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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 13:46

 Dès que je défends la résidence alternée, je me heurte à des réponses outrées, parfois violentes, m’accusant de vouloir mettre les enfants dans les pattes des parents maltraitants.

Seulement, voilà, la maltraitance sur conjoint ou sur enfant, n’a rien à voir avec le conflit du divorce ou de la séparation.

Reprenons tout simplement la définition de l’OMS sur les violences : « La violence est l'utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d'entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès. »

Ainsi que celle de la maltraitance à  enfant : « La maltraitance à enfant désigne les violences et la négligence envers toute personne de moins de 18 ans. Elle s’entend de toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, de négligence ou de traitement négligent, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir. Parfois, on considère aussi comme une forme de maltraitance le fait d’exposer l’enfant au spectacle de violences entre partenaires intimes. »

 Partant de ces définitions, nous pouvons comprendre que tout parent déjà maltraitant avant la séparation, que ce soit envers son(sa) conjoint(e)  et/ou envers l’enfant doit être isolé de l’enfant (pas privé, mais isolé de l’enfant). Dans un monde où la justice aurait les moyens, nous aurions même des injonctions thérapeutiques systémiques de la familleetc. Mais la justice est imparfaite :-/

 Il est évident qu’en cas de maltraitance de l’un des parents, la résidence exclusive à ce parent et celle alternée doivent être proscrites. Les Droits de Visite (et non d’Hébergement) doivent être sous surveillance. Tout cela va de soi.

Alors, qu’est ce que le conflit dans le divorce ou la séparation ? Car celui qui vit ce conflit se sent maltraité(e), bafoué(e), nié(e), trahi(e), harcelé(e) ... Et il montera, en toute sincérité ou en toute stratégie, un dossier en ce sens. Or, ce n’est pas de la maltraitance.

Au départ, on se sépare et on doit accepter l’inacceptable. Pour certains rester en contact pour les enfants avec l’être le plus haï au monde. Pour d’autres, perdre l’être le plus aimé au monde. Certaines personnes ne le supportent pas et créent des problèmes pour « tuer » l’autre ou pour continuer à exister auprès de l’autre. Ces conflits prennent plusieurs formes et peuvent parfois s’apparenter à de la maltraitance.  On peut y retrouver une forme de harcèlement, de mensonge, de stratégie destructrice, d’injonctions contradictoires bref, tout ce que l’on retrouve dans la maltraitance psychologique. Mais cela dure le temps de la séparation.

Les modes de gardes très inégalitaires entretiennent et renforcent ces conflits et le font durer. Un va se battre pour avoir quelque chose de l’autre (plus de temps avec l’enfant, des infos, des vêtements, une autorité parentale respectée) et l’autre va s’y opposer. Puis au fur et à mesure, cela devient omniprésent pour les deux. Les deux rentrent dans un cercle vicieux.  L’un se sent légitime à faire appliquer le peu que la loi lui donne et harcèle celui qu’il trouve omnipotent. L’autre se sent harcelé, ce qui rend son sentiment d’être maltraité réel et le confirme dans son idée de devoir « tuer » l’autre parent. Ces conflits peuvent durer très longtemps et devenir extrêmement destructeurs pour les deux parents et pour les enfants. C’est pourquoi dans ces conflits, une résidence alternée, même inégalitaire, est nécessaire. Celui qui veut quelque chose l’a obtenu et dépend moins de l’autre. Celui à qui on a pris quelque chose finit par s’y habituer et subira moins le harcèlement. Les échanges houleux vont progressivement disparaitre et même devenir cordiaux. Le temps fera son travail d’apaisement.

Si le mode de garde reste inégal, le conflit va perdurer et s’installer. Et alors, on peut dire qu’une nouvelle forme de maltraitance est née. Et cette maltraitance n’a même pas de coupable, les deux parents sont à la fois auteurs et victimes. Pendant ce temps là, les enfants trinquent.

Pour réussir à distinguer ce qui est de l’ordre de la maltraitance ou du conflit dans la séparation, il s’agit de regarder avant la séparation si cette maltraitance existait (et sur la vie entière du couple, pas sur les derniers mois où on se déchirait). En ce qui concerne celle psychologique, elle est difficile à identifier et à prouver. Il s’agit alors de faire confiance à un psychologue, spécialisé en criminologie ou victimologie, pour distinguer ce qui est de l’ordre de la croyance et de la réalité. Je reçois aussi des individus qui se pensent maltraités alors qu’ils ne le sont pas. Leur sentiment est réel, mais il vient d’ailleurs. Ces situations sont complexes et il faut une aide extérieure pour les dépatouiller.

Pour conclure, dans le conflit de la séparation, c’est la résidence alternée qui est la plus apaisante sur le long terme. Dans la maltraitance, aucun mode de garde n’est possible en dehors de Droit de Visites en milieu fermé.

