paternité a beaucoup évolué. Les pères passent deux à trois fois plus de temps à s'occuper de leurs enfants.
  • Chez les jeunes pères, la concentration de prolactine augemente, celle de la testostérone diminue. 
  • Les pères favorisent chez leur enfant, l'acquisition du langage et certaines capacités cognitives. Ils les encouragent à prendre des risques
  • Certaines mères ont des difficultés à partager les soins aux petits, surtout si elles ont une faible estime de soi."

 

 L'ESSENTIEL CERVEAU&PSYCHO - N° 5 - FÉVRIER - AVRIL 2011

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