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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 09:20
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 16:56
Les auteur(e)s de violence

Une femme rejoint son compagnon au restaurant . Elle est un peu en avance, et l’attend devant l’entrée. Elle voit son amoureux au loin s’avancer vers lui. Elle est heureuse. Elle lui sourit. Il ne réagit pas. Il lui décroche un sourire à quelques mètres d’elle. Quand il arrive, elle lui fait une crise « J’en ai marre. Faut toujours que tu m’humilies. Je te fais un sourire et tu me snobes…. ». Il ne réagit pas, se renferme et espère que cela va passer. Elle, pas du tout contente, en rajoute. Elle veut une réaction. Lui, bloqué dans le silence. Ils vont au restau, ambiance tendue. De retour à la maison, elle revient sur les faits. Elle a beau lui demander pourquoi il lui fait cela, il ne répond pas. Au bout d’un moment, elle craque et lui envoie sa brosse à cheveux à la figure. Il réagit et lui demande de se calmer. Elle ramasse autre chose et le lui lance. Elle le pousse ( et éventuellement lui frappe les épaules…) Et ainsi de suite pendant plusieurs dizaines de minutes voire une heure.

Un homme rentre chez lui un soir, fatigué de sa journée mais de bonne humeur. Il embrasse sa femme, il embrasse ses enfants et se repose un peu. Tout le monde passe à table. Il goute son plat et regarde sa femme et lui dit « tu as salé le plat ? ». Sa femme se contracte directement, ses yeux s’agrandissent et expriment l’effroi. Et la main part. Son mari vient de la gifler.

Un ado est tranquille dans sa chambre à jouer de la guitare. Ses devoirs sont terminés. Il a fini toutes les taches qu’il doit normalement faire. Sa mère entre et lui demande de faire quelque chose. Il fait oui oui. Et ne fait rien. Un ado, sans surprise !! Sa mère revient et insiste. Elle lui reproche de ne jamais rien faire et s’énerve. L’ado commence à répondre. La mère tente d’avoir gain de cause. Elle le prend par le bras pour le faire se lever. Il lui prend le bras et la repousse. Sa mère s’agite et il lui retourne une gifle.

Ces trois histoires sont vraies. J’ai rencontré soit la victime soit l’auteur de violence.

La violence n’a pas de sexe ni d’âge, n’est ni pauvre ni riche. La violence peut venir de partout et a des différentes formes. La violence est souvent cachée et entraine un sentiment très fort de honte pour celui qui la subit mais aussi pour celui qui la prodigue (à l’exclusion des profils psychiatriques tels que les pervers, les psychopathes….).

Un auteur de violence ne s’en prend pas forcément au plus faible. J’ai vu un homme 1m80, 90kg arriver à mon cabinet avec une lèvre fendue par sa femme d’1m60, 45 kg. La violence n’est pas liée à à la force physique et/ou psychologique.

En thérapie, pour aider un auteur de violence à mieux se maitriser, il faut commencer par regarder ce qui chez lui est douloureux. Il faut en fait voir en quoi il se sent victime de celui qu’il a frappé ou insulté. Les auteurs de violence passent à l’acte parce que, justement, ils se sentent vulnérables.

La violence a normalement une fonction défensive. C’est un mécanisme reflexe de défense. La violence est utilisée pour se défendre d’un danger réel qui met en péril son équilibre ou celui d’un proche. Quelqu’un rentre chez moi par effraction, j’ai cette réaction reflexe et même décuplée d’attaquer afin de paralyser le danger. Cette violence est normale et adaptée.

Or, aujourd’hui dans notre société, il est rare que l’on soit confronté à des dangers réels et pourtant la violence continue d’exister.

Pourquoi un individu réagit-il avec violence face à une situation anodine ? Parce que la notion de danger varie d’une personne à une autre. Ce qui fait sourire l’un est agressif pour l’autre. Prenons cet homme qui donne une gifle à sa femme parce qu’elle a salé un plat. De son point de vue, il a été agressé par sa femme. Parce qu’il manque de sécurité intérieure, parce qu’il a une difficulté profonde à intégrer qu’il est aimé et que sa femme le voit et l’aime réellement, il accorde de l’importance à des détails qui viendront lui prouver qu’il est en sécurité dans son couple.