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 09:43
Qu'est ce qui pousse les pères à consommer plus d'alcool dans la séparation?

Partie de ma soutenance de DU d'ALCOOLOGIE (2016)

Le mémoire porte sur les pères qui, au moment de la séparation, voit leur consommation d’alcool augmenter.

Contrairement aux apparences, les pères sont lésés aux affaires familiales. Ils souffrent d’une mauvaise réputation. Celle-ci conduit les différents intervenants de la séparation, juge, psy, As…. à privilégier les mères sur le mode de garde et donc sur la pension alimentaire, les aides sociales, le logement familial, la possibilité de déménager à l’autre bout du pays…..

En France, près de 45% des mariages finissent par un divorce. 40% des pères ne voient presque plus ou plus du tout leurs enfants après la séparation. Les pères obtiennent rarement la résidence exclusive (12%) et très peu la résidence alternée (17%). Les mères ont les enfants en résidence exclusive dans 71% des cas. Sur 100 demandes de résidence alternée, elle est accordée à 85 % des cas quand la mère est d'accord et seulement à 15% quand elle n’est pas d'accord. C’est donc la mère qui décide pour les deux parents.

En1993, 17% des hommes divorcés décèdent d’une imprégnation éthylique contre seulement 5% chez les femmes divorcées. Serait-il possible que les pères au moment de la séparation soient plus susceptibles de trouver du réconfort dans l’alcool que les femmes ? cela peut-il être dû au mode de garde des enfants.

Afin de mieux le comprendre, j’ai été cherché dans ma patientelle des pères qui reconnaissent qu’ils ont augmenté leur consommation d’alcool durant cette période mais qui aujourd'hui ne se sentent pas en danger de surconsommation. Je voulais que la parole se libère le plus facilement possible sans avoir à composer avec les résistances propres à la consommation d'alcool.

Je me suis aidée d’un questionnaire à la fois déjà existant avec le questionnaire Face et composé de questions ouvertes, semi ouvertes et fermées. L'entretien s'est déroulé en face à face. Le dossier et la relation de confiance avec mes patients m'ont aidés à leur permettre de développer leurs idées ou, parfois, à leur rappeler des événements ou discours qu'ils tenaient au moment de la séparation.

Les résultats montrent que la consommation d’alcool a été multipliée de 2 à 26 fois par an, selon les pères. Francis par exemple, ne consommait que deux verres par semestre et il est passé à deux verres par semaine. Antoine de 180 à 1820 par an, Raphaël de 1040 à 2340 par an.

Aucun des pères n’est devenu un consommateur en danger durant la période de divorce. Ils restent des consommateurs occasionnels ou récréatifs voire réguliers. Il existe presque une tendance au binge drinking chez Antoine, Raphael et Jean. Olivier et Pierre consomment tous les jours mais en quantité quasi raisonnable.

Le professeur Michel Raynaud utilise le vocabulaire de l’addiction pour parler de l’amour et de la séparation. Il fait un parallèle entre la production de dopamine dans les addictions et dans la création de lien amoureux et parental (ocytocine). Les pères ne voient que peu leurs enfants, et ils seraient en permanence à devoir gérer le sevrage lié à l’absence des enfants et des shoots sur deux jours de dopamine. Les pères interrogés, d’ailleurs, ont été unanimes. Chacun a pointé de lui-même qu’il ne pensait pas à consommer quand il était avec ses enfants. Seul Jean a admis avoir pris à deux reprises de l’alcool lorsqu’il est avec ses enfants car il se sentait trop mal mais il a attendu que les enfants soient couchés. Tel Francis qui a son garçon de 18 ans à la maison. Il attendait qu’il soit dans sa chambre pour se prendre un rhum.

Ce sont avant tout les effets psychiques que les pères recherchent.

  • L’alcool est d’abord un lubrifiant social. Il désinhibe, libère la parole. Les 6 papas de mon étude ont été très corvéables à la famille et à leur épouse. Au moment de la séparation, il passe d’une vie bien remplie à extra vide. Ils ne savent plus comment créer du lien avec l’extérieur. Alors, le petit verre libérateur est tout approprié pour oser s’inscrire à un site de rencontre, téléphoner aux amis perdus,…

  • L’effet anesthésiant est essentiel. L’alcool calme l’angoisse dès les 1er verres. Ils se sentent plus vifs et détendus. Les sens son atténués, diminuant ainsi la perception de la douleur. Pierre dit « je pense moins à la perte de mon ex, et de ce qu’il fait subir à ma fille. Mon esprit est moins clair.

  • Pour d’autres, olivier et Raphaël, qui se sentent très seuls et isolés, le lieu du troquet est presque plus important que l’alcool lui même. Le café est le lieu social, là, où « il trouve une autre famille, des gens comme lui ». Le troquet est le soutien que l’on ne trouve pas auprès de sa famille ou des proches, là où d’autres vivent ce que l'on vit. Offrir un verre c’est implicitement proposer une amitié dit L’anthropologue Isabelle Bianquis.

