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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 20:42

Nombreuses sont les femmes, qui comme elle, acceptent de tout sacrifier pour l’homme qu’elles aiment. Elodie Cingal, titulaire d’un Master II en psychologie et spécialisée dans les difficultés familiales et conjugales nous en dévoile les principaux mécanismes…

Dans une de ses chansons, Céline Dion chante : « Je m’inventerai reine pour que tu me retiennes. Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne. Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir, vos jeux seront les nôtres si tel est ton désir ». Et nombreuses sont les femmes, qui comme elle, acceptent de tout sacrifier pour l’homme qu’elles aiment. Elodie Cingal, titulaire d’un Master II en psychologie et spécialisée dans les difficultés familiales et conjugales nous en dévoile les principaux mécanismes.

Accepter de ne pas avoir un enfant

Lorsqu’elle avait 27 ans, Ingrid a accepté d’avoir recours à l’avortement : « Au bout de deux ans de relation passionnée mais tourmentée, je suis tombée enceinte de l’homme que j’aimais. Très vite, il a été clair qu’il ne souhaitait pas garder l’enfant. Moi je ne voulais pas perdre le papa, alors j’ai pris la décision d’avorter. Je le regrette encore aujourd’hui, d’autant que sans surprise, ça n’aura pas suffit à retenir le père».

Elodie Cingal analyse : « Ingrid n’a pas tout accepté de son conjoint. Elle a décidé pour elle-même en privilégiant sa relation amoureuse au détriment de sa grossesse  à un moment précis de sa vie. Ce cas pose la question du « doit-on forcer un homme à être père » comme « doit-on forcer une femme à ne pas être mère ». Je ne saurais répondre de manière générale. Je pense qu’Ingrid a fait preuve au contraire d’une grande clairvoyance et une estime de soi forte. Elle s’est permis de sortir d’une relation passionnée et tourmentée. Que se serait-il passé si cet enfant était né ? Elle se serait retrouvée, certes mère, mais prisonnière d’une relation dont le pronostic était peu favorable ».

 

Accepter jusqu’à la trahison

Laure a 29 ans et un souvenir douloureux de sa dernière histoire d’amour : « Je lui ai prêté beaucoup d’argent et pendant deux ans je l’ai quasiment entretenu. J’avais la ferme conviction que c’était un homme bien et qu’il me rembourserait un jour. J’attends toujours ! Mais ce sur quoi j’ai surtout fermé les yeux ce sont ses infidélités. Je le savais : les coups de téléphones, les messages et conversations douteuses… Un jour, je l’ai carrément surpris et il a avoué. Mais après une sorte de trêve de quelques jours je l’ai laissé revenir. Et ce plusieurs fois. Le bouquet final, c’est qu’il se soit marié avec une autre alors que nous nous fréquentions toujours. Nous étions séparés, puis il est revenu dans ma vie, et un matin j’ai reçu un appel : « Bonjour je suis Sarah sa femme ». Pendant 3 mois il a mené une double vie : avec elle la semaine et moi le week-end.

Avec le recul je pense simplement que je ne voulais pas le perdre, et aujourd’hui je sais que ce n’est pas parce que je l’aimais (ce n’était plus le cas depuis longtemps) mais plutôt par peur de me retrouver à nouveau seule, de devoir tout recommencer. Ce qui a mis « fin à ce cercle » c’est qu’un jour il m’a frappée. Et ça je ne l’ai pas accepté. Le lendemain je lui disais de s’en aller en le menaçant de porter plainte s’il refusait. Il est parti le jour même, quelques jours après je lui ai rapporté le reste de ses affaires ».

Elodie analyse : « Laure présente probablement des angoisses d’abandon ou des angoisses liées à l’intimité. Ce n’est pas par hasard si elle a été avec un homme qui ne lui permet pas d’aimer spontanément et librement. Comment peut-on être heureuse, spontanée lorsque l’on se sent tous les jours en danger d’être trahie, humiliée ? Cela permet à Laure de ne pas avoir à donner quelque chose d’elle-même. Elle aurait inconsciemment choisi un homme qui lui donnait la possibilité de ne pas se dévoiler et mettre en place ou conserver un système d’hyper-vigilance. Il serait intéressant de regarder ce qu’elle a vécu avant, dans sa relation parentale, sa fratrie mais aussi les types de relations amoureuses précédentes. Pourquoi a-t-elle accepté si longtemps une relation sur le mode de la peur et de l’humiliation ? Probablement parce que c’est quelque chose qui lui est familier. Elle sait être vigilante et ses repères en terme de relation et de plaisir sont biaisés, probablement depuis toujours. A-t-elle jamais appris à avoir confiance ? Sait-elle demander de l’aide ? Laure a dû ressentir dans cette relation un très fort sentiment de solitude et si elle s’est battue pour rester dans cette relation, c’est parce qu’elle était déjà habituée à ces sentiments ».

 

Accepter de changer de vie

Parfois, on accepte des choses dont on ne se serait jamais cru capable. C’est le cas de Cécile : « Nous étions ensemble depuis presque 3 ans quand Tom s’est vu offrir une place à Singapour. On a dû prendre une décision en trois jours, ça s’est fait très vite ! Contre toutes attentes, je n’ai pas hésité très longtemps. Ce qui m’a décidée : la perspective d’un changement de vie radical, le challenge et la chance de vivre une telle expérience ». On le comprend bien, Cécile a pu accepter ce bouleversement parce qu’elle l’a d’abord fait pour elle et qu’il s’agissait d’une décision de couple ; Elle ne l’a pas suivi, ils sont partis ensemble. C’est également l’avis de Marlène, jeune mariée depuis 2 ans : « Demander de tout sacrifier « par amour », pour moi ce n’est justement  pas de l’amour. Jamais je ne demanderai à quelqu’un de tout plaquer pour moi ça serait très égoïste ! Je ne crois pas aux « sacrifices » par amour, je crois aux compromis ».

Une histoire d’amour se construit à deux.

Camilla Gallapia © Pampa Presse

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Published by Elodie CINGAL - dans Homme - femme
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