Cet homme a un défaut de perception et, de fait, d’analyse de la situation. Il confond un fait anodin comme saler un plat avec une preuve d’amour. Pour lui, comme sa femme SAIT depuis très longtemps qu’il n’aime pas le sel, cela prouve que ce manquement a été dirigé CONTRE lui. Il n’a pas la capacité à prendre de la hauteur face à l’évènement. Si elle sait, c’est qu’elle ne le prend pas en compte et donc, elle ne l’aime pas. Sa tête explose, ses pensées se bousculent et il n’a plus la capacité à élaborer la situation. Il déborde émotionnellement ; Et le seul moyen qu’il a de retrouver un calme intérieur, c’est de rendre la violence qu’il a ressenti. Il y a une vraie volonté de faire mal et de rendre la douleur / le danger qu’il ressent mais en réalité, la victime n’est plus perçue comme une personne ; La victime n’est plus qu’un stimulus négatif dont on doit se débarrasser. Il veut faire mal au stimulus, à la cause de sa fouleur, pas à sa femme. Mais comme dans sa tête tout a explosé, ses idées ne lui permettent pas de distinguer l’être humain de la cause de sa douleur.

On voit bien qu’au départ ce sont les fondations insécures et les angoisses envahissantes qui provoquent la violence, pas le fait accusé.

En thérapie, les auteurs de violence apprennent à comprendre ce qui déclenche le sentiment qui déborde : la colère, la frustration, la haine, le désespoir, la persécution, l’abandon, ... Ils apprennent à trouver d’autres manières de gérer leurs émotions et à mieux verbaliser ce qui les dépasse. Par exemple, cet homme aurait pu commencer par relativiser et se dire que sur une échelle de 0 à 10, oublier de ne pas mettre de sel n’est pas important. Il apprendra aussi à comprendre que ce qui se cache derrière c’est sa peur d’être désaimé. Il peut alors commencer par demander à sa femme si cet oubli est l’expression d’une diminution de son amour, s’il est en DANGER dans son couple. Il apprendra à prendre en compte ses peurs et à mieux les maitriser et les élaborer. In fine, par cette exploration intérieure, il apprendra même à ressentir l’amour qu’il ne parvient pas à voir encore.

Les auteurs de violence souffrent énormément parce que malgré eux, ils détruisent tout, ce qui les enferme dans une honte. Cette honte d’être violent vient malheureusement renforcer son recours. Alors que le violent cherche à être aimé, ils éloignent les autres et s’isolent.

Si moi, psychologue, j’ai de l’empathie pour les auteurs de violence, je tiens à préciser que je ne l’approuve pas. Si moi, psy, je ne veux que les aider, et mieux comprendre pourquoi ils sont ainsi, j’encourage toutes les victimes à ne jamais se poser la question de pourquoi mais uniquement à regarder l’impact de cette violence sur elles, émotionnellement, affectivement, socialement, parentalement…. les victimes de violence ne peuvent réellement rien faire pour améliorer leurs situations, ce sont les auteurs qui doivent se soigner avec un professionnel. Ce n’est pas le job d’un(e) partenaire, ni d’un(e) ami(e). Le problème ne vient pas des victimes mais des auteurs qui intrinsèquement ne savent pas lire les messages et ont tendance à ne voir que ce qui renforce leur sentiment d’insécurité.

Il est illégal en France de frapper, insulter, menacer, harceler…. Seul le point de la légalité doit interpeller ; il n’existe aucune excuse légitime à avoir recours à la violence. L’auteur est excusable uniquement lorsqu’il commence ce cheminement de reconnaitre sa difficulté et de se faire soigner.

Une femme rejoint son compagnon au restaurant . Elle est un peu en avance, et l’attend devant l’entrée. Elle voit son amoureux au loin s’avancer vers lui. Elle est heureuse. Elle lui sourit. Il ne réagit pas. Il lui décroche un sourire à quelques mètres d’elle. Quand il arrive, elle lui fait une crise « J’en ai marre. Faut toujours que tu m’humilies. Je te fais un sourire et tu me snobes…. ». Il ne réagit pas, se renferme et espère que cela va passer. Elle, pas du tout contente, en rajoute. Elle veut une réaction. Lui, bloqué dans le silence. Ils vont au restau, ambiance tendue. De retour à la maison, elle revient sur les faits. Elle a beau lui demander pourquoi il lui fait cela, il ne répond pas. Au bout d’un moment, elle craque et lui envoie sa brosse à cheveux à la figure. Il réagit et lui demande de se calmer. Elle ramasse autre chose et le lui lance. Elle le pousse ( et éventuellement lui frappe les épaules…) Et ainsi de suite pendant plusieurs dizaines de minutes voire une heure.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 11:20
Les conséquences sur les enfants  de la maltraitance psychologique entre les parents :