  • Le troquet c’est aussi « moins se faire chier ». Chez eux, ils ruminent, tournent en rond, ressentent l’absence des enfants. Alors, le troquet et l’alcool tuent le temps, remplit le vide. Antoine parle de l’alcool comme « un anesthésiant intellectuel qui fait voir la vie en décalé avec une perception de la réalité faussée. Les pères ressentent le besoin de duper le temps car le temps c’est attendre que ce soit terminé, que les choses s’arrangent. C’est ruminer ce que l’on a perdu.

  • l’alcool c’est retrouver sa jeunesse. Tel Antoine qui à travers ses beuveries dans les bars ou chez les copains a le sentiment de rattraper sa jeunesse, son insouciance des 20 ans quand il était étudiant. Les fêtes sont désinhibées. Être ado, irresponsable c’est ce qu’Antoine et Raphaël cherchent dans l’alcool.

  • Et enfin boire c’est tout simplement bon ! Le goût du vin, le plaisir à aller chez son caviste choisir une bonne bouteille ; pour pierre, c’est l’impression de se faire beau quand tout est laid autour de lui.

Les effets physiques de l’alcool sont peu pointés. La gueule de bois, les migraines… limitent un peu mais ne retiennent pas.

L’alcool n’a pas eu de répercussions sociales et professionnelles sur les pères. Elle a été plutôt un vecteur de lien qu’une mise en danger. L’alcool et le lieu de l’alcool ont permis à ces hommes de réapproprier leur vie sociale quand au passé ils avaient le sentiment d’avoir été d’abord des compagnon et des pères.

Les résultats de cette petite enquête sont sans surprise. L’alcool, parce que consommé en quantité raisonnable et cadré par des gardes fous tels que les enfants, l’image du père et les effets physiques, a permis à ces pères de supporter la situation de séparation. L’alcool, finalement, donne l’impression d’aider. Au lieu de transformer la détresse en colère ou de la sortir, les pères la consomme. Ce qui surprend, ici, c’est le lien entre l’alcool et les enfants. L’alcool a donc bien une fonction de substitut. Il remplit le manque affectif, le lien parental. C’est ce qui pourrait expliquer pourquoi seulement 5% des femmes divorcées décèdent de consommation éthylique contre 17% chez les hommes. Les femmes, mères avant tout, 26 jours par mois, occupées, débordées par les enfants ne se confrontent pas au vide de la même manière (ce qui conduit souvent les femmes au surmenage ou à la dépression, à l’isolement…).

Finalement, l’alcool dans la séparation est la femme que l’on a perdue. L’alcool est quelque chose qui fait du bien, qui apaise, qui libère, qui ouvre et qui produit les hormones de plaisir. Mais l’alcool est aussi une duperie qui tente de cacher la détresse et les peurs. L’alcool, dans la séparation chez le père, est aussi l’enfant. Les pères souffrent de risquer de ne plus voir leur enfant et ils se réfugient dans l’alcool car la violence de cette injustice est trop forte.


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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 09:32

Avec la résidence exclusive, la mère est surchargée de responsabilités et le père est coupé des relations simples, quotidiennes et régulières avec ses enfants.

Excellent billet du blog http://summit4u.org/residence-alternee/

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 10:49
Le découpage 2-2 /5-5 pour la résidence alternée, une solution au top pour l'enfant comme pour ses parents

« La résidence alternée, ce n'est pas pour moi ! Ni pour mes enfants ! Ils sont trop jeunes ! C'est trop long sans nous voir, ils ne tiendront pas (je ne tiendrai pas)… une semaine sur deux, deux semaines sur deux, mais c'est fou !!! »

La résidence alternée fait peur, elle inquiète. Et c'est bien naturel. Les parents s'imaginent souvent que les enfants ne pourront pas la supporter, insinuant leur peur de ne pas supporter le manque. Ils imaginent les allers retours avec les valises. Ils imaginent qu'ils devront voir plus souvent l'ex qu'ils ne supportent plus.

Ce ne sont que de fausses croyances. Dans la réalité, la résidence alternée est une solution plutôt adaptée aux besoins de l'enfant et de ses parents, même en conflit.

Il existe plusieurs découpage de résidence alternée, et j'en ai une favorite pour les enfants jusqu 'à l'entrée en 6e. Et ce dès la naissance de l'enfant.

Le découpage 2-2 / 5-5.

Par exemple, l'enfant est

- chez le père (ou la mère), tous les lundis et mardis

- chez la mère (ou le père), tous les mercredis et jeudis

- en alternance du vendredi au lundi matin, comme tous les modes de garde (résidence exclusive, droit de visite et d’hébergement, ou résidence alternée). Les enfants sont SYSTÉMATIQUEMENT un we sur deux chez l'un ou l'autre des parents

Pourquoi jusqu’en 6e ?

