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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 06:54

Du milieu du XVIe siècle jusqu’en 1791, date de la constitution, l’impuissance était punie par la loi.

L’église considérait qu’un homme, en se mariant, devait honorer sa femme. L’impuissance était donc vue comme un viol délibéré du sacrement du mariage et un manque de respect pour l’église.

Durant cette période, on considérait que si un homme se mariait alors qu’il avait des troubles de l’érection, il trompait sa femme sur sa valeur. « Ils offrent une apparence mâle équivoque aux femmes qu’ils épousent. Ils ne sont pas en réalité de « vrais » hommes puisque leur virilité est défaillante. La femme est considérée comme dupée lorsqu’elle découvre la vérité le soir dans son lit de noces »(1).

Dans ces cas là, l’homme pouvait passer devant le tribunal de l’impuissance. Ce tribunal devait juger si la femme disait vrai et si c’était le cas, punir le mari qui en échange devait  accepter le divorce et donner des dommages et intérêts.

La demande de la femme était d’autant plus prise au sérieux que celle-ci était dorénavant dévalorisée sur le marché du mariage. Le dépucelage ayant été impossible du fait de l’impuissance de son mari, elle était considérée comme « une patiente privée de soins »(1).

Certaines femmes profitaient de ce tribunal pour humilier et ridiculiser leurs époux publiquement, et c’est pour cela que le tribunal devait mettre en place une procédure pour prouver ce trouble de l’érection.

 Le procès devait décider de l’origine de la dysérection car toute impuissance ne devait entraîner la nullité du mariage.

Toute impuissance incurable et naturelle entraîne la nullité du mariage et l’interdiction de se remarier. L’impuissance provenant de mutilation ou maladie n’entraîne pas systématiquement la nullité du mariage. Les impuissances d’origine magique, surnaturelle ou par maléfice ne sont pas passibles de punition car curables.


La procédure se déroulait en cinq étapes :

1/ L’aveu du mari

2/ L’enquête de voisinage avec des témoignages de la famille, voisins qui pouvaient affirmer

ou infirmer l’impuissance de l’époux.

3/ L’épreuve probatoire de trois ans ou habitation triennale

4/ L’expertise médicale : on interrogeait individuellement chacun des époux.

Ainsi, on évaluait la virilité ou l’impuissance du mari et on se prononçait sur la virginité

ou défloraison de la femme.

5/ L’épreuve du congrès qui consistait en des travaux pratiques. Face à cinq matrones,

cinq chirurgiens et cinq médecins, les époux devaient consommer le mariage.

L’homme pouvait choisir la date et le lieu. 


Cependant, on ne connaît qu’un seul homme ayant réussi à prouver le bon fonctionnement de ses organes génitaux. Ce congrès a été aboli en 1677 pour être remplacé par un simple examen des organes génitaux déterminant leur fonctionnement. 

(1). Bonnard  M., Sexualité masculine : Grandeur et défaillances, Ellipses, collection « Vivre et comprendre », 1996. P 14-17

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