Quand une personne est maltraitée dans son, couple, j’entends régulièrement « tant que cela ne touche pas mes enfants, ce n’est pas grave !! ». Ce qui pousse les victimes à se séparer, homme ou femme, c’est lorsque l’auteur de violence commence à s’en prendre aux enfants. Cependant et malheureusement, l’enfant peut ne pas être maltraité directement et pour autant en souffrir. Il est donc important de comprendre en quoi le fait d’être témoin de violence psychologique heurte les enfants.

Un article simple sur les conséquences sur les enfants de la maltraitance psychologique au sein du couple me semble indispensable. Je ne vais m’intéresser qu’à la maltraitance psychologique entre les parents et non celle physique car il existe déjà beaucoup d’informations sur le sujet, dont https://www.youtube.com/watch?v=tJg5m6yNAh4.

Cet article n’a pas pour but de culpabiliser les parents qui n’ont pas pu identifier cette violence suffisamment tôt. N’oublions pas que personne n’est à l’abri d’en être victime. Et cette violence est la plus difficile à identifier, la plus perfide. Il est donc très difficile de s’en dégager.

Il est possible de parler de maltraitance psychologique dans le couple lorsque l’on retrouve de manière répétée et dans la durée :

-une dimension de haine d’un parent envers l’autre se manifestant par le déni de la subjectivité vécue (nier ce que l’autre peut ressentir, le narguer, se moquer….),

-une forme d’intrusion physique (pénétrer une pièce intime, ne pas respecter une distance avec l’autre..)

-Une intrusion psychologique (être imprévisible, instabilité émotionnelle, valeur changeante…) ,

-du rejet, de l’indifférence, de la dévalorisation, des humiliations de toutes sortes…

Il en résulte inévitablement une grande souffrance narcissique chez la victime et une forme de plaisir lié à la maltraitance de la part de son auteur.

La souffrance narcissique est un désinvestissement de l’intérêt que l’on se porte qui permet de se sentir bien dans sa peau. L’estime de soi diminue, la croyance en le fait de mériter l’amour de l’autre disparait et il n’y a plus de sentiment d’unité et cohésion de soi.

Si l’on prend en compte le fait que la victime de maltraitance psychologique finit par être l’ombre d’elle-même et que l’auteur de violence n’est pas fiable, que se passe t-il pour l’enfant qui regarde ces deux parents fragiles au quotidien ?

Un enfant a besoin de sécurité psychique avant tout. Il doit pouvoir s’en remettre aux adultes qui l’entourent pour pouvoir se construire. Il grandit par identification (projection et introjection des traits de personnalités, des émotions, de la gestion du stress…. ). Or, dans une famille où un parent n’est plus et un autre qui est dans la toute puissance, l’enfant passe au second plan.

Aucun parent ne parvient à le voir. Sa demande est nulle et non avenue.

La victime estimera la demande de l’enfant en fonction l’auteur de violence. Elle se positionnera avant tout dans l’évitement de ce qui activera sa colère. Et celui-ci n’entendra que ce qui servira son plaisir à faire mal. L’enfant est donc tantôt source de problème pour l’un et tantôt excuse de maltraitance pour l’autre. L’enfant reste quoiqu’il arrive au second plan et il n’est pas pris en compte pour lui-même.

Cela n’est pas sans effet sur lui. Il ne peut intégrer les interdits fondateurs de sa personnalité. Plus simplement il grandit et intègre des règles contradictoires qui empêchent une unité psychique.

On retrouve souvent des enfants qui se transforment en tornade anxieuse et qui créé de la destruction. L’école les signale régulièrement pour un souci d’agressivité, pour irrespect, pour comportement excessif et inapproprié… les parents, grands-parents, voisins n’en peuvent plus de devoir les canaliser.

Il n’y pas de tempérance chez ces enfants. Mais surtout il y a une grande souffrance intériorisée qui ne peut s’exprimer que par un comportement inapproprié.