Il est possible de l'appliquer aussi au collège et au lycée, mais souvent à l'adolescence, l'enfant souhaite changer son mode de garde ou le découpage de la résidence alternée.

Pourquoi ce découpage est particulièrement favorable à l'enfant et à l'adulte ?

- pour l'enfant :

  • il ne passe jamais plus de 5 jours sans voir son parent

  • il sait où il sera le lundi dans 6 mois ou le jeudi dans 4 semaines. Il n'a jamais besoin de réfléchir sur « où et quand « »

  • Un seul parent est responsable de telle ou telle activité ou programme scolaire. Il n'y a plus de quiproquo ou de responsabilisation des parents quant aux passages d'information relatives aux activités. Et ce n'est pas parce que papa amène l’enfant au hand que maman ne peut pas aller au match. Et ce n'est pas parce que maman est en charge de la danse que papa ne peut pas aller au spectacle. L'enfant sait donc à qui s'adresser en fonction de ses activités

  • Si les parents communiquent peu ou pas ensemble, l'enfant n'a plus besoin de faire le lien puisque chaque parent est en charge d'un programme. L'école, par ailleurs, sait qui vient chercher l'enfant quand ? Et les communications entre l'école et les parents sont plus fluides

  • l'enfant a le sentiment de ne perdre aucun parent, de n'en léser aucun et de n'être pas lésé

  • si l'enfant est tout petit et que la maman souffre trop de l’absence, il est possible de réduire la visite du père de une journée par semaine et au 1 an de l'enfant de passer au découpage 2-2 /5-5.

  • Il a le temps de s'installer chez chaque parent tranquillement en ayant minimum deux nuits par parent

- Pour les adultes

  • Les parents ne se croisent plus jamais. Soit ils déposent l’enfant le matin à l'école, soit il le récupère à la sortie des cours. S'ils s'entendent bien, ils peuvent toujours se rencontrer sur rendez-vous

  • le parent peut prendre une activité sportive ou artistiques sur ses jours sans enfants et y aller.

  • Le parent, homme ou femme, n'est plus restreint dans sa carrière. Il organise son agenda pour être deux jours par semaine disponible pour ses enfants et peut compenser les deux autres soirs ou faire ses déplacements professionnels sur ces dates.

  • Ils se sentent mieux investis dans la vie de leur enfant car il maîtrise mieux leur programme. Les risque d'abandon et de déliement sont moindres

  • comme dans toutes les résidences alternées, on voit une diminution du conflit entre les parents

  • plus grande facilité de refaire sa vie affective

Il n'est pas inutile de rappeler qu'un parent amoureux, heureux dans sa carrière et sa vie sociale est un meilleur parent.

 

lundi

mardi

mercredi

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vendredi

samedi

dimanche

Semaine 1

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Semaine 2

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Semaine 3

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Semaine 4

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 14:41
Parents séparés et cohabitation!

Aujourd’hui, et surtout en Ile de France ou dans les grandes villes, il n’est plus si facile de se reloger après une séparation. Les prix sont exorbitants et il y a peu de logements vacants.

Il est d’autant plus difficile de se reloger que l’on cherche un appartement, une maison, pouvant accueillir toute une famille avec un salaire de parent solo. On a aussi vieilli, et il est douloureux de se voir passer d’un 100m² à un 45m².

Le logement, au-delà du confort, a une symbolique important. Il représente le parcours accompli. Il me représente socialement. Il dit de moi si j’ai du goût, réussi ma vie, si j’ai une famille, si je sais tenir une maison…. Mon logement est la partie visible de moi.

Se reloger, participe du processus d’acceptation de la séparation. Il est donc source de conflit dans la séparation. Il est ce que l’on ne parvient pas à quitter. Alors, il arrive que le couple séparé fasse le choix de cohabiter. Il pense ainsi s’habituer progressivement à l’inévitable. Il pense ainsi faire l’économie d’un réaménagement psychique trop rapide. Il pense ainsi préserver les enfants d’une séparation trop soudaine….

Mais, malheureusement, cela ne fonctionne pas. Ce n’est que repousser la douleur de la séparation. C’est même ajouter de l’épuisement et de la tension. Cohabiter, ce n’est pas s’habituer progressivement, c’est se faire du mal plus longtemps.

