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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 12:17
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 11:09
Mon avocat, mon dossier juridique et mes emmerdes !!

Si l’on se retrouve dans une procédure juridique aux affaires familiales, c’est que l’on est forcément dans la souffrance. Soit on vient de se séparer, soit le conflit avec l’ex dure. Il y a plusieurs écueils à éviter dans ces contextes.

1/ J’attends de mon avocat qu’il fasse le psy. Un avocat pense de manière juridique. Même s’il est capable de faire preuve d’empathie, son travail n’est pas de vous réparer. Son travail est de gagner avec ses outils à lui - la loi, les procédures et les habitudes des tribunaux. N’attendez de lui que des réponses juridiques et la création d’une stratégie qui vous ressemble.

2/ J’attends du JAF qu’il me donne la réparation que je pense mériter de la part de mon ex. Mon ex m’a trompé(e) ! Mon ex m’a quitté (e)…. !! J’ai besoin que le juge le dise et fasse payer à mon ex la douleur que je ressens dans cette séparation. Or un juge est là pour trouver une solution concrète à un problème concret. Il cherche à donner les mesures provisoires ou « définitives » concernant le mode de résidence des enfants, la pension alimentaire…. Il n’est pas là pour reconnaitre la douleur et le besoin de réparation lié au motif et à la manière de se quitter (sauf dans le cadre d’un divorce pour faute).

3/ Je n’écoute pas mon avocat qui tente de m’orienter vers ce qui est recevable d’un point de vue des habitudes du JAF. Mon besoin de me réparer, ma colère, ma perception des évènements font que je pense tout savoir. Après tout, qui mieux que moi maitrise mon dossier ? Mon avocat a beau me dire d’être plus conciliant, moins procédurier, d’arrêter d’écrire, d’acheter mes propres vêtements pour les enfants…. Je m’y oppose parce que continuer sur ma lancée, c’est ne pas me poser. Et me poser, c’est imploser. Souvent, les avocats savent mieux que vous et comprennent que l’important dans une procédure c’est ce que l’on peut prouver et non pas ce que vous ressentez. A ne pas l’écouter, vous sabotez seul vos chances d’obtenir ce dont vous avez besoin.

4/ Je me laisse influencer par mon avocat. Et oui, il y a aussi des avocats qui poussent à la guerre et qui jouent sur la corde de la douleur. Un avocat qui ne pousse pas au consensus doit alerter. Il est d’abord supposé vous conseiller dans le sens de la résolution. Un avocat doit trouver avec vous une stratégie apaisée et vous expliquer correctement les risques dans le choix des procédures et des stratégies. Evitez tout avocat qui pousse au conflit, vous serez sa poule aux œufs d’or.

5/ Soyez patient ! Durant une procédure, il y a une sorte d’obsession autour de son dossier. On est en alerte 24h/24 !! Votre avocat connait et comprend la notion de délai. Parfois, il mettra plusieurs jours à répondre à votre mail ou il fera ses écritures au dernier moment. Il sait ce qui doit être fait, c’est son métier. Faites lui confiance. Ne vous précipitez pas non plus à lui adresser vos pièces les unes après les autres par mail. Attendez d’avoir tout regroupé. Moins vous solliciterez votre avocat avec des dizaines de mails, plus il sera compétent. Pensez bien qu’il a plusieurs dossiers, c’est donc à vous d’organiser les infos et les docs pour que leur enregistrement dans votre dossier soit pertinent. Enfin, lorsque vous recevez des mails de votre ex, prenez toujours un temps pour prendre du recul et vous dégagez de l’émotion que cela éveille. Ainsi vous répondrez de manière plus factuelle et constructive.

6/ Ma colère m’aveugle. Lors d’une séparation, quelque soit les motifs et la manière, chacun souffre. La douleur rend égocentrique et incompétent à l’empathie. La douleur s’exprime préférentiellement par le biais de la colère car celle-ci sort. La tristesse, le sentiment de rejet, la trahison sont des sentiments plutôt passifs qui tendent à rester à l’intérieur de soi. On tend donc à transformer tous ses sentiments négatifs en colère afin de pouvoir faire sortir ses émotions. Malheureusement, cette colère rend la procédure juridique plus agressive que nécessaire. L’avocat étant le représentant de son client finit par accepter de jouer le jeu de cette agressivité (son rôle n’étant pas de soigner ou de réparer). Les procédures sont alors plus violentes et destructrices et durent.

7/ La loi du talion : « Elle ne fait pas appeler les enfants, donc je fais pareil ». « Il me fait une procédure, je lui fais une plainte »…. Bref, on renchérit… Et la seule chose que l’on gagne, c’est s’installer dans la haine et les procédures.