Ces enfants finissent souvent pas s’identifier à l’un des parents pour pouvoir survivre.

Comme une stratégie d’adaptation, ils choisissent celui qui leur semblera le plus réconfortant ou le moins menaçant selon ses prédispositions. Dans le cas de l’identification au parent lésé, l’enfant se sentira responsable de devoir l’aider. Il aura à long terme un très fort sentiment d’échec et d’impuissance. Il se pensera peu méritant de l’amour d’autrui.

Dans le cas de l’identification à l’auteur de violence, on va se retrouver avec une dynamique de violence familiale. L’enfant participera activement à faire souffrir l’autre parent. Il ressentira une forte culpabilité et une très grande rigidité dans l’acceptation de la différence chez l’autre. Il aura un fort besoin de contrôle sur les autres. Il ne sera pas systématiquement violent mais il présentera plutôt une méfiance dans ses relations aux autres.

Les deux enfants seront quoiqu’il arrive fragiles d’un point de vue narcissique et auront des relations à autrui très insécures.

Dans une fratrie, il n’est pas rare de voir des enfants se désolidariser pour s’identifier à chacun des parents. L’enfant ne trouve alors de réconfort auprès de personne.

J’ose donc dire au parent qui a le sentiment que quelque chose ne va pas dans son couple de ne pas attendre. S’il sent que la relation glisse, qu’il s’aime de moins en moins, qu’il a le sentiment de toujours mal faire, qu’il aille consulter un psy pour comprendre s’il y a un problème de maltraitance psychologique.

Le discours commun à toutes les victimes, c’est qu’elles n’ont pas écouté leur intuition et s’en sont remises à l’auteur de violence. VERIFIEZ, il y a aussi ce petit enfant au milieu.

Image : http://www.yvelines.fr/2012/10/05/le-dialogue-pour-resoudre-les-conflits/
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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:18

affiche colloque 2011

 

Brisons le tabous et travaillons à défendre les victimes de mauvais traitements! Homme Et Femmes !!

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 07:05

linkimage-plaquette.JPG

 

Nul n'ignore que je soutiens la cause de SOS Hommes Battus!! 

Nul n'ignore que je soutiens la cause des femmes battues!! 

 

Nul n'ignore que la maltraitance aux femmes est connues et reconnues et celle faites aux hommes touche à un tabou! 

Toute personne victime de mauvais traitement devrait pouvoir recevoir du soutien!! 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 06:54

Du milieu du XVIe siècle jusqu’en 1791, date de la constitution, l’impuissance était punie par la loi.

L’église considérait qu’un homme, en se mariant, devait honorer sa femme. L’impuissance était donc vue comme un viol délibéré du sacrement du mariage et un manque de respect pour l’église.

Durant cette période, on considérait que si un homme se mariait alors qu’il avait des troubles de l’érection, il trompait sa femme sur sa valeur. « Ils offrent une apparence mâle équivoque aux femmes qu’ils épousent. Ils ne sont pas en réalité de « vrais » hommes puisque leur virilité est défaillante. La femme est considérée comme dupée lorsqu’elle découvre la vérité le soir dans son lit de noces »(1).

Dans ces cas là, l’homme pouvait passer devant le tribunal de l’impuissance. Ce tribunal devait juger si la femme disait vrai et si c’était le cas, punir le mari qui en échange devait  accepter le divorce et donner des dommages et intérêts.

La demande de la femme était d’autant plus prise au sérieux que celle-ci était dorénavant dévalorisée sur le marché du mariage. Le dépucelage ayant été impossible du fait de l’impuissance de son mari, elle était considérée comme « une patiente privée de soins »(1).

Certaines femmes profitaient de ce tribunal pour humilier et ridiculiser leurs époux publiquement, et c’est pour cela que le tribunal devait mettre en place une procédure pour prouver ce trouble de l’érection.

 Le procès devait décider de l’origine de la dysérection car toute impuissance ne devait entraîner la nullité du mariage.

Toute impuissance incurable et naturelle entraîne la nullité du mariage et l’interdiction de se remarier. L’impuissance provenant de mutilation ou maladie n’entraîne pas systématiquement la nullité du mariage. Les impuissances d’origine magique, surnaturelle ou par maléfice ne sont pas passibles de punition car curables.