1/Du coté des adultes :

  • Le cas de ce couple où l’un est encore amoureux quand l’autre est déjà heureux ailleurs. Cohabiter, c’est juste rappeler au « triste » ce qu’il est en train de perdre tous les jours. La cohabitation ne deviendra que le lieu des frustrations, des surveillances pour tenter de comprendre pourquoi l’autre sourit, des règlements de compte, des nourritures pour créer encore plus d’animosité…. Même si le « triste » est une personne gentille, sans volonté de nuire, il ne pourra s’empêcher de tenter d’attirer l’attention de l’ex. Soit il fera preuve de grande tolérance, grande ouverture d’esprit en acceptant tout, soit il sera teigneux, dans le conflit. Dans tous les cas, le « triste » encaissera de la douleur de manière répétée et finira rancunier. Le « triste » se sent trahi par chacun des gestes de celui qui est heureux et il ne peut s’en échapper car il le voit à chaque moment de la journée. Sans compter qu’il imagine ce qu’il se passe quand l’ex est absent. Avec qui est-il ? Depuis combien de temps ? que fait-il ? Ce sont ces situations qui font souvent naitre les pires séparations.
  • Le cas de ce couple où les deux ne se supportent plus. Chacun tente d’éviter l’autre. Chaque geste de l’autre est perçu comme une agression. L’ambiance est pesante et pourtant on doit continuer à se parler pour l’organisation de la maison ou pour les enfants. La haine réciproque se nourrit d’elle-même.
  • Le cas de ce couple où les deux s’entendent bien. En apparence, tout a l’air extra. On se sépare et on se marre bien. Pourquoi pas ? je suis largement favorable à ce que l’on devienne ami après une séparation. Qui a décidé qu’on devait perdre les gens qu’on aime. on écrit un nouveau contrat basé sur des données différentes…. A condition qu’il n’y ait pas d’enfant au milieu.

2/ Du coté des enfants

  • Dont l’un est heureux et l’autre pas: L’enfant ne peut s’empêcher de s’assurer que ces deux parents vont bien. Il ne peut s’empêcher de voir en quoi il peut aider ses parents. Il ne peut s’empêcher de se sentir personnellement concerné par ce qui arrive à ses parents. Quand il observe que l’un des deux est malheureux quand l’autre va bien. Il va s’identifier à l’un des deux - Soit le triste pour tenter de le réconforter et créer une (plus ou moins grande) forme de colère pour l’autre parent - Soit l’heureux et créer une forme de rejet du triste. Dans tous les cas, l’enfant perd de sa spontanéité envers l’un des deux parents. Puisqu’il voit deux états psychologiques chez chacun de ses parents, il pense qu’il doit choisir. Après tout, il observe que ses parents se sont désolidarisés. Il doit lui, par réaction, créer de la solidarité avec l’un d’eux. Son énergie n’est plus au service de son développement mais au service du lien au parent qu’il a choisi. L’enfant perd aussi en sécurité dans sa relation à chaque parent. Il fera tout son possible pour s’assurer que au moins l’un des deux ne va pas se détourner de lui. Comme dans toute séparation, l’enfant a peur que cela lui arrive aussi. Et dans cette configuration, parce que la cohabitation dure, l’enfant va constater encore et encore que l’un des parents s’est détourné et que cela peut donc lui arriver. Enfin, puisque l’un des parents est encore amoureux, c’est aussi qu’il y a encore une chance pour que les parents se réconcilient. Alors l’enfant va tenter de créer également du lien entre ses parents. Il peut créeer des problèmes (voire des accidents, des conduites à risque) pour que les parents soient ensemble autour de lui. Il peut se sentir obligé d’être le « Clown » pour les faire rire ensemble…. Etc. Il va continuer d’espérer que cela ne devienne pas réel et ne peut donc pas entamer son processus d’acceptation de la séparation.
  • Dont les deux parents se méprisent : Je pense que tout le monde comprend en quoi il est impensable pour des enfants de devoir subir encore et encore le quotidien de deux parents qui se méprisent. Les enfants n’ont plus de parents, se retrouvent à devoir gérer leurs émotions seuls. Ils ont tendance à se faire tout petit pour être sur de ne pas ajouter de problèmes ; Ou encore, ils font du bruit pour être certains d’être vus. Bref, un enfant au milieu de deux parents qui se méprisent ne peut pas aller bien.
  • Dont les deux parents continuent de bien s’entendre : C’est évidement ce qu’il y a de moins pire, si ce n’est que les enfants ne croient pas à la séparation. Ils attendent que l’un des deux osent dire à l’autre que « c’est ridicule, absurde cette séparation !! », parce que c’est ce qu’ils ressentent. Ils se nourrissent de chaque rire, chaque complicité pour continuer d’espérer la réconciliation. Et puis lorsque la séparation devient réelle, ils s’écroulent. Ils se sont mis psychologiquement entre parenthèses durant cette période. Leur énergie, leur organisation psychique ont été tout entier au service de l’espoir.

Mais on fait comment quand on n’a pas le choix ?

Les adultes :

· On établit des règles honnêtes. On ne fait pas croire par exemple qu’on est d’accord pour que son ex prenne sa liberté quand on en souffre. C’est une bombe à retardement. Soit le conflit devient monnaie courante, soit le lésé finit par retourner cette colère, frustration, peur (…) contre lui-même. Donc, les règles d’organisation de vie, incluant le mode de garde des enfants, doit être le plus précis possible.