8/ Je me pense toujours plus légitime que mon ex par rapport aux enfants. Que je sois la mère ou le père, je fais forcément mieux. Or, dans la parentalité, il n’est pas question de mieux, mais de différence. Deux parents se doivent d’être différents, d’avoir leur style. Et puis, ils n’ont pas le choix. Personne n’est identique. Il n’est pas question ici des habitudes autour de l’enfant. Il est évidement préférable que l’enfant se couche à la même heure tous les soirs. Il est question de style. Si maman préfère donner le bain quand papa donne la douche, et alors ? Maman s’énerve plus facilement que papa qui a tendance à laisser courir. Tant mieux, ils se complètent. N’utilisez pas cette différence pour monter un dossier car c’est justement cette différence qui enrichie et équilibre votre enfant.

9/ Je ne fais pas preuve d’empathie envers mon ex. Si je prenais seulement 5 minutes pour me mettre à la place de mon ex, je saurais que sa vie n’est pas forcément rose. Je pourrais comprendre que le désir du papa pour voir son enfant plus souvent n’est pas contre moi, mais parce que dans la séparation tout a une valeur plus élevée. Qu’avant, même s’il était peu présent, il voyait tous les jours son enfant. Maintenant l’idée de ne le voir que 6 jours le torture. Le papa peut aussi comprendre qu’une maman qui a mis toute son énergie à s’occuper de son enfant, et qui l’a fait en fonction de ses habitudes à elle, a du mal à lâcher prise, à faire confiance. Ce n’est pas forcément non plus contre le papa. Mettre cela en commun et discuter d’un compromis progressif en prenant en compte l’histoire et les peurs de chacun peuvent permettre d’éviter un conflit qui perdure.

10/ Je me laisse influencer par ma famille ou mes amis. Lors d’une séparation, votre entourage vit avec vous cette douleur mais surtout sa propre histoire est réactivée. Il est courant de voir des proches s’accaparer votre histoire et vous pousser à exagérer la guerre. Les femmes diront « tous des salops, fais lui payer » et les hommes « quelle garce, on le savait bien ! »… tout cela pour dire que deux choses s’activent dans la séparation, l’histoire de chacun qui se projette sur la votre et les stéréotypes sur le genre humain. Pour rester juste dans la procédure et dans la séparation, il s’agit de se tenir au but que l’on souhaite et se battre contre les proches qui ont tendance à vouloir renforcer le conflit.

Image : http://www.affiches-parisiennes.com/formalites-entreprises.html
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 08:48
ET POURQUOI PAS UNE SEPARATION DANS LAQUELLE ON RESTE DES ALLIES ?

Clara et Marc se sont rencontrés alors qu’ils avaient 20 ans. Ils se sont mariés à 24 et sont devenus parents 3 ans plus tard. Ils sont ensemble depuis 22 ans. Ils ont traversé des épreuves, rigolé, pleuré ensemble, accompagné leurs enfants…. Ils se sont aimés, puis déchirés puis aimés à nouveau.

Quoiqu’il arrive, ils se respectent. Ils se sont toujours montrés de l’affection et du soutien.

Aujourd’hui, Marc souhaite se séparer. Clara est évidemment sous le choc et pour mieux gérer sa détresse, elle transforme toutes ses émotions négatives en colère.

Clara fait comme tout le monde. Elle commence à considérer son époux comme un ennemi. Après tout, ils ne vont plus dans la même direction. Ils veulent tous les deux quelque chose de différent.

Dans sa tête, Clara pense, légitimement, que c’est à lui de quitter le domicile. Puisqu’il veut la quitter, il peut bien se débrouiller. C’est aussi une façon pour elle de lui retourner la souffrance qu’elle ressent. Marc tente, de son coté, d’apaiser les choses. Il lui dit qu’il sera toujours là pour elle, qu’elle pourra compter sur lui mais que malheureusement il veut se séparer. Ce n’est pas contre elle, c’est pour lui. Clara n’entend pas. Elle ne voit que sa souffrance et sa colère à elle.

Clara se positionne en ennemi contre Marc. Elle pense qu’il voudra forcément la spolier. Elle pense à toutes ces années qu’elle lui a donné, à tous ces sacrifices. Elle oublie ce qu’il lui a donné, tous ces bons moments, que ce qu’elle est aujourd’hui, c’est grâce et à cause de lui. Sa colère a pris le dessus.

Dans ce divorce, on verra une guerre, une volonté de s’approprier tout ce à quoi tient Marc. C’est le moyen qu’a trouvé Clara pour maintenir un lien avec Marc.

En réalité, elle ne se sent pas prête à vivre sans lui. Elle est en panique. Ce n’est pas une personne moche mais elle est profondément heurtée et effrayée. En entrant dans le conflit, elle reste avec lui plus longtemps.

Ce que ne comprend pas Clara, c’est qu’on peut se séparer dans la confiance et la bienveillance. Lorsque l’on se sépare, on a tendance à croire qu’il faut tout jeter. Au contraire ! Cet amour, cette confiance, cette complicité, cet humour, ces liens créés durant toutes ces années peuvent être transformés pour rester entre les deux individus.