La procédure se déroulait en cinq étapes :

1/ L’aveu du mari

2/ L’enquête de voisinage avec des témoignages de la famille, voisins qui pouvaient affirmer

ou infirmer l’impuissance de l’époux.

3/ L’épreuve probatoire de trois ans ou habitation triennale

4/ L’expertise médicale : on interrogeait individuellement chacun des époux.

Ainsi, on évaluait la virilité ou l’impuissance du mari et on se prononçait sur la virginité

ou défloraison de la femme.

5/ L’épreuve du congrès qui consistait en des travaux pratiques. Face à cinq matrones,

cinq chirurgiens et cinq médecins, les époux devaient consommer le mariage.

L’homme pouvait choisir la date et le lieu. 


Cependant, on ne connaît qu’un seul homme ayant réussi à prouver le bon fonctionnement de ses organes génitaux. Ce congrès a été aboli en 1677 pour être remplacé par un simple examen des organes génitaux déterminant leur fonctionnement. 

(1). Bonnard  M., Sexualité masculine : Grandeur et défaillances, Ellipses, collection « Vivre et comprendre », 1996. P 14-17

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 05:42

Au moyen-Age, un homme dont la femme le battait était déclaré coupable de ne pas savoir su affirmer sa virilité. Il était condamné, en place publique, à chevaucher un âne à l'envers (la tête sur le "cul" de l’animal) sous les rires et humiliations de la population. 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:47

La violence conjugale est la violence au sein du couple. C'est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce une domination. Cette domination va s’exprimer de différentes manières : des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles.

La violence n’est pas exclusivement masculine. Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon et un homme tous les 11 jours sous ceux de sa compagne. La violence n’a pas de sexe !!

 

Pour comprendre que la violence peut s’exercer au sein du couple alors même que deux personnes s’aiment et se promettent respect et projet, il s’agit de comprendre ce qui est en jeu dans un couple.

 

1.1  Qu’est ce qu’un couple ? Comment définir un couple ?

 

 

Commençons par le commencement. Chaque partenaire a crée sa vie psychique pendant son enfance, son adolescence et la vie d’adulte avant la rencontre de l’autre. Chacun vient donc tout naturellement avec une histoire propre qui aura permis la constitution de liens avec autrui : le lien de filiation (père ou mère – enfant. J. Guyotat définit le lien de filiation comme ce par quoi un individu se situe et est situé dans le groupe auquel il appartient, par rapport à ses ascendants et descendants qu’ils soient réels ou imaginaires.) et le lien de consanguinité (frère/sœur, mère - père /oncle –tante).

La rencontre de ses deux partenaires va engendrer la création d’un nouveau lien et c’est ce lien qui va venir constituer le couple : le lien d’alliance : mari/femme

 

Dans une thérapie de couple, le thérapeute devra travailler sur ces 3 types de liens.

 

Ces liens distincts composent le couple et ne sont pas interchangeables. Cela signifie que nous ne pouvons envisager une fonction maritale sans la situer en fonction de ces trois liens.

 

Le lien d’alliance est  donc la rencontre entre deux psychismes (deux personnes).

Ce lien dépend de ce que l’on appelle des identifications projectives et introjectives. Il s'agit d'une appropriation d’un trait, une représentation, d’un sentiment de l’un par l’autre et réciproquement... Dans le couple, chacun agit comme un miroir pour l’autre. Ce qui nous renvoie forcément à la notion de narcissisme.

Le narcissisme est au cœur de toute construction de couple. Il est l’agent actif qui va tenter d’harmoniser les deux psychismes car chacun est influencé au préalable par le lien de filiation et le lien de consanguinité.  

 

Dans la notion de lien, il faut comprendre deux types de relation – le lien narcissique (expliqué ci-dessus) et le lien libidinal d’objet. Ce dernier est dominé par l’investissement d’objet (de l’autre ou d’une de ses caractéristiques) afin d’assouvir immédiatement un besoin, une pulsion. Ces deux liens vont permettre au couple de perdurer dans la solidité et dans la permanence.

Celui narcissique inscrit le couple dans la durée et dans l’uniformisation des liens libidinaux d’objet. Il s’agit pour durer que chacun souhaite comme un exutoire, assouvir les mêmes pulsions, les mêmes besoins.

Les liens narcissiques font plus appels aux liens d’alliances et sont donc plutôt conscients alors que les liens libidinaux d’objet reposent plus sur le lien de filiation et le lien de consanguinité et sont par conséquent plutôt inconscients.

