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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 07:52

La jalousie est une émotion inévitable et ressentie par tous, sans exception et à n’importe quel moment de sa vie. La jalousie a très mauvaise presse, considérée comme un sentiment entrainant des comportements destructeurs et envahissants. La jalousie est une émotion qui donne honte à la personne qui la ressent et qui repousse la personne qui la subit.

Pourtant la jalousie peut avoir une fonction bénéfique, celle d’alerte. Parfois, la jalousie qui nait n’est pas infondée et vient soulever un problème qui nécessite d’être réglé. Un adultère réel, une insécurité profonde, une prise de distance de l’être aimé, un enfant qui se détache de soi et qui se rapproche de l’autre parent, un collaborateur qui rafle tous les contrats … Au fond, la jalousie peut permettre de comprendre quelque chose d’important si on s’en donne un peu les moyens.

Il existe selon moi deux types de jalousie, celle normale et celle pathologique, celle qui est fondée sur des faits objectifs et celle qui est « délirante ».

La jalousie consiste en des pensées et sentiments négatifs d'insécurité, de peur et d'anxiété concernant l’idée de perde quelque chose ou quelqu’un. Il s’agit bien de L’IDEE anticipée de perdre et non la perte elle-même. Or, cette idée que l’on va perdre peut être réellement fondée ou au contraire imaginée.

Par exemple, un patient me racontait que sa compagne lui avait fait une crise violente parce qu’un jour d’été il s’était promené, torse nu, avec elle dans un parc. Elle l’accusait de vouloir séduire des femmes pour pouvoir la quitter.

Autre exemple, une patiente s’inquiète de ne plus avoir de nouvelle de son compagnon avec qui elle sort depuis deux mois. Elle enquête en cherchant à savoir s’il a un problème et celui-ci se referme encore plus. Ce compagnon travaille avec une femme avec qui il a déjà eu des relations sexuelles deux mois auparavant.

Les deux individus de ces exemples vivent tous les deux un mélange d'émotions comme la peur, la colère, la tristesse, la frustration et le mépris. Chacun ressent sincèrement des angoisses. Cependant, l’un est pris par une jalousie pathologique et pas l’autre. Le 1er exemple est infondé. C’est le jaloux qui prête des intentions à son compagnon quand il retire son tee-shirt. Il s’imagine que celui-ci, en démontrant ses caractères attractifs, pourra lui échapper. Le second exemple est fondé car réellement l’autre a rompu avec les habitudes du couple (bien que jeune) et se referme quand elle demande une explication.

Les deux jalousies, normale et pathologique, nous alertent, nous permettent de comprendre que quelque chose cloche. La difficulté est de comprendre, mentaliser son origine. Cette origine est très importante car elle permet de préserver l’autre, celui qui la subit.

Le jaloux, pathologique ou non, tend à développer de la frustration qui se manifestera par de l’agressivité ou du repli, de la menace de retrait d’amour, du dégout…. Bref, le jaloux ne se montre pas agréable. Il fait payer à l’autre son sentiment négatif. Or, lorsque la jalousie est normale et donc un élément d’alerte, elle a du sens et cela peut permettre de soulever et régler un problème.

Mais lorsque la jalousie est pathologique, c’est-à-dire lorsqu’elle ne repose sur rien d’autre que ses propres peurs, ses propres fantasmes, elle devient nocive car irréaliste pour l’autre et pour la relation.

La jalousie est une problématique liée à l’attachement. La personne jalouse n’a pas de fondations sécures. Cette personne a appris à se méfier, à voir tous les dangers potentiels et à réagir en amont. Elle n’attend pas de vérifier pour ressentir la douleur liée à la peur d’être trahi ou de perdre l’autre. Elle ressent dans l’instant, dans sa chair, cette angoisse envahissante. Le jaloux est en douleur permanente et sans le vouloir réellement happe l’autre dans sa noirceur.

L’objet d’attachement du jaloux pathologique aura beau tenter de le rassurer, lui prouver son amour, il échouera. Le jaloux ne peut être rassuré par l’autre car ses angoisses ne lui permettent plus d’analyser les situations avec objectivité. Ses angoisses transforment sa perception et analyse des situations. La victime du jaloux est donc impuissante. Seule une thérapie individuelle basée sur les fondations insécures du jaloux lui permettra de se soigner.

Malheureusement (et heureusement car c’est une émotion nocive) la société juge durement les jaloux. De ce fait, les jaloux nient l’être et se privent alors de la possibilité de se soigner. Ils accusent avec force leur partenaire de les provoquer. C’est la spirale infernale.

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Published by Elodie CINGAL - dans Homme - femme
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