Je peux faire confiance à mon futur ex. Il a été bienveillant pendant des années, il peut continuer à l’être.

J’ai constaté dans ma pratique qu’une séparation dans laquelle on continue à se faire confiance, à se soutenir, se faisait plus rapidement, avec une douleur largement moindre et une sécurité plus grande face à l’avenir.

Bien évidemment, pour une bonne entente, il faut nécessairement être discipliné. Il faut tenter de ne pas exprimer violement ses émotions négatives. Il faut savoir s’excuser lorsque l’on craque à être dur et injuste. Il faut faire cet effort d’être empathique avec celui qui souhaite se séparer, aller sur son terrain, comprendre son point de vue.

La douleur de la séparation entraine un égocentrisme très fort. C’est justement cet égocentrisme qui empêche de se séparer dans la bienveillance. On ne se penche que sur la douleur à soi ! Or, les deux souffrent, même celui ou celle qui a déjà rencontré quelqu’un.

Se séparer ne veut pas dire se détester.

Je sais par expérience que la haine et la guerre dans la séparation ne sert qu’à s’empêcher de rompre et d’aller mieux. En revanche, d’avoir tenté de rester bienveillant et confiant avec son ex, fait que l’on s’en sort avec une force et une belle estime de soi. Certes, la séparation dans la confiance peut être ambivalente et donner l’impression que l’on s’accroche. Mais en réalité, la séparation elle-même permet d’encaisser, quelque soit la relation avec l’ex. Les actes, les faits amèneront à encaisser, à digérer et à avancer plus facilement.

La séparation dans le conflit n’entraine que mésestime de soi, méfiance envers les autres, paranoïa, épuisement, délitement des liens sociaux et affectifs, …

Photo : http://www.aufeminin.com/combats-de-femmes/parite-homme-femmes-d6229.html
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:06
LETTRE D’UN ENFANT À SES PARENTS SÉPARÉS

Chère Maman et Cher Papa :

  • N’oubliez jamais: je suis l’enfant de vous deux. Maintenant, je n’ai plus qu’un parent avec lequel je vis et qui me consacre le plus de temps. Mais j’ai besoin aussi bien de l’un que de l’autre.
  • Ne me demandez pas si j’aime plus l’un ou l’autre. Je vous aime tous les deux tout autant. Ne critiquez donc pas l’autre devant moi. Car cela me fait mal.
  • Aidez-moi à maintenir le contact avec celui chez qui je ne suis pas tout le temps. Faites son numéro de téléphone pour moi, ou écrivez-moi son adresse sur une enveloppe. Aidez-moi, à Noël ou à l’occasion de son anniversaire, à lui confectionner ou à lui acheter un cadeau. De mes photos, faites-en toujours une copie pour l’autre (A la condition que ces photos ne narguent pas l’autre).
  • Conversez comme des adultes. Mais conversez. Et ne m’utilisez pas comme messager entre vous – encore moins pour des messages qui rendront l’autre triste ou furieux.
  • Ne soyez pas triste quand je vais chez l’autre. Celui que je quitte ne doit pas penser que je ne l’aimerai plus d’ici quelques jours. Je préférerai toujours être avec vous deux. Mais je ne peux pas me couper en deux – seulement parce que notre famille s’est déchirée.
  • Ne prévoyez jamais rien durant le temps qui m’appartient avec l’autre. Une partie de mon temps est à ma Maman et à moi; une partie de mon temps est à mon Papa et à moi. Soyez compréhensifs.
  • Ne soyez ni étonnés ni fâchés quand je suis chez l’autre et que je ne donne pas de nouvelles. J’ai maintenant deux maisons. Et je dois bien les distinguer – sinon je ne m’y retrouve plus du tout.
  • Ne me passez pas à l’autre, à la porte de la maison, comme un paquet. Invitez l’autre pour un court instant à l’intérieur et conversez comment vous pouvez me faciliter la vie. Quand je suis recherché ou ramené, laissez-moi un court instant avec vous deux. Ne détruisez pas ce moment en vous fâchant ou vous disputant. (je ne suis pas d’accord avec ce point. Cf.http://psy-conseil-divorce.over-blog.com/article-le-passage-entre-chez-papa-et-chez-maman-114657079.html)
  • Laissez-moi être ramené par quelqu’un d’autre si vous ne pouvez supporter le regard de l’autre.
  • Ne vous disputez pas devant moi. Soyez au moins aussi poli que vous le seriez avec d’autres personnes, comme vous l’exigez aussi de moi.
  • Ne me racontez pas des choses que je ne peux pas encore comprendre. Discutez-en avec d’autres adultes, mais pas avec moi.
  • Laissez-moi amener mes amis chez tous les deux. Je souhaite qu’ils puissent connaître ma Maman et mon Papa et les trouver sympa.
  • Mettez-vous d’accord au sujet de l’argent. Je ne souhaite pas que l’un en ait beaucoup et l’autre très peu. Il faut que ce soit bien pour tous les deux, ainsi je pourrai être à l’aise chez tous les deux.
  • N’essayez pas de m’habituer à la surenchère. De toutes les façons, je ne pourrai jamais manger tout le chocolat que j’aimerais.
  • Dites-moi franchement s’il vous arrive de ne pas pouvoir boucler le budget. Pour moi, le temps est bien plus important que l’argent. Je m’amuse bien plus avec un jouet simple et comique qu’avec un nouveau jouet.
  • Ne soyez pas toujours "actifs" avec moi. Cela ne doit pas toujours être quelque chose de fou ou de neuf quand vous faites quelque chose avec moi. Pour moi, le plus beau c’est quand nous sommes simplement heureux en train de jouer et que nous ayons un peu de calme. ( sans oublier que l’ennui participe à la construction de l’enfant !)
  • Laissez le plus possible de choses identiques dans ma vie, comme c’était avant la séparation. Cela commence par ma chambre, ensuite sur les petites choses que j’ai faites tout seul avec mon Papa ou ma Maman.
  • Soyez aimable avec les autres grands-parents – même si lors de leur propre séparation ils penchaient davantage pour leur propre enfant. Vous seriez aussi à mes côtés si je n’allais pas bien ! Je ne veux pas perdre, en plus, mes grands-parents.
  • Soyez "fairplay" avec le nouveau compagnon que l’un d’entre-vous rencontre ou a déjà rencontré. Je dois aussi m’entendre avec ces autres personnes. Je préfère quand vous ne vous espionnez pas jalousement l’un l’autre. Ce serait de toute façon mieux pour moi si vous rencontriez rapidement tous les deux quelqu’un que vous aimiez. Vous ne serez plus aussi fâché l’un envers l’autre.
  • Soyez optimistes. Vous n’avez pu gérer votre couple – mais laissez-nous au moins le temps d’apprendre pour la suite. Relisez toutes mes demandes, peut-être en discuterez-vous. Mais ne vous chamaillez pas. N’utilisez pas mes demandes pour faire des reproches à l’autre, aussi incompétent qu’il ait pu être avec moi. Si vous ne faites pas cela, vous n’aurez pas compris comment je me sens et ce dont j’ai besoin pour me sentir heureux.