· On évite d’être ensemble. Si on peut mettre en place une alternance de présence et absence à la maison, c’est mieux. C’est ce que l’on appelle la maison Doltoienne (Dolto). On trouve des amis, de la famille chez qui rester. Le temps à la maison devient un temps pour les enfants. Mais, cela doit rester une décision temporaire, pas une organisation à long terme. Il a été prouvé que cela n’est pas viable sur la durée.

· On tente de cohabiter le moins longtemps possible. Plus la cohabitation dure, plus on s’épuise et plus on repousse l’inévitable. Du coup, quand elle devient réelle, on l’affronte avec moins d’énergie.

Les enfants :

· On leur dit bien CLAIREMENT que l’on est séparé. On explique l’organisation de la maison et on leur explique la motivation de la cohabitation (financière, difficulté à se reloger, chômage…). Faire une séparation progressive n’est pas un bon motif. En apparence oui, car on pense que l’on prépare les enfants. Or, on ne fait que les faire espérer, accepter la cohabitation (et pas la séparation) sans qu’ils ne comprennent. Et, quoiqu’on en dise, on finira par les confronter à la séparation réelle.

· On donne l’estimation de la date butoir de la cohabitation. On explique le projet pour l’avenir. On le projette dans la séparation concrète.

· On tente d’être le moins possible ensemble dans la maison pour que les enfants enregistrent la séparation.

· Quand on est ensemble, on ne refuse pas à l’enfant de le coucher, de le doucher sous principe que c’est le soir de maman. L’enfant se sentira rejeté et ne comprendra rien. Mais, on ne se mêle pas du style de l’autre parent. SI ce soir il a choisi de manger de la junk food, je prends sur moi et je ne dis rien.

Cohabiter est difficile et douloureux, il s’agit donc de faire le plus court et le plus simple possible. En réalité, cohabiter signifie sacrifier la mise en route de son deuil et s’épuiser dans une organisation nerveusement intenable.

Je souhaite beaucoup de courage et de force aux parents qui ne peuvent faire autrement.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:16

copines.jpgQuand on se sépare ou que l’on divorce, on tend à se retourner vers son entourage le plus proche, la famille et les amis. Au fur et à) mesure que la procédure s’allonge, certains disparaissent et d’autre restent.

Mais, il y a toujours cet (te)ami(e) pour faire preuve d’abnégation. Celui là sort du lot ! Celui là est disponible, prévenant - et même mieux ! Il  vit avec moi, pour moi, avant et après moi tous les événements douloureux.

C'est lui qui se proposera d’aménager chez moi pour que je ne sois pas seul. C'est lui  qui parlera des heures au téléphone, durant la pause déjeuner, la pause clope, la pause pipi avec moi. C'est lui qui prendra en main mon dossier juridique. Et C'est lui qui trouvera la stratégie et les amis pour faire des attestations. D’ailleurs, il fait tout de suite une attestation longue de 6 pages pour dire combien je suis victime, combien mon ex est un monstre et combien mes enfants ne pourront survivre sans moi !

De mon coté, je suis déjà ravagé(e) par le divorce, par la solitude, par la peur, par la culpabilité, alors je laisse faire.. J’encourage même !! J’appelle chaque pause déjeuner, chaque pause clope, chaque pause pipi !! Je ne sais plus rien faire sans cet (te)ami(e). Je suis tellement heureux de l'avoir !

Or, cet (te)ami(e), et bien…. C’est un peu la peste ! Il faut s’en méfier. Et oui, cette amitié n’apporte pas de bons présages parce que :

 

1/ Je peux me demander pourquoi il est si dispo, si proche de moi ? J’incite toujours les personnes à se poser la question de pourquoi cet ami est si présent ?  Bien qu’ami, il/elle a une vie, peut-être un amoureux, des enfants, un travail, d’autres amis…. Alors pourquoi se rend-il si disponible pour une seule et unique personne ? En fait, ces ami(e)s sont souvent des personnes qui ressentent un grand sentiment de solitude, et ce, quelque soit leur vie. En s’investissant autant dans l’histoire du divorcé/séparé, dans ses problèmes, dans sa douleur, ils ont le sentiment de trouver enfin un autre, une âme sœur qui va les aider à se remplir. Ils créent avec la personne fragile une relation sur le mode de la dépendance et de la fusion. Les malheurs et le soutien leurs servent de prétexte à prendre toute la place du vide laissé par la séparation. Au bout d’un moment, la personne fragile sera tellement occupé (voire envahi) par eux qu’elle ne pourra s’empêcher de solliciter son aide et uniquement à elle/ lui. La relation de dépendance est créée !

