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Elodie Cingal/ 06.33.55.39.43

  • : psy-conseil-divorce
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  • : En tant que psychologue psychothérapeute (N° ADELI 75 93 4781 8), j’ai eu l’occasion de travailler sur différents problèmes et différentes pathologies. Capable de m’intéresser à beaucoup de domaines, j’ai voulu créer un petit blog qui parle de la psychologie en générale et des sujets qui me tiennent à cœur à un moment donné. Téléphone : 06 33 55 39 43
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:18

1/ Parce que je suis une féministe de la 1ère guerre. Aujourd’hui être féministe, ça ne consiste plus qu’à pointer tous les abus faits aux femmes. Nous sommes violées, nous sommes abusées par des pervers narcissiques, nous sommes frappées, nous sommes lésés ….Bref, ce nouveau féminisme dans lequel je ne me retrouve plus réduit la femme à être victime …, essentiellement des hommes. Bien sûr que cela existe ! Bien sûr que ces femmes vivent des choses dramatiques, mais elles restent marginales et heureusement ! Et ces femmes victimes ne doivent pas être réduites à leur drame. Elles sont tant d’autres choses. Elles ont la compétence de se relever, de se battre et d’exister. Les réduire à leur drame, c’est aussi les empêcher d’avancer. Et surtout, il y a toutes les autres, toutes celles qui ne subissent pas, toutes ces femmes qui souhaiteraient être dans une société qui leur reconnait des valeurs professionnelles, sociales, intellectuelles… Tant que la femme ne sera présentée que sous l’angle de la victimisation, celle-ci ne pourra jamais être l’égal de l’homme.

2/ Parce que j’espère un rééquilibrage des sexes dans toutes les sphères de la vie. Tant que moi, la femme, je serai la responsable 24j/30 des enfants, l’homme sera réduit au rôle de pourvoyeur. Pourquoi ne pas rééquilibrer ? Si je développe ma sphère professionnelle et sociale, le père développe sa parentalité. Ce n’est que par un rééquilibrage des taches au familial et au social que chacun pourra exister.

3/ Parce que la femme est plein d’autres choses qu’une maman. Je suis une maman. Je suis une amie. Je suis une femme avec une sexualité. Je suis la fille de quelqu’un. Je suis la sœur de quelqu’un. Je suis sportive. Je fais de la peinture, du théâtre, du chant. Je suis fêtarde. Je suis casanière. … J’aimerai être tellement de choses que je ne peux être 4 jours par mois.

4/ Parce qu’une femme aime son enfant même si elle s’éclate ailleurs que dans sa parentalité. J’aime mon enfant que je sois avec lui tout le temps ou au travail. J’aime mon enfant même lorsque j’ai rencontré un homme et que j’ai envie de passer une soirée ou un un week-end uniquement avec lui. J’aime mon enfant quoiqu’il arrive.

5/ Parce les pères, dans leur immense majorité, ne sont ni violents, ni incestueux. Mon petit coup de gueule à l’argument anti résidence alternée. La loi prévoit, quelque soit le mode de garde, qu’un parent maltraitant ne peut recevoir son enfant. Il se retrouve en centre de médiation sous observation avec son enfant. Il y a en France 30 millions d’hommes. Tous seraient maltraitants ? Non ! Nous sommes tous d’accord, hommes et femmes, pour ne pas laisser un enfant en charge à un auteur de violence. Tous les hommes non maltraitants ne devraient pas à subir l’horreur des autres (de plus la violence n’a pas de sexe et elle existe chez l’homme et aussi chez la femme).

6/ Parce que je sais qu’un enfant a autant besoin de son père que de sa mère pour se développer. Les adultes issus de la monoparentalité sont dans mon cabinet et présentent souvent des dysfonctionnements affectifs, un narcissisme faible, une incompétence au couple et au social. Ce sont majoritairement des adultes effrayés par la confrontation à l’Autre.

7/ Parce qu’une mère épuisée et dans le sacrifice est une moins bonne mère. Une femme qui s’épanouie dans plusieurs sphère de sa vie passe les bons messages à son enfant et transmet cette compétence au bonheur si essentiel au développement de celui-ci. Elle est disponible pour lui – peut-être un peu moins en temps mais beaucoup plus en énergie et plaisir. En étant uniquement sa mère, l’enfant n’apprend pas à aller vers le monde extérieur. La maman le surinvestit et il devient garant de son équilibre. En quelque sorte, il devient son égal. Or, l’enfant n’est pas un adulte.