Traduction de l’original allemand : Philippe Maillard – Avril 2005 (quelques modifications de style)
http://www.ak-cochem.de/html/veroffentlichungen.html

Image : http://forum.telecharger.01net.com/forum/high-tech/PHOTO-VIDEO/Galeries/enfants-jeux-enfants-sujet_3441_19.htm
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:00

Lors d’une séparation dont les modalités sont tranchées par le Juges des Affaires Familiales, on lit dans le jugement « A charge pour le père (ou la mère) d’aller chercher les enfants ou de les faire chercher, de les ramener ou de les faire ramener ». Cela laisse donc un grand vide sur la manière de faire changer de lieu aux enfants. Bien qu’il soit souvent stipulé « Sortie des classes », certains parents se débrouillent pour que cela ne soit pas possible ou ne peuvent l’appliquer. L’enfant doit donc passer de l’un des parents à l’autre alors qu’il est déjà chez ce 1er.

Pour comprendre en quoi cela est une mauvaise idée, il suffit de visualiser la scène : Le petit Marc, 8 ans, en CM1, sort de l’école à 16h30 et rentre avec sa maman chez celle-ci. Il goute. Il ne fait pas ses devoirs car on est vendredi. Il joue à la WII, regarde un dessin animé, se met sur son tapis circuit et entame sa course de petites voitures. Il rentre dans son monde, il se relaxe. Puis, la sonnerie retentit. C’est papa. Marc adore son père sauf que là, il commence enfin à s’amuser. Il court vers son père, lui fait un gros câlin mais il est aussi tiraillé. Il serait bien resté chez maman à finir sa partie. Ce n’est pas juste pour lui de devoir tout arrêter comme ça.  Il est résigné, mais il ne s’y fait pas. Marc préférerait rentrer directement chez son papa et commencer à jouer là-bas ou rester plus tard chez maman.

Bien sur parfois, ce n’est pas toujours motivé par la malveillance que de faire rentrer d’abord l’enfant chez  maman. On peut comprendre que les emplois du temps de chacun ne le permettent pas toujours. Il est aussi impossible d’empêcher l’enfant de jouer ou de se relaxer, ce serait même pire. Cela rendrait ce temps insupportable pour l’enfant et transformerait le papa en stimuli négatif « Chaque fois que j’attends papa, l’ambiance est lourde, je n’ai pas le droit de jouer… ».