 

Dans toute relation duelle, le narcissisme tend à unir, niant les limites entre les individus et empiétant sur l’espace individuel de chacun. De manière générale, les liens narcissiques apportent au couple des affects rassurants et contenants. Ils n’ont pas pour fonction de produire des affects déplaisants. Déplaisir et souffrance apparaissent donc lorsque les liens narcissiques ne sont plus assez manifestes. 

 

Lorsque nous nous retrouvons face à des pathologies conjugales, il est possible de retrouver ce jeu de bascule entre ces deux liens qui ne combattent pas pour la même chose. L’un tend à maintenir l’uniformisation, l’autre met en scène des liens de son enfance, les deux individus ne parviennent plus à se « narcissiser » … Le conflit apparait.

 

1.2  La violence dans le couple

 

L’origine de la fragilité d’un couple est le déséquilibre entre les liens narcissiques et les liens libidinaux d’objet. Ce déséquilibre peut donner deux situations différentes :

-                      Les liens narcissiques biaisent les liens libidinaux comme chez les couples très fusionnels où les partenaires s’ignorent l’un et l’autre.

-                      Les liens libidinaux sont supérieurs aux liens narcissiques comme chez les couples où les images parentales sont trop présentes et envahissent la relation. Ce couple rencontre des difficultés  à trouver une identité contenante.

 

Dès lors que nous comprenons que dans un couple se joue une relation qui s’origine ailleurs (père, mère, oncle, frère, sœur…), que cette relation pousse à vouloir réparer, rigidifier, provoquer, … des choses à travers l’autre, son partenaire, nous pouvons entendre que la violence dans un couple est la manifestation de l’impossibilité à mentaliser (comprendre) ce qui frustre, fait souffrir, inhibe.

 

La violence est la manifestation d’une douleur inconsciente qu’il s’agit d’identifier. La violence est une tentative pour rompre un état de tension psychique intolérable. Le passage à l'acte est soudain, impulsif, parfois violent et dangereux, adapté ou non au réel objectif. Il arrive en réponse à un élément déclenchant ou à une situation de tension intérieure.

Au départ, il y a un sentiment : la colère, la frustration, la haine, le désespoir. Celui-ci peu à peu grandit, la capacité à évaluer de manière rationnelle disparait et le sujet devient tout entier ce sentiment. Il y a un trop plein et le recours à la violence arrive alors tel un exutoire nécessaire pour apaiser enfin ce sentiment douloureux.

 

Dans le couple, parce qu’il n’est pas possible de comprendre que la tension psychique s’origine ailleurs, le passage à l’acte se fait sur le/la conjoint/e.

 

Puisque c’est l’impossibilité de mentaliser, verbaliser, comprendre l’origine d’une souffrance, une frustration et que tout à chacun est confronté à cette sensation, pourquoi certains passent-ils à l’acte et pas d’autres ?

Lorsque nous investiguons auprès des auteurs (es) de violence, nous constatons que, souvent,  ces personnes ont elles-mêmes été victimes ou témoins de violences conjugales ou familiales. L’autorisation au passage à l’acte est liée au fait que, enfant, la violence était banalisée. Cet auteur n’aura pas su se détacher du fonctionnement familial et reproduira ce qu’il connait.

La violence est un moyen de reprendre le contrôle sur soi et ses angoisses. C’est d’abord un outil de domination dans le couple pour remettre l’autre à distance.

 

Y. Dallaire a développé la notion de violence conjugale en apportant l’idée de participations réciproques. Chaque intervention d’un des participants entrainerait des réactions réciproques de plus en plus divergentes et émotives, escaladant la probabilité du passage à l’acte. 

 

1.3  L’auteur de violence conjugale

 

Il n’existe pas de profil type d’individu violent. Néanmoins, certaines caractéristiques seraient fréquemment retrouvées chez ces auteurs(es) de violence conjugale :

-                      des antécédents de violence familiale dans l’enfance

-                      de la détresse psychologique 

-                      des troubles de la personnalité 

-                      des conduites d’attachement dysfonctionnelles (liés aux liens de filiation et de consanguinité : angoisse d’abandon, angoisse de rapprochement ou liée à l’intimité, angoisse de dévoration… 

-                      de l’hostilité, de la colère, intolérance à la frustration 

-                      Tendance à la dépendance : affective ou à des substances 

-                      Faibles habilités sociales  

-                      Faible capacité à la verbalisation, à mentaliser 

 

Marthe est venue me consulter afin de comprendre pourquoi elle n’avait pas su contrôler sa violence envers son conjoint à trois reprises. Marthe, elle-même, fille de parents violents voulaient casser le processus de violence qu’elle voyait se reproduire chez ses autres frères et sœurs.