8/ Parce que c’est la solution la moins pire dans les cas de séparation. L’enfant qui ne voit un parent que 4 jours par mois aime ce parent de manière fantasmatique. Il n’a pas accès au parent réel. On parle bien des papas du dimanche, des papas poules. Ces papas ne disent jamais Non, ne se fâchent pas, ne s’occupent pas des devoirs, des contraintes…. Et pour cause ! 4 jours, ce n’est que du bonus pas de l’éducation. L’enfant finit par croire que maman est une mégère et papa un super héro. L’enfant grandit avec des images erronées de ses deux parents. Aucun des parents n’est à envier.

9/ Parce qu’un enfant a besoin de d’alterner entre ses deux parents (même lorsqu’ils ne sont pas séparés), de s’identifier à chacun. Lorsqu’un enfant vit exclusivement avec un parent et qu’il n’y a pas un autre adulte pour l’aider, l’enfant colle à la structure psychologique de ce parent. Il ne peut donc pas s’échapper de la psychopathologie (pathologie du normal) de celui-ci. Il a besoin de pouvoir aller chercher chez ses deux parents ce qui va intuitivement lui être bénéfique. En résumé, pour sa santé, il faut qu’un enfant puisse s’échapper de son parent pour aller vers l’autre.

10/ Parce que l’enfant n’est pas en sucre et que diaboliser la résidence alternée au même titre que la violence, physique, psy et sexuelle est donc une aberration.

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Published by Elodie CINGAL - dans Séparation - divorce
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commentaires

Laurent 05/02/2014 17:24

Bonjour,
Moi je suis un homme séparé sans être divorcé , pendant 5 ans et encore aujourd'hui j'ai vécu la violence verbale et physique ..
Vous en parlez pas de cette génération de femme violente?
Cdlt
Laurent

Jean Truppi 04/02/2014 14:53

Bonjour Madame et merci pour votre courage et votre engagement.

De mon point de vue, la résidence alternée est d'une part un réel combat féministe, d'autre part une solution visant au bien-être des enfants.

En effet des études récentes ont démontrés que la réussite scolaire des enfants en résidence alternée était supérieure à celle des enfants en situation mono-parentale (http://cache.media.education.gouv.fr/file/82/31/6/DEPP_EetF_2012_82_Familles_monoparentales_237316.pdf) et que d'autre part le conflit verbal entre les parents a un impact moins négatif que le fait de priver un enfant de son père (http://www.acfc.org/acfc/assets/documents/Articles/Nebraska%20Lawyer%20Magazine.pdf).

Bien à vous,
Jean Truppi.

wendel laurence 04/02/2014 14:19

Je suis pour à 100 %

Jacqueline Phélip 04/02/2014 14:16

Je suis fort étonnée, Madame, des motifs de votre pétition.
Vous devriez pourtant savoir que les femmes peuvent d'ores et déjà accepter une résidence alternée y compris pour leur nouveau-né !

Si vous ne militiez pas autant dans des associations de pères dont, pour la plupart, la paternité laisse à désirer, c'est le moins qu'on puisse dire, vous auriez lu le rapport du ministère de la justice (novembre 2013) qui indique que dans 100 % des séparations amiables, 84 % des situations de séparations contentieuses, si les mères ont essentiellement la garde des enfants c'est avec la BENEDICTION du papa !!!
Et dans les divorces conflictuels, les pères obtiennent le double de gardes totales, des résidences a ou des droits de visite et hébergement élargis appelés dans les pays anglo-saxons "gardes physiques partagées".

RA http://www.rue89.com/2013/11/27/residence-enfants-apres-separation-93-peres-entendus-247924

Mais il reste une interrogation : pourquoi n'assumez-vous pas clairement et officiellement votre parti pris pro-pères ?

Je ne doute pas que vous supprimerez mon commentaire !

Fail Jather 08/03/2017 16:51

Vous devez vivre dans le monde des bisounours chère madame... Et votre propos est tout simplement mensonger.
Vous savez très bien qu'il suffit qu'une mère crée, alimente un pseudo-conflit pour couper court à la demande du père de s'investir. Et si cela ne suffit pas, une accusation mensongère sonnera définitivement l'exclusion du père qui voulait simplement et tout naturellement être présent, participer à l'éducation de son enfant et pouvoir l'aimer.. !

Je ne vois pas de parti pro-père à vouloir permettre à un enfant, a priori, d'être élevé et aimé par ses deux parents. Par contre je vois un parti pris "exclusion parentale" à penser que les père sont, à priori, violents et/ou démissionnaires...
Ayez le courage de leur donner une vraie chance avant de tenir de tels propos!