2/ Ses conseils sont-ils objectifs? Cet(te) ami(e) qui, l’air de rien, a autant (voire plus) besoin de moi pour exister, est-il de bon conseil ? NON ! Tout simplement parce qu’il me conseillera dans un seul et unique but : maintenir ma dépendance.  Par exemple, je vois souvent des mamans avoir la super copine qui les conseille concernant les modes de garde. Je vois beaucoup de femmes me dire combien leur copine s’opposait à tel ou tel mode de garde. Lorsque l’on investigue un peu dans la relation amicale, on voit que tant que maman est coincée avec bébé à la maison, elle n’est pas dehors à reprendre gout à la vie. Elle reste bloquée à la maison à appeler ou inviter la copine.

3/ Mon dossier juridique s’en porte il mieux ? NON ! Car ces ami(e)s, à qui je raconte tout de la procédure, rendent les procédures plus conflictuelles et plus longues. Tant que vous êtes en guerre contre l’ex, vous êtes fragile et donc dépendant.  Ces ami(e)s ont tendance à vous pousser à relancer des procédures. Ils ont cette capacité à ne pas apaiser le conflit. Par exemple, papa ramène le bébé avec 20 minutes de retard. D’ailleurs, il est toujours en retard. Au lieu de vous dire que ce n’est pas grave  autant s’y habituer, il/elle nourrit votre colère. Il/elle parle de manque de respect, vous rappelle que si vous n’arrivez pas à mettre le haut-là, vous en aurez pour votre grade toute votre vie. Paf, on dramatise ! Autre exemple, maman a oublié de vous informer d’un RDV chez le médecin, l’ami(e) vous incite à faire un mail incendiaire à l’ex (alors que c’est la 1ere fois qu’il y a oubli). Bref, l’ami dessert votre dossier car il ne veut pas que sa résolution soit rapide… il ne veut pas que vous alliez mieux trop vite….

4/ Quelle emprise sur la personne séparée ? Une grande ! Puisque cette amitié s’est créée au moment où le/la divorcé(e) était cassé(e), perdu(e), cette personne s’est reconstruite à travers les repères de cette amitié. La personne fragile se sent horriblement redevable car sans cet(te) ami(e), elle n’aurait jamais pu s’en sortir. Le fait même de penser ainsi montre le caractère inapproprié de l’amitié. Chaque fois que cette personne fait quelque chose de manière individuelle, elle culpabilise par rapport à son ami(e) ! D’ailleurs, ce sont des ami(e)s qui ne comprennent pas quand vous prenez une décision sans les avoir concerté(e)s. Elles vous rappellent combien elles font pour vous, et combien vous êtes en quelque sorte redevable. De votre coté, vous êtes devenu tellement fusionnel que son départ ne ferait que réactiver votre sentiment d’être abandonné propre aux séparations/divorce. Vous êtes en quelque sorte piégé(e) dans cette amitié. Ces amitiés sont souvent éphémères (jusqu’à quelques années quand même !!) et laissent un gout amère dans la bouche. Ces ami(e)s ne supporteront pas que le séparé(e) reprenne sa vie en main, aille mieux. Ils ne comprendront pas quand il y aura recomposition familiale. Ils quitteront le/la divorcé(e) dans le conflit, le reproche et la culpabilité. Mais malheureusement, alors qu’on les pensait bienveillants, ils auront fait durer un divorce, renforcer la haine de l’ex, isoler les enfants d’un parent….

5/ Cette relation est-elle saine ? NON ! À partir du moment où un(e) ami(e) s’investit autant dans une relation, c’est qu’il rejoue quelque chose de sa propre histoire. Il vient chercher des réponses et des réparations à travers l’histoire de la personne fragile. ils projettent sur le/la séparé(e) son mal-être. Par exemple, Maelle a été jusqu’à proposer d’organiser des filatures de l’ex pour vérifier ce qu’il faisait de son temps… Or, Maelle a souffert de l’infidélité de son père et de la souffrance de sa mère qui n’arrivait pas à le quitter. Maelle, dans son combat pour son ami, cherchait en réalité à rejouer l’histoire de sa mère. Sa copine devait quitter et faire payer son mari !! Dans ces conditions, la relation amicale n’existe pas. L’ami(e), sous des dehors adorables, est nocive !

 

Mon conseil : Dès que vous avez un(e) ami(e) qui s’investit au-delà du normal, ne le rejetez pas, mais méfiez-vous et ne l’investissez pas.

Au début, il est confortable, toujours d’accord avec vous, toujours présent. Mais, un ami doit pouvoir dire que vous « merdez », doit pouvoir vous aider à prendre du recul. S'ils sont sacrificiels , cela devrait vous alerter !! 

