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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 06:22

Nous trouvons dans beaucoup de bons livres des conseils, des explications sur le développement de l’enfant. Ce que ne disent pas souvent ces livres, c’est comment être de bons parents dans notre comportement ! Que transmettons-nous à notre enfant quand nous interagissons avec notre compagnon et avec l’environnement. Nous ne sommes pas figé, l’extérieur nous touche et nous pousse à nous adapter.

 A partir de l’article « qu’est ce qui fait de bons parents » du magazine « Cerveau & Psycho » et une étude effectuée durant dix ans auprès de 2000 parents, il est possible de faire un petit bilan sur le pronostic santé psychologique de son enfant. Mais, surtout, il sera possible de faire un petit retour sur soi et revisiter l’apparente relation conjugale et sociale au profit de la compétence parentale.  Chaque parent pourra s’améliorer en appliquant un peu plus les dix commandements parentaux. Les commandements s parentaux sont en fait des compétences. Ce qui est nouveau ici c’est que l’on comprend que la parentalité peut s’enseigner et donc s’améliorer.

Certaines compétences vous sembleront évidentes et d’autres nouvelles.  Elles seront présentées par ordre décroissant d’importance.

1/ Amour et affection : cette compétence, évidente, est essentielle. Montrer amour et affection à son enfant lui permettra de développer une bonne estime de soi et un narcissisme fort. Cette compétence passera également par des activités concrètes, s’occuper de lui, jouer (ce qui n’est pas une obligation parentale. Cessons de culpabiliser les parents qui n’aiment pas jouer avec leur enfant. Il est toujours possible de faire autre chose que jouer : du sport, cuisiner, faire le ménage avec lui, se promener, le regarder, discuter…etc. C’est la notion de faire ensemble qui compte et non pas le jeu en soi qui peut appartenir à un autre enfant ou adulte). 

2/ Gestion du stress : Que se passe t-il lorsque l’on est stressé ? On n’est plus disponible pour l’enfant et donc on lui montre moins d’amour et d’affection. De plus, lorsque notre tête est prise par un stress, l’enfant par mimétisme se sent concerné. Il peut même se rendre responsable. Une patiente me racontait comment, petite, elle passait son temps à essayer de se frayer un chemin dans la vie de sa mère, comment elle se retrouvait toujours en position de réclamer du temps à sa mère, stressée par son travail. Elle se sentait pesante pour sa mère, pas belle, pas attirante et donc pas aimable au sens premier du terme. Aujourd’hui, elle est persuadée que les gens la trouvent ennuyante ! Trouvez des techniques pour gérer votre stress, pour vous libérer la tête afin de pouvoir accueillir spontanément les demandes de vos enfants.

3/Compétences relationnelles : Montrer à son enfant que papa et maman s’aiment et se respectent. L’enfant observe la qualité de vos relations conjugales et se basent sur vos interactions pour comprendre les relations humaines. Si votre enfant vous entend insulter l’autre ou vous faire insulter, un conflit de loyauté naitra dans un premier temps puis un dysfonctionnement affectif qui sera la marque de ses relations futures.  N’hésitez pas faire preuve de votre affection devant les enfants ; Prenez vous dans les bras, enlacez vous. Lorsque vous vous disputez, pensez à bien rassurer l’enfant sur son caractère ponctuel et que la dispute ne remet pas en question vos sentiments amoureux.

4/ Autonomie et indépendance : encourager l’enfant à faire des choses seules et à grandir. Le rassurer quand il s’éloigne de vous au sens propre comme au figuré lui donnera une assurance pour s’affronter à la vie. Un parent qui voit le danger partout et qui tend à le signaler transmet à son enfant une peur impalpable, incompréhensible de la vie et donc des autres. L’enfant peut développer des angoisses de rapprochement plus tard. Il est normal que les mères  aient des difficultés à laisser partir l’enfant et à le faire s’expérimenter à la vie. C’est le propre de l’homme de favoriser et d’encourager l’enfant à prendre des risques (il est donc nécessaire de s’assurer en cas de séparation que l’enfant aura accès au moins un tiers du temps à son père).

5/ Education et apprentissage : donner à l’enfant des occasions d’apprendre et l’encourager, c’est lui montrer la confiance qu’on lui porte. C’est lui monter que l’on croit en ses compétences et en ses valeurs.