Derrière la façade évidente de parents violents se cache une autre réalité, celle des angoisses et des stratégies mises en place pour pouvoir grandir dans une moindre douleur. L’histoire de Marthe est assez éloquente à ce sujet.

 

Marthe et Eric se sont rencontrés alors qu’Eric était toujours marié à sa première femme. Ils ont eu un coup de foudre mais ne se sont avoué leur sentiment qu’après un an de relation extraconjugale. Marthe, bien que malheureuse du caractère secret de sa relation à Eric, se sentait en sécurité avec lui. En effet, Marthe avait très peur de rentrer en contact avec un homme. Cette peur de se laisser aller à être en totalité avec un homme s’explique par la relation qu’elle a eu avec sa mère, 1er objet d’attachement, 1ère personne auprès de qui elle aura appris à s’en remettre.

Dans cette relation très ambivalente avec sa mère dès toute petite, Marthe a mis en place un comportement double pour se protéger.

  • D’un coté, elle se positionne dans la réclamation d’amour, ce qui explique les échecs de ses couples précédents et le choix actuel d’un amoureux non disponible. La réclamation d’amour dénote d’une peur de se voir dévorer par l’autre et donc d’un besoin de le maintenir à distance. Lorsque Marthe réclame de l’attention, de l’amour à son compagnon, elle s’assure alors de la distance entre eux. Cette relation secrète avec Eric lui permet donc de conserver cette distance nécessaire à préserver ses angoisses. Elle a alors le sentiment d’être en sécurité.
  • De l’autre coté, elle manifeste sa souffrance par l’agressivité. C’est le trait qu’elle utilisait préférentiellement pour attirer l’attention de sa mère quand elle était petite. Elle avait constaté que la douceur, la tristesse, l’amour, la maladie laissaient sa mère indifférente. L’agressivité et le conflit provoquait chez sa mère une réaction. Elle a donc appris à utiliser en priorité des traits négatifs pour attirer l’attention et l’amour des gens qu’elle aime.

 

 Eric divorcera et s’installera avec Marthe au bout de deux ans. Marthe, jusqu’ici célibataire sans enfants, se confronte à la vie de couple et prend le rôle de belle-mère (Eric a deux enfants en bas âge). Quelques mois après avoir emménagé ensemble, Marthe se montre irascible, intolérante à la frustration et présente des angoisses de plus en plus accaparantes. Elle fait « des crises » régulièrement à son conjoint. Marthe passe trois fois à l’acte et provoque des conflits entre elle et son conjoint. Elle dira « je voulais qu’il me frappe. Et comme il ne réagissait pas, je lui ai lancé des objets pour le faire réagir. Quand il a essayé de sortir, je lui ai barré la route en le poussant, le mordant et en le frappant aux épaules ». 

Pour pouvoir aider une personne auteure de violence conjugale, il s’agit de commencer par comprendre en quoi cette personne est victime. Quel est l’objet de sa souffrance ?

 

Après plusieurs séances et une forte concentration sur son schéma familial, il a été possible de faire ressortir les points suivants :

-                      Faille dans le lien de filiation : Nous avons expliqué plus haut les stratégies que Marthe utilisait en réaction aux liens l’unissant à sa mère. Sa mère, très cassée par la vie, fera preuve de peu de disposition à la maternité. Marthe dira qu’elle était le fardeau de sa mère. Ses parents ont divorcé quand elle était petite et elle n’a plus vu son père. Elle a donc une mère incapable d’empathie et un père absent. Elle rencontre son beau-père à 3 ans et celui-ci ne lui témoignera que peu d’affection mais s’occupera très bien matériellement de la famille. C’était un homme imprévisible faisant preuve de violence. A l’adolescence, Sa mère devient alcoolique. Marthe exprime une grande colère contre sa mère qui n’a pas su la protéger de son beau-père et qui a même utiliser cette violence afin d’obtenir des faveurs de celui-ci. Sa mère frappait également régulièrement Marthe. Marthe ne croit pas que sa mère frappait les autres enfants.