 

 

Image : http://julietterigby.blogspot.fr/2011/07/london-baby.html

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Published by Elodie CINGAL - dans Séparation - divorce
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 08:32
Chambre des enfants : en vie, en veille

Que devient la chambre des enfants en résidence alternée ? Dans les parents vivent ensemble, les enfants sont amenés à partir, donc ils ont leur chambre dans une sorte d’intermittence, les parents étant les permanents. Quand les parents vivent séparés la fréquence de cette intermittence est élevée : une semaine sur deux, un week-end sur deux, la moitié des vacances. Que devient cet espace dans les périodes sans enfants ? Comment le parent permanent dans la maison se représente-t-il cet espace ?
Pour répondre à ces questions rarement posées, alors qu’elles sont le quotidien des parents séparés, Benoît Hachet (IRIS-EHESS) a interrogé 15 parents (8 mères, 7 pères) à Paris en 2012-2013. Ce sont des parents de classe moyenne ou supérieure, certains avec un grand logement (110 m2) d’autres un petit (45 m2). Seul un père vit dans son appartement avec une nouvelle compagne. La durée du mode d’hébergement en alternance va de 2 mois à 10 ans.
La chambre des enfants reste ouverte quand ils ne sont pas là, chez tous les parents qui vivent l’alternance depuis longtemps. Les trois personnes qui ferment la porte vivent l’alternance depuis peu. La chambre vide leur rappelle négativement l’absence, et elles n’y entrent pas durant la période sans enfants. L’auteur suppose que la porte s’ouvre avec le temps.
Entrer dans la chambre correspond à une nécessité pour tous les enquêtés : faire de la lumière, aérer, etc. Aucun ne dit venir s’y remémorer les enfants. Dans les petits appartements, toutes les pièces ayant plusieurs fonctions, la chambre des enfants peut abriter les rangements à linge.
L’utilisation de la chambre reste toujours marginale. Pour personne elle ne sert de bureau, de coin lecture, ou autre, durant l’absence des enfants. Un enquêté préfère mettre le linge non plié dans sa chambre plutôt que dans celle des enfants. La chambre reste vivante mais, le plus souvent, ne sert pas de débarras. Sauf pour les deux plus petits logements où les occupants n’ont pas le choix.
L’hébergement des amis se fait souvent dans une autre pièce que la chambre des enfants. Même dans les petits appartements, le canapé est préféré à la chambre, sauf pour les proches de la famille.
La durée du mode d’hébergement en alternance modifie les affects autour de la chambre vide. Au début, « c’est un calvaire », une enquêtée à l’impression de passer « devant la chambre de gens qui sont morts », d’autres de « sentir les nounours des enfants ». La chambre vide est alors remplie de douleurs. Après un temps, la chambre n’a plus ces charges négatives et devient une pièce inoccupée sans provoquer d’émotions particulières, sauf l’agacement quand elle n’est pas rangée.
Néanmoins, la pièce reste toujours la chambre des enfants. Pour toutes et tous les enquêtés, les enfants n’ont pas « une » chambre mais ils ont « leur » chambre, chez leur père et chez leur mère. Une semaine sur deux, la chambre vide n’est pas un espace mort mais « un espace en veille, qui ne trouve son sens qu’en accueillant les enfants qui l’habitent. Enfants pour qui cet espace est pleinement vivant », conclut Benoît Hachet.

michel grangeat

image : http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.kidimum.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2013%2F02%2Fb-bordel-chambre-enfants.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.kidimum.com%2Fsouk-bazar-pagaille-joyeux-bordel-les-kidimum-ne-sont-pas-lisses%2F&h=406&w=891&tbnid=FUP-kidCEsDfUM%3A&zoom=1&docid=v1jkOB3Q4MineM&ei=BNJJVc7sC4b_UrWUgNAK&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=415&page=1&start=0&ndsp=42&ved=0CCQQrQMwAQ
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Published by Elodie CINGAL - dans Séparation - divorce
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 07:50
Je recommande vivement la lecture de ce livre "Papa, pourquoi les papas ça sert a rien?" d’Eric Landroy

Eric Landroy, papa normal, rien à dire, rien de spécifique à critiquer. Papa de cette génération où l'enfant a une place et où il est inconcevable de ne pas donner d'amour à son bambin. Ce papa, victime d'une machine judiciaire, d'une machine à broyer dans cette histoire, va se battre avec ses petits doigts pour SIMPLEMENT POUVOIR AIMER SON ENFANT.

Ce livre explique la situation des pères en situation de divorce à un temps T, aujourd'hui, pas hier, pas demain, AUJOURD'HUI.

Certains et certaines diront "et les femmes, elles vivent des choses bien plus graves"!! La question n'est pas là. Ce livre est un témoignage de papa avec des analyses personnelles et des données objectives. Son témoignage est touchant, doux malgré un broyage systématique de la justice. La colère est contenue, l'amertume bien dissimulée s'il y en a. L'amour du papa est le fil conducteur.

Merci Eric Landroy!

"Papa, pourquoi les papas ça sert a rien?" d’Eric Landroy chez Max Milo

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