 

Sur ce passage d’un parent à l’autre, j’ai aussi beaucoup entendu  « mon enfant n’est pas un sac poubelle qu’on se refile sur le trottoir ». Il s’agit de ces parents qui, malgré eux, ne peuvent déposer l’enfant que sur le trottoir, même pas le SAS, même pas le pas de porte parce que l’autre parent a fait de son foyer un bunker.

La mère (ou le père) descend donc sur le trottoir en face de chez lui et « donne » l’enfant au père avec le sac. Souvent, les parents se lancent des pics, des attaques, prennent l’enfant à témoin. Celui-ci debout entre les deux n’a pas d’autres choix que d’écouter ses deux parents se détester.  

 dispute-divorce-enfant-.jpg

Nous avons également les parents qui s’entendent bien et qui sont fiers de pouvoir inviter l’autre parent à rentrer chez eux pour discuter ensemble de l’enfant autour d’un café. L’enfant, jouant dans sa chambre, peut y rester ou venir de temps en temps voir ses parents complices. Cette solution également n’est pas favorable pour l’enfant.  En effet, l’enfant, même des années après la séparation rêve de revoir ses parents ensemble. Et de voir ses deux parents ensemble sereins chez lui ne fait qu’entretenir le fantasme de la réconciliation. Cela ne sera possible que lorsque les deux parents auront réellement fait le deuil du couple et refait chacun leur vie.

 

Les solutions, celles qui me semblent les moins pires sont :

Mettre les enfants à l’étude les vendredis soirs permettant au papa d’aller directement chercher l’enfant à l’école.

Faire chercher l’enfant à l’école par une personne de confiance qui le gardera chez le papa en attendant son retour.

Faire l’échange dans un parc ou un lieu public couvert lors des jours de pluie, permettant à l’enfant de passer par une sorte de rituel de sortie-du-foyer pour aller à la rencontre de l’autre parent. Mais surtout cette solution a d’essentiel que l’enfant peut s’échapper de ses parents qui se déchirent. Il n’est pas forcé de rester entre ses deux parents. Il peut aller courir dans le parc quand les pics fusent.

Rester sur le trottoir s’il n’y a pas de lieu public accessible et faire court avec l’autre parent.

Laisser l’enfant aller à la rencontre de son autre parent tout seul dès que l’âge le permet (vers 5 ans, un enfant peut descendre quelques étages seul, a 10 ans il peut faire les 200m qui séparent les deux maisons….)

 

En bref, privilégier le retrait et le dépôt à l’école, éviter de pénétrer dans le foyer de l’autre parent, permettre à l’enfant de s’échapper quand il y a confrontation des deux parents et faire court. 

 

 

Sources photos : http://d6d.blog.tdg.ch/media / http://bonjour.news352.lu

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:04

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Il arrive que lors d’une procédure de divorce ou de séparation, le Juge des Affaires Familiales ne parvienne à se faire une idée de la situation dans laquelle se trouvent le couple et le ou les enfants. Il ordonne alors, à la demande ou non d’un ou des deux parents, une enquêtes médico-psychologique ou une enquête sociale. Ces deux enquêtes n’ont pas le même but:

  •  L’enquête médico-psychologique vise à évaluer la structure psychologique des deux parents, la santé psychologique de l’enfant et in fine les compétences ou la compatibilité des deux parents à s’occuper de leur enfant.
  •  L’enquête sociale vise à évaluer les conditions d’accueil de l’enfant chez chacun des parents et la plus ou moins bonne insertion de l’enfant chez eux.

En théorie, l’idée d’une enquête est une bonne solution pour éclairer un Juge des Affaires Familiales qui, indécis, aimerait pouvoir se référer au rapport d’enquête pour rendre sa décision. Dans la réalité, l’affaire est tout autre. L’enquête a plusieurs biais qui viennent rendre souvent caducs les conclusions des experts.

1/ Concernant le psy, son travail n’est pas de trouver LA vérité. Il n’a pas pour mission de faire éclater la vérité. Il doit écouter l’histoire DU patient, sa vérité à lui et par cette écoute dessiner un profil de personnalité. C’est pourquoi souvent les psys ne sont pas intéressés par les preuves que les enquêtés apportent.  En théorie, savoir qui dit la vérité sur tel ou tel conflit, n’est pas pertinent. Ce qui l’est, c’est la manière de raconter. Le psy, par ce discours, devrait (s’il prend le temps et s’il est compétent) pouvoir extraire des traits de personnalités comme la frustration à la tolérance, la (in)capacité à mentaliser, les types d’angoisses et de défenses, les (in)compétences interactives….etc. Et alors, tracer les lignes majeures de la personnalité.