-                      L’histoire conjugale de sa mère : sa mère a connu son 2ème mari alors qu’elle était encore en couple avec le père de Marthe. Elle quittera le père de Marthe soudainement pour aller vivre avec son amant alors que celui-ci était retourné vivre avec sa 1ère femme. Eric a quitté sa 1ère femme pour aller vivre avec sa maitresse, Marthe, puis retournera temporairement vers sa femme dans une dernière tentative de réconciliation. Marthe et sa mère ont toutes deux été la maitresse d’un homme qui est retourné vivre temporairement avec sa femme et qui finira pas les choisir.

-                      La situation de beau-parent : Marthe n’a connu que son beau-père avec qui elle entretient une relation ambivalente. Sa mère lui a transmis la peur de l’inceste (alors même que l’inceste n’a jamais existé avec son beau père) et lui a donné le rôle de maman auprès de son petit frère. Le petit frère est né alors que leur mère, devenue alcoolique, ne pouvait plus assumer ses tâches parentales. Marthe se pose beaucoup de question sur sa place de belle-mère et s’identifie à son beau-père pour comprendre les enjeux.

 

Avec ses trois éléments essentiels, il est alors possible de comprendre que Marthe vivait l’histoire de sa mère et continuait à ne prendre que des places instables dans ses liens amoureux. Femme-maitresse, belle-mère, aucunes places tangibles. Marthe a découvert qu’elle souhaitait inconsciemment le divorce de ses parents. A chaque conflit, plusieurs choses se jouaient :

  1. elle reproduisait les fonctionnements du lien d’amour qu’elle connait : le conflit et la violence
  2. Elle exprimait ce qu’elle n’avait réussi à mentaliser : le désir de voir ses parents divorcer. Durant les conflits avec Eric, elle prenait le rôle de sa mère où elle tentait d’exprimer à son beau père son mécontentement. Inconsciemment, elle tentait de provoquer une rupture avec Eric pour se réparer de ce dont elle avait été témoin et complice durant son enfance. Ainsi, sans le comprendre elle repoussait Eric pour se protéger de l’Homme, représentée pour elle comme dangereux
  3. En s’installant avec son conjoint et ses enfants, Marthe a fait violence à ses angoisses de dévoration et à celle d’abandon. Son histoire familiale ne lui a pas appris à s’en remettre à l’autre mais plutôt à maintenir une certaine distance avec les gens. Marthe a appris à se débrouiller seul et à ne jamais devoir dépendre de qui que ce soit. En devenant belle-mère, en souhaitant ne pas être sa mère ni son beau-père, elle s’est épuisée à lutter contre ses angoisses et pulsions.

 

La violence, chez Marthe, peut être considérée comme un mode de régulation de la distance relationnelle.  Elle répond à des angoisses d’envahissement par l’autre ainsi qu’à des angoisses d’abandon. Marthe rejoue dans son couple l’histoire de ses parents et y manifestent des angoisses et défenses antérieurs.

On voit bien dans le cas de Marthe qu’Eric est victime de l’histoire familiale compliquée de Marthe. Cette histoire familiale aura ancrée en Marthe un fonctionnement et des angoisses qui se jouent sur le terrain du couple. Le couple, quel que soit le ou la conjointe, est l’agent activateur d’une problématique familiale en totalité ou en partie.

 

Eric, heureusement pour lui, a rencontré une femme qui a souhaité soigner sa violence. Eric n’a pas eu le temps d’être « happé » par les explications de Marthe et les promesses de changement. Avant de consulter, Marthe accusait Eric de ne pas être à la hauteur, de ne pas la soutenir, de ne pas l’aimer, de ne pas …. Marthe ne pouvait pas exprimer autre chose, ne sachant pas elle-même de quel mal elle souffrait. Eric, amoureux, plein d’empathie, finissait par s’excuser et promettait de faire un effort pour être un meilleur conjoint.

 

Aujourd’hui, Marthe et Eric sont toujours ensembles et les épisodes de violence ont disparu. La thérapie individuelle de Marthe lui a permis de se libérer des carcans familiaux et d’accepter de prendre le risque d’être aimé et d’aimer. 

 

Elodie CINGAL

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