6/ Compétences de vie quotidienne : Je cite simplement l’article car c’est explicite « subvenir aux besoins de l’enfant, assurer des revenus stables et former des projets d’avenir ».

7/ contrôle du comportement : Il est important de donner des limites à l’enfant, c’est lui apprendre à se balader dans le social. Où en sommes-nous avec la punition ? Comment faire pour éduquer un enfant qui veut toujours tester nos limites et nous pousser à bout ? Récompenser les comportements positifs et ne punir que lorsqu’ignorer ou d’autres méthodes ne fonctionnent pas. Certains enfants sont sensibles à la rationalisation, à l’explication, d’autre au fait d’être ignoré et laissé de coté… Il s’agit d’observer son enfant et de savoir utiliser pour chacun la méthode qui fonctionne. Si rien ne fonctionne, alors on peut avoir recours à la punition. Je m’oppose rigoureusement  à la fessée et autre châtiment corporel. La fessée n’est que l’expression d’un parent qui ne prend pas le temps de chercher ailleurs la solution. Elle n’est que la preuve de la limite parentale.  Il suffit souvent de menacer l’enfant de le priver de quelque chose qu’il souhaite ou, parfois quand il faut être plus sévère, l’en priver.  La punition doit être juste et proportionnelle à la bêtise, c’est au fond ce qui importe le plus.

8/ Santé : faire attention à sa santé : bien manger et avoir une activité physique.  C’est tout simplement apprendre à son enfant à faire attention à lui-même.

9/ Spiritualité : Je cite « Si cela ne choque pas vos convictions, encourager le développement spirituel ou religieux et participer à des activités associés »

10/ Sécurité : Donner à l’enfant un cadre de vie sécurisant. Cela signifie être attentif à son enfant et lui donner cette sensation d’être en sécurité. Un enfant qui ne se sent pas en sécurité développe une forme d’hyper-vigilance qui nuit à son développement. Il utilise de l’énergie au service de sa protection au lieu de la mettre au service de ses apprentissages. C’est l’une des raisons pour laquelle il est fait campagne contre les violences conjugales. Même si l’enfant n’est pas abusé, il est témoin et apprend à observer à l’excès son environnement pour évaluer sa dangerosité afin de pouvoir s’adapter ou s’éloigner.

Je tiens à rassurer tous les parents lecteurs, il n’existe pas de parents parfaits. Parfois, nous sommes compétents et parfois moins. Parfois, les événements de la vie nous rendent stressés, irascibles, possessifs. Et parfois, nous sommes très à l’écoute. Parfois, nous pouvons dire que nous sommes fantastiques car il y a au moins 7 compétences que nous appliquons avec notre enfant, et parfois juste deux. Cet article n’a pas vocation à culpabiliser, mais plutôt à revaloriser ce qui est en jeu dans la parentalité.  Heureusement, même dans la parentalité, rien n’est figé !!

CERVEAU & PSYCHO N°44 – BIMESTRIEL MARS-AVRIL 2011 - LES 10 COMMANDEMENTS DE LA PARENTALITE

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commentaires

celine 28/05/2013 10:32

Bravo pour ce commentaire très juste :)

celine 25/05/2013 09:49

et je suis d'accord avec toi sarah !

celine 25/05/2013 09:49

Tellement vrai et tellement peu respecter !

Lulu 15/02/2012 20:09

"Un parent qui voit le danger partout et qui tend à le signaler transmet à son enfant une peur impalpable, incompréhensible de la vie et donc des autres. L’enfant peut développer des angoisses de
rapprochement plus tard. Il est normal que les mères aient des difficultés à laisser partir l’enfant et à le faire s’expérimenter à la vie. C’est le propre de l’homme de favoriser et d’encourager
l’enfant à prendre des risques (il est donc nécessaire de s’assurer en cas de séparation que l’enfant aura accès au moins un tiers du temps à son père). "

Certains nouveaux pères sont parfois des caricatures de mère. Merci à vous messieurs les nouveaux pères d'envisager des activités sociales et même sportives (!) avec vos enfants, ne les considérez
pas seulement comme un doudou bon pour les câlins dans votre lit le matin...

Ouvrez le au monde extérieur.
Laissez le s'envoler vers la mère au moins un tiers du temps.