 

2/ Malheureusement, les psys n’ont ni les moyens ni le temps de bien faire leurs enquêtes. Ils se basent donc essentiellement sur ce qui est dit au lieu de regarder comment cela est dit.  Ils se contentent souvent de redire ce qu’ils ont entendus durant les entretiens et de conclure selon qui l’a le mieux parlé, le mieux persuadé.

 

3/ Or, dans la pratique, les Juges des Affaires Familiales se basent essentiellement sur le rapport des experts pour rendre leur décision, excluant parfois des preuves ou des éléments pertinents. Un rapport d’enquête doit être considéré comme une technique d’investigation et ne prétend pas à un statut de science exacte. Le rapport devrait donc apporter une réflexion à prendre en compte avec un ensemble d’éléments pertinents.

 

 

4/ Non seulement, les sciences sociales ne sont pas des sciences exactes mais en plus aucun psy n’a reçu la même formation. Seuls les psys ayant effectué exactement le même cursus peuvent considérer que leur approche du patient est relativement uniformisée.  Un cursus universitaire a son orientation théorique qui vient déterminer mon approche de l’être humain. Ensuite, il existe multitude d’outils d’investigations en psychologie, et l’utilisation de certains permet de mieux tracer une personnalité qu’une autre. Je me questionne alors sur la capacité d’un Juge des Affaires Familiales à lire et comprendre les conclusions d’un rapport. Tant qu’il n’y a pas d’uniformisation de la formation des psychologues, il ne peut exister de lecture libre d’un rapport. La lecture devient aléatoire.

 

5/ Lors d’un enquête, qu’elle soit sociale ou psychologique, l’expert peut avoir un titre différent d’un expert à un autre et donc une approche différente. Un enquête sociale peut être menée par un psychologue comme par une assistante sociale. Les deux n’ont donc pas la même formation, le même regard et les mêmes outils d’évaluation. L’enquête sociale faite par un psy aura tendance à dessiner la personnalité du sujet alors que ce n’est pas ce qui est demandé par le Juge des Affaires Familiales. L’enquête psychologique peut être menée par un psychologue ou un psychiatre. Même si les deux sont formés à poser des diagnostics et à traiter le sujet, ils ne travaillent pas sur les mêmes populations ou quand ils travaillent sur la même population c’est avec une approche différente et complémentaire. Donc le rapport ne sera pas le même encore une fois et le Juge des Affaires Familiales n’a pas été formé à comprendre sur quoi se base un expert pour rendre son rapport. Si un juge n’a pas besoin de comprendre la balistique pour se décider (science exacte) en science sociale, il me semble que toutes les enquêtes devraient être menées de la même manière qui permettrait de créer des grilles de lectures pour le juge. Ainsi, la marge d’erreur dans la lecture des conclusions serait diminuée.

 

6/ Les experts n’ont ni les moyens ni le temps d’intervenir dans les bons délais. Il arrive souvent qu’une enquête soit ordonnée dans les deux mois et que l’expert ne puisse venir que dans les 6 mois. L’enquête n’a alors plus la valeur. Les motivations pour ordonner l’enquête sont souvent obsolètes après un tel délai. Dans les situations de séparation conflictuelle, les événements vont et viennent à une vitesse folle modifiant alors les rapports entre adultes et avec l’enfant ; l’enquêteur ne peut, malheureusement juger que ce qu’il voit et analyse à un temps. De plus, en six mois, il est aisé de conditionner un enfant ou de saboter des relations parentales.  

 

7/ La parole de l’enfant est parole d’évangile. L’affaire Outreau est la preuve que l’enfant n’a pas une parole fiable. Beaucoup d’experts, dont le psychiatre émérite Dr Bensoussan, ont débattu et prouvé qu’il fallait se méfier de la parole de l’enfant. Et pourtant, majorité d’experts continuent de croire l’enfant sur parole. Ils rédigent alors leur conclusion en reportant les dires de l’enfant sans se questionner sur des données telles que l’influence, la manipulation, la séduction, la peur ….

 

8/ Les représentations sociales ont la peau dure. En 7 ans de fac, diplomée d’un master en psychologie (5 ans), je n’ai jamais eu un seul cours sur les hommes et encore moins sur les pères. J’ai été cependant formée sur les femmes et leur psychologie, sur les femmes et leur sexualité, sur les femmes et les violences (sociales, psy, physiques, ….) qu’elles subissent du fait d’un patriarcat fort et bien sur, sur la psychologie de l’enfant. Si je suis un psy qui sort de la fac à 24 ans, que je m’installe directement et que je ne reçois que des femmes (ce qui n’a rien de surprenant), 10 ans après, alors que je commence à expertiser des familles, je regarde forcément l’homme d’un mauvais œil et la femme avec empathie. Au-delà de cette formation, lorsque l’on parle de victimes, on parle de femmes. Lorsque l’on parle d’auteurs de violence, on parle d’hommes. Les campagnes de lutte contre la violence ne parle que de celle des hommes… etc. Le psy n’est pas à l’abri des stéréotypes et des représentations sociales. Et ils analysent les situations à travers ce prisme. L’objectivité est donc questionnable quant aux conclusions émises.

 

9/ La 1ere chose que l’on m’a apprise en fac concernant les passations de tests ou d’entretien à visée diagnostique, c’est que les tests mesurent avant tout la capacité à passer un test. C’était une manière de nous faire comprendre, que l’un des biais du test ou de l’entretien, est la peur que le patient ressent dans ce contexte. On peut donc dire qu’une expertise mesure surtout la capacité à passer devant un expert. Tout le monde n’est pas à l’aise de la même manière à se retrouver en face à face. De plus, il y a forcément un fond paranoïaque face à l’expert dans les situations de séparation. Après tout, le psy est là pour trouver « la faille » ! Et puis, si je ne parviens pas à le séduire, il peut détruire ma vie. Cette personne en face va décider si je peux ou non voir mon enfant !!! Alors, est ce que je montre réellement qui je suis, ou est ce que je suis dans la séduction. Malheureusement, je n’ai encore jamais lu un rapport d’expertise qui rappelait au Juge des Affaires Familiales ce biais qui est plus qu’essentiel pour justement modérer l’utilisation du rapport d’enquête. ?

 

10/ Enfin, et pas des moindres. Un enquêteur devrait pouvoir être neutre. En effet, il se retrouve entre deux personnes. Or, c’est impossible. Parfois, il va jusqu’à ne voir qu’une fois l’un des parents et plusieurs fois l’autre, ou ne voir l’enfant qu’avec l’un d’eux ou encore chez uniquement l’un des parents ; Cela conduit forcément à une disparité dans l’analyse. Dans l’idéal, une enquête devrait être menée par un collectif d’experts, constitué par exemple d’un psychologue, d’une assistance sociale, d’un spécialiste de la petite enfance et un autre des problématiques familiales…

 

 

La réalité est tout autre. Une seule et unique personne, faite de représentations sociales et de stéréotypes, libre de sa méthode d’investigation, formée sérieusement mais on ne sait comment, va donner un rapport d’expertise à un Juge des Affaires Familiales qui se basera majoritairement sur ses conclusions.

Bien sur, il existe d’excellents enquêteurs, consciencieux, qui prennent leur temps et donc les conclusions sont sérieuses. Ils sont rares et surtout écoutés au même titre que les moins compétents. 

 

image : http://www.psychologue-a-paris.com/images/Depressedshort.jpg

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Published by Elodie CINGAL - dans Séparation - divorce
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 08:11

IMG_8599.jpgSouvent, on pense que l’enfant ainé est plus capable de comprendre et d’assumer les situations. Hier, je lisais sur un forum une femme qui témoignait de comment elle avait mis son ainée dans la confidence de sa rencontre avec un homme. Elle racontait comment son ainée s’était sentie valorisée et avait facilité l’intégration de l’amoureux auprès des cadets ! Et bien, je dis à cette mère qu’elle s’est trompée. Sa fille n’est ni sa copine ni sa confidente. Elle ne doit pas non plus porter de secret et mettre en place des stratégies avec elle concernant sa vie amoureuse.

 

On peut décliner cette petite anecdote aux séparations/divorces. Nous savons tous qu’il est courant de voir l’ainé porter beaucoup.

 

Une patiente m’a racontée comment à l’ado, vers 15 ans, elle a du se mettre à pratiquer tel sport pour pouvoir observer son père et sa maitresse sous les ordres de sa mère. Une autre a promis à son père qu’elle cracherait sur son grand-père pour le venger.. Ou, avec des apparences moins graves, une autre de 5 ans prend régulièrement sa maman dans les bras dans l’espoir de la soulager de sa tristesse.

 

Le cadet, lui, est souvent plus protégé, par ses parents et par son ainé (justement !). Il n’a pas forcément une meilleure condition. Il se sent lésé. Il ne comprend pas pourquoi il n’a pas les mêmes privilèges que son ainé. Pourquoi, lui ne peut pas rester plus tard à écouter son parent ou à effectuer telle ou telle tache !

Mais, l’ainé, lui, prend tout dans la figure, en direct et sans protection.

Ne pas protéger l’ainé de l’histoire du divorce engendre chez eux :

 

  • Un sentiment fort de responsabilité quant à l’état de son ou ses parents. Le parent qui se confie à l’enfant ou qui lui  confère des privilèges, met l’enfant dans la position où il croit qu’il peut agir pour lui. L’enfant pense qu’il doit réussir des missions données ou imaginées. Il développe un sentiment d’échec alors même qu’il lui était impossible de réussir. L’enfant n’a pas les compétences, les moyens de soulager le parent ou de réussir ses missions.
  • Quelque soit son âge, il se sent responsable de protéger son cadet du conflit parental ou de l’état du parent  fragile. Dans le divorce, on peut voir, dans des cas graves, des dépressions, de l’alcoolisme, des crises… L’ainé apprend vite à protéger son cadet de ce qu’il observe et prend tout dans la figure. On voit aussi des enfants qui, témoin de disputes entre parents, se mettent entre les conflits et le cadet. Il tente de l’isoler au moment des passages chez l’un et l’autre. Ils ne racontent pas à leur cadet ce qu’ils voient ou entendent… Et ils finissent par s’isoler de la fratrie car ils ont le sentiment de ne plus être honnêtes avec eux. Ils s’isolent aussi car, grandissant trop vite, il existe à force un décalage entre l’ainé et le cadet.
  • Parallèlement, il peut s’en prendre à son cadet car il n’en peut plus de la situation, ou par jalousie du repos apparent de ses cadets. Pourquoi, eux, ont-ils le droit de ne pas tout se prendre dans la figure. Ils peuvent finir par être en colère contre le cadet qui peut rester un enfant alors que pas lui. On développe souvent à ces moments des jalousies maladives. Le cadet est jaloux des faveurs accordés par le ou les parents pendant que l’ainé observe et constate les bénéfices du dernier petit protégé. Chacun a le sentiment qu’il est lésé.
  • L’enfant développe une hyper-vigilance pour prévenir les dangers et qui l’éloigne de son état d’enfant. Il est tellement pris dans le conflit, des les tristesses adultes, dans les confidences,  - tellement en première ligne, qu’il se sent responsable de soulager ses parents, ses cadets. Il met alors en place un système d’hyper-vigilance pour pouvoir éviter les problèmes et les souffrances. C’est ainsi qu’on voit les enfants développer des angoisses puisqu’ils voient le danger partout. Ces enfants finissent par perdre de leur naïveté et devance tout. Ils s’épuisent à chercher la faille pour l’éviter ou résoudre le problème !
  • L’enfant manifeste un sentiment de loyauté / trahison très fort. Au lieu de regarder le monde à travers les yeux de la naïveté et de la simplicité, il le regarde avec le sentiment qu’il DOIT quelque chose. S’il a la chance d’avoir maman qui se confie à lui ou papa qui lui donne des missions, il lui doit bien quelque chose. Il se sent privilégié d’avoir gagné la confiance de son ou ses parents.  Or, cette confiance entraine ce sentiment de loyauté et de trahison fort. Et ces sentiments isolent l’enfant qui finira par développe un grand sentiment de solitude.
  • Il tend à faire des actes manqués pour se protéger. Ces actes manqués sont souvent perçus par les parents comme des preuves de trahison. Par ex, j’ai un petit bonhomme de 12 ans qui a oublié de faire signer son carnet par sa maman et qui se retrouve obligé de le faire par l’amoureux de sa mère. On se doute bien que le père sera furax ! Si on demande à l’enfant s’il l’a fait exprès, il répondra que non. Mais si on regarde l’histoire qu’il a avec son père, on comprend qu’il veut pouvoir se détacher des missions que celui-ci lui donne. En faisant cette erreur, il se donne inconsciemment le moyen de se décoller de son père qui critique en permanence sa maman et qui lui demande de participer !
  • Il peut se mettre à rejeter plus ou moins fortement l’autre parent pour s’assurer une sérénité (apparente) chez ce parent ! Un parent me donne de grands avantages en m’offrant ses confidences, ses pleurs et ses secrets. Ce parent en me permettant de me coucher plus tard, en me prenant pour un adulte, en allant au resto avec moi, …. me donne un sentiment d’être unique. Mais cela a un prix : la loyauté. Pour pouvoir continuer à bénéficier de ces privilèges, je vais devoir accepter de rejeter ou au moins critiquer mon autre parent. Ou seulement dire que c’est moins bien !

 

 

La condition d’ainé n’est décidément pas à envier dans le divorce/ séparation. Je dirai surtout qu’il ne faut jamais mêler aucun enfant au conflit, même à 20 ans !

 

Je finirai en disant que l’une des erreurs des parents et des JAF, est de statuer sur un droit de visite et d’hébergement libre. L’ainé, quand il n’a pas pu se protéger ou quand il a été pris dans les griffes de colère ou de tristesse d’un parent, n’est plus en mesure de dire librement qu’il souhaite aller chez son autre parent.

 

Je comprends sincèrement le dilemme des JAF qui entendent un enfant refuser d’aller voir un parent. Cet enfant est-il libre de sa pensée ou existe-t-il un réel conflit ? Parfois, le JAF tombera juste en acceptant ou refusant le DVH libre, parfois il mettra l’enfant dans une situation impossible !

Et si dans un monde idéal, un divorce n’était pas l’occasion de se déchirer ?

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:31

A lire à tout prix "La garde alternée : Du sur mesure pour nos enfants" de Marta de